Circuit Merveilles d'Orient (Jordanie, Syrie, Liban)

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Il s'agissait d'un circuit de deux semaines pour visiter les principaux sites de Jordanie (4 jours et demi) de Syrie (7 jours) et d'une journée libre que nous avons passée au Liban (Baalbek).

Photo de voyage en  Jordanie

Voyage organisé en Jordanie de 2 semaines (Septembre 2008) raconté par fenotte2003

Jordanie - les châteaux du désert

Ce sont d'anciens pavillons de chasse ou des caravanserails qui se situent en majorité à l'est d'Amman. Ils ont été construits par les califes omeyyades aux VII° et VIII° siècles. Ils ont plusieurs caractéristiques communes : un aspect fortifié, l'utilisation du pied romain comme unité de longueur (35 cm), l'organisation autour d'une cour centrale.

Nous visitons trois de ces châteaux qui ont été réhabilités :
- le Qasr Kharana,
- le Qasr Amra qui est inscrit au patrimoine de l'Unesco,
- et le Qasr Azraq qui est une forteresse romaine.


Jordanie - Amman

Philadelphia » à l’époque romaine, la « Rome du Moyen-Orient », était à l'origine bâtie sur sept collines (19 de nos jours). Capitale de la Jordanie depuis 1921, elle abrite encore des camps de Palestiniens créés en 1948 et 1967 et compte plus de 2 millions d’habitants.
Les constructions sur la colline de la citadelle (Jabal el Qala) datent des époques romaines et byzantines avec des ajouts ultérieurs des débuts de l'ère de l'Islam. La citadelle abrite le temple d'Hercule, construit sous le règne de l'empereur romain Marc-Aurèle.

Derrière l'emplacement de l'ancien forum, se trouve le théâtre romain d’une capacité de 6.000 places, le plus grand de Jordanie, construit entre 138 et 161 après JC par l'empereur Antoninus Pius ; adossé à flan de colline, il est toujours utilisé pour des spectacles. Nous n'avons malheureusement pas eu le temps de le visiter : pendant le Ramadan, le théâtre ferme à 16h30 (au lieu de 18h) et nous sommes arrivés vers 17h, trop tard pour qu'on nous y laisse entrer...

Nous montons à la citadelle pour admirer la vue sur la ville, les vestiges de l'époque romaine et byzantine et visiter son petit musée. Nous avons de là une vue plongeante sur le théâtre romain.


Jordanie - le Mont Nébo

En route pour Pétra, nous faisons halte sur le Mont Nébo pour visiter le mémorial de Moïse et admirer la vue panoramique sur la terre promise (la vallée du Jourdain).

Le mont Nébo est un sommet de 817 mètres situé à l'ouest de la Jordanie. Le récit biblique du dernier chapitre deutéronome relate comment Moïse, qui n’avait pas le droit d'entrer sur la Terre Promise vers laquelle il avait conduit les Hébreux sortis d'Égypte, observait le pays de Canaan (la Palestine historique) du haut de cette montagne avant d'y mourir. On n’a pas retrouvé la sépulture de Moïse mais on pense qu’il a été enterré dans cette région, d’où là construction de ce mémorial.


Jordanie - Madaba, l'église de la carte

Madaba (« l’eau et le fruit »), 60.000 habitants, est située à 32 km au sud d’Amman au bord de la route des Rois qui mène à Kerak et à Petra. Le site est cité dans la bible.

Nous visitons l'église byzantine de Saint Georges à Madaba. Ele contient la plus vieille carte connue de la terre sainte en mosaïque. Cette carte faisait à l'origine partie du plancher d'une église byzantine, bâtie pendant le règne de l'empereur Justinien (527-565). Elle se trouve au centre de l'église moderne. Les restes actuels sont de 10,5m x 5m soit le tiers de sa taille originale (environ 15,5m x 6m). Elle comprend 150 inscriptions en grec de tailles variantes, et couvre de Tyre au nord au delta Egyptien au sud. L’église est occupée par les franciscains depuis 1933. Elle renferme de très belles icônes.


Jordanie - Pétra

Une journée est dédiée à la visite du site de Pétra.

Pétra (« rocher » en grec ancien, et « la bariolée » en language araméen) est inscrite sur la liste du patrimoine de l’Unesco depuis 1985. Elle est située à mi-chemin entre le golfe d'Aqaba et la mer Morte à une altitude de 800 à 1.396 mètres au-dessus du niveau de la mer, dans la région montagneuse d'Édom, à l'est de la vallée de l'Arabah, à près de 200 km au sud d’Amman.
Pétra a été créée dans l'Antiquité vers la fin du VIIIe siècle avant JC par les Édomites (peuple mentionné dans la Bible dont le fondateur était Esaü, frère de Jacob, ennemi historique d'Israël avec Moab et Ammon). Elle a ensuite été occupée vers le VI° siècle avant JC par les Nabatéens qui l’ont faite prospérer grâce à sa position sur la route des caravanes transportant l'encens, les épices et d'autres produits de luxe entre l'Égypte, la Syrie, l'Arabie du Sud et la Méditerranée. Vers le VIII ème siècle, la modification des routes commerciales et les séismes ont entraîné l'abandon progressif de la ville par ses habitants. Tombé dans l'oubli, le site a été redécouvert grâce à l'explorateur suisse Jean Louis Burckhardt en 1812.

Après avoir traversé le défilé (le Siq), nous nous arrêtons pour admirer la Khazneh (le trésor). Nous visitons ensuite les tombeaux royaux et enfin le monastère. Le site est magnifique ! On pourrait y passer une semaine entière pour tout découvrir tellement il est vaste !


Jordanie - Petit Pétra

Le lendemain, nous faisons halte à Petit Pétra.

Le Petit Pétra (Al Barid et Al Beidha) est situé à une dizaine de km de Pétra. C'est une reproduction en miniature de Pétra sur environ 1.200m, un ensemble de salles rupestres et de tombeaux, un lieu de villégiature pour les familles aristocratiques. Durant les fortes chaleurs de l'été, c'était une halte pour les caravanes trop importantes avant de s'engager dans le SIQ (le grand Pétra). Le site date de 6.000 ans avant JC.

Ce petit site est moins connu et beaucoup moins fréquenté mais il vaut vraiment le détour !


Jordanie - Ajlun

C'est un chef-d'oeuvre des Ayyoubides (la dynastie créée par Salah ad-Din al-Ayyubi, connu sous le nom de Saladin). Elle aurait été bâtie entre 1184 et 1187 après JC par un neveu de Saladin, pour protéger les voies de communication entre le sud de la Jordanie et la Syrie.

La visite de la forteresse n'était pas prévue au programme mais le guide nous l'a proposée pour compenser la visite de laforteresse croisée de Renaud de Châtillon à Kerak que nous n'avons pas pu effectuer le jour prévu suite aux problèmes de santé de l'un des voyageurs. Selon Yad, Ajlun serait même en meilleur état que Kerak.


Jordanie - le Wadi Rum

Promenade en 4/4 dans le magnifique désert du Wadi Rum.

Le désert du Wadi Rum (prononcer « Wadi Rom ») où a vécu Lawrence d’Arabie se trouve au sud de la Jordanie, à la frontière avec l'Arabie Saoudite. Il impressionne surtout par la verticalité de ses roches. C'est la plus ancienne strate géologique connue de l'écorce terrestre. Ces roches datent d’il y a environ 30 millions d'années, elles sont creusées, polies et stratifiées et s'élèvent jusqu'à 1.854 m d'altitude. Ces paysages ont servi de décors à de nombreux films, notamment Lawrence d'Arabie et Indiana Jones et la Dernière Croisade.


Jordanie - Jerash

Visite du site de Jerash, la Pompei du Moyen Orient, qui possède un grand nombre de monuments : l'arc de triomphe d'Hadrien, l'hippodrome, des temples, ...

Jerash est située sur le site antique de Gerasa (fondée à la fin du IVe siècle avant JC) Ses vestiges sont situés au centre de l'agglomération. Selon ses habitants, la ville aurait été fondée par Alexandre le Grand en faveur de vétérans de son armée (cf une monnaie frappée pendant le règne de Caracalla au nom d'Alexandre de Macédoine fondateur de Gerasa). La ville a fait partie de la Décapole et a été conquise en 84 av. JC par Alexandre Jannée qui y est mort en 76 av. JC pendant le siège de la forteresse voisine de Regaba. Elle a été prise par le nabatéen Arétas III en 73 av. JC, et enfin par les Romains (Pompée) en 63 av. JC. Ces derniers en ont fait une ville opulente. Elle a reçu la visite de l'empereur Hadrien en 129, est devenue le siège d'un évêché au IVe siècle. Elle a ensuite été pillée par les Perses (614) puis par les Arabes (635). Elle a subi plusieurs tremblements de terre. Le coup de grâce lui a été donné avec les affrontements entre musulmans et croisés lors des croisades. Les premières fouilles ont été faites en 1920 et ne se sont pratiquement pas arrêtées depuis.


Syrie - Bosra

Sitôt passée la frontière jordano-syrienne, nous faisons halte à Bosra, ville inscrite au patrimoine de l'Unesco. Elle possède un magnifique théâtre romain du II° siècle qui est quasiment intact et des ruines paléochrétiennes.

Située au débouché des caravanes venant d’Arabie, Bosra a joué un rôle commercial important et a compté jusqu’à 50 000 habitants. Ses roches noires et dures en basalte, employées dans la construction depuis des siècles, ont permis aux monuments de traverser le temps.


Syrie - Palmyre

Palmyre (Tadmor en araméen) est une oasis du désert à 210 km au nord-est de Damas ; la ville est inscrite au patrimoine de l’Unesco depuis 1980. La Bible attribue sa construction au roi Salomon. C'était une cité commerçante prospère située sur la route de la soie. Elle comptait 50 000 habitants lors du rêgne de la reine Zénobie.
Zénobie serait responsable du meurtre de son époux le roi Odenath, qui a régné sur Palmyre de 260 à 267, et de leur fils aîné. Leur second fils, Wahballath étant trop jeune pour régner, Zénobie a pris le pouvoir (266-272) et s’est faite appeler « illustrissime reine ».
En 268, à la tête de son armée, composée d'archers et de méharis, elle est partie envahir l'Egypte en se prétendant descendante de Cléopâtre. Dans les faits, il s'agissait de contrôler le commerce venant des Indes par la Mer Rouge alors que les Sassanides étaient maîtres de l'Arabie. En 271, son armée s'est emparée d'Antioche. Désormais, Zénobie dominait la Syrie et l'Orient : les provinces romaines d'Arabie, d'Arménie et de Perse lui ayant fait allégeance.
Elle a pris le titre de Septimia Zenobia Augustia en 272. Ce défi à Rome a poussé l'empereur Aurélien à partir en campagne pour réduire à néant l'empire de Palmyre. Chassées d'Égypte et de Syrie, battues à Émése et à Antioche, les armées de Zénobie ont capitulé à Palmyre en 272 avant que la reine ne puisse demander l’aide des perses. Prisonnière, la reine a été emmenée à Rome. L'historien Trebellius Pollion a décrit le cortège somptueux du triomphe d'Aurélien à Rome en 274, Zénobie « ployant sous la masse des ornements, chaînes au cou et aux membres ». Énergique, très belle et très cultivée, Zénobie connaissait l'égyptien, avait étudié les lettres grecques avec le philosophe Longin, disciple de Plotin, et comptait parmi ses amis l'évêque d'Antioche, Paul de Samosate.(...). Elle se serait suicidée en captivité.

La ville regorge de vestiges. Nous visitons le temple de Bel, la rue à colonnades, la vallée des tombeaux, ...


Syrie - Mari

Visite du site archéologique de Tell Hariri (Mari), situé à l'extrême sud-est de la Syrie sur le moyen Euphrate, à une dizaine de kilomètres de la frontière irakienne. Mari a été une importante cité mésopotamienne dès le IIIème millénaire avant JC (Bronze Ancien et Bronze Moyen). Elle est surtout connue pour son splendide palais du IIème millénaire avant JC et grâce aux excavations entreprises depuis 1933 par l'archéologue français André Parrot, puis par Jean-Claude Margueron. Après 34 campagnes de fouille, c’est l’une des villes les mieux connues de l’Antiquité du Proche-Orient.

Le grand palais royal constitue le monument le plus imposant de Mari. Il a été constamment rénové jusqu'à sa destruction par les troupes d'Hammurabi en 1759. Il occupe plus de 3 hectares et quelques 260 salles ou cours ont été dénombrées.

Après sa destruction par Hammurabi, Mari est sortie de l'histoire de la Mésopotamie. Elle n’a plus été qu'une petite bourgade sans importance, du fait du déplacements des routes commerciales, qui ont alors évité l'axe de l'Euphrate qui est devenu une région de second plan du Moyen Orient.


Syrie - Doura Europos

Le site archéologique de Doura Europos est situé a l'extreme sud-est de la Syrie sur le Moyen Euphrate, à 24 km au nord du site archeologique de Mari et à 35 km de la frontiere irakienne. Des fresques ont été découvertes le 31 mars 1920 par un corps expéditionnaire britannique, pressé par les troupes de Fayçal, qui cherchait un refuge. Le site avait alors été appelé la « pompei du désert syrien ».

Il s'agit d'une ancienne ville forteresse gréco romaine. Le site renferme de nombreux édifices religieux. Il surplombe la rive droite de l'Euphrate et la vue est vraiment magnifique !


Syrie - Deir ez Zor

Nous faisons halte en fin de journée à Deir ez Zor où nous passons la nuit. Nous empruntons le pont suspendu construit lors du mandat français. Les jeunes s'y pressent le soir et sautent depuis les piliers du pont dans l'Euphrate.

Der ez Zor est située sur les rives de l'Euphrate, à 450 km de Damas et 320 km d’Alep. La ville vit au rythme des sables de la steppe syrienne et des eaux de l’Euphrate qui arrosent les plaines de la Jezira ou “Croissant Fertile”.

Pour les Arméniens, c’est un lieu de pèlerinage. Y ont été déportés et massacrés des dizaines de réfugiés expulsés par l’armée turque de leurs villes d’Anatolie en 1915.

C'est aussi un lieu de passager pour les amateurs d’histoire et d’archéologie, la ville la plus proche des sites de Doura Europos, Mari (vers l’Est), Halabiyé et Sergiopolis (vers l’ouest).


Syrie - Zalabie

Après une nuitée à l'Hôtel Furat Cham à Der Ez Zor, nous nous arrêtons pour visiter les ruines de Zalabié, un site qui n'était pas au programme initial mais que j'ai beaucoup aimé. Nous avons eu le choix entre nous tremper les pieds dans l'Euphrate ou monter visiter le château en ruines. Nous avons été peu nombreux à choisir la seconde solution.

Halabiya et Zalabiya sont deux sites qui se font face sur les rives de l'Euphrate à 60km au nord est de Deir ez Zor, et dont l'essor a accompagné celui de Palmyre. Ils possèdent de beaux vestiges et sont entourés de remparts Byzantins. Ces deux places fortes se dressaient face aux attaques perses contre la Syrie.


Syrie - Sergiopolis

Sergiopolis ou Rasafa a été construite par Dioclétien à 30 km du fleuve pour faire face aux Perses. Elle est devenue byzantine, puis a été prise par les Perses en 616 et plus tard par les Arabes. Elle a été rasée par les Mongols au XIIIe siècle et a sombré dans l’oubli.

C’est dans cette ville qu’ont été déportés Serge et Bacchus, deux soldats romains qui s’étaient secrètement convertis au christianisme. Découverts, ils ont été torturés et mis à mort sous l’ordre de l’empereur romain Maximilien. On pense que Bacchus et mort sous la torture. Selon la légende, Bacchus, mort sous la torture, est apparu en esprit à Serge, que l'on torturait toujours et il l'encouragé à résister, car ils seraient bientôt réunis dans le Ciel. Serge a été décapité en 303. Serge et Bacchus ont ensuite été béatifiés. Ils sont vénérés comme martyrs par les églises orthodoxe et catholique. La tombe de Serge est devenue un lieu important de pèlerinage pour les chrétiens de l’orient byzantin.


Syrie - Saint Siméon

Il s'agit des ruines d'une magnifique cathédrale byzantine du V° siècle qui a été construite à l'emplacement où se trouvait Saint Siméon, un ermite qui a passé 36 ans de sa vie sur une colonne. Des gens du monde entier venaient lui demander conseil.

Considérée comme la plus belle cathédrale d'Orient, elle est composée de quatre basiliques disposées en croix et donnant sur une cour octogonale surmontée d'une coupole. La célèbre colonne se dressait au centre de cette cour. Plus tard, un monastère et des "hôtelleries" pour les pèlerins ont été construits autour de la cathédrale. Celle-ci a été démolie en partie par un tremblement de terre, moins d'un demi-siècle après sa fondation. Ce qui reste témoigne de la magnificence de l'art syrien qui apparaît dans la pierre rosée, la pureté des lignes et des décors, dans l'harmonie des arcs, dans les colonnes aux chapiteaux décorés de feuilles d'acanthe.

Au X° siècle alors qu'elle commençait à être désertée, on a entouré la cathédrâle de remparts et de tours, la transformant ainsi en place fortifiée connue sous le nom de Qalâat Semaan. Elle est devenue l'objet de luttes entre les Byzantins et les Hamdanides jusqu'à ce que le fils de Sayf Addawla l'enlève en 986.


Syrie - Alep

Alep au nord-ouest de la Syrie, compte 1,3 million d'habitants (2001). Le nom de la ville viendrait de « halab Ibrahim », le lait d'Abraham (en arabe : halab, lait ou Alep).

C'est une des plus anciennes villes habitées au monde : elle existait déjà à l'époque paléo-babylonienne (2004-1595 avant JC) sous le nom de Halab. Des tablettes cunéiformes mentionnent même un centre urbain datant de 5 000 ans. En 1595 avant JC, elle a été prise par les Hittites et est devenue une grande étape pour les caravanes entre la Syrie et la Mésopotamie. Vers -1000, elle est devenue la plateforme tournante du marché du savon. En 738 avant JC, elle a été rattaché à l'Assyrie sous le nom de Halman. Elle a été conquise par Alexandre le Grand en 333 avant JC et est ensuite passée aux Séleucides, qui l’ont rebaptisée Beroia. Elle a été occupée par les Romains en 65 avant JC, et enfin, conquise par les Arabes en 637. Alep est inscrite au patrimoine de l'Unesco.

Nous visitons sa citadelle, la grande mosquée, les souks, le musée archéologique.


Syrie - Apamée

Apamée est située sur la rive droite de l'Oronte à 55 km au nord ouest de Hama et surplombe la plaine du Ghab. Elle a éé fondée vers 300 avant JC par Séleucos Nikatôr, premier roi Séleucide en Syrie qui a donné à la ville le nom de sa femme Apamée.

Carrefour sur les pistes de l'Orient, Apamée a vu passer et s'arrêter de nombreuses figures illustres : Cléopâtre au retour d'un voyage sur l'Euphrate où elle avait accompagné Antoine en campagne contre l'Arménie ; Septime Sévère en 179 lorsqu'il était légat de la 4ème légion scythique, puis en 215, l'empereur Caracalla au retour d'un voyage en Egypte.

C'est un site pour lequel j'ai eu un véritable coup de coeur !


Syrie - La forteresse de Saladin

La Forteresse de Saladin ou qal'at salah el din est inscrite au patrimoine de l’Unesco depuis 2006 conjointement avec le krak des chevaliers.

Elle est située à 35 km à l'est de Lattaquié et à 410m au dessus du niveau de la mer. On la considérait comme la plus invulnérable des forteresses croisées. Son architecture militaire est l'une des plus extraordinaires et des plus efficaces qui soient. Dressée vertigineusement sur un éperon rocheux aux parois verticales, elle est protégée par des gorges naturelles profondes et escarpées. Mais ses architectes considéraient que le fait d'être rattachée à la colline voisine par un cordon de terre constituait son talon d'Achille, ils ont décidé de l'en séparer. Afin de lui assurer une défense totale, ils ont entrepris des travaux uniques en leur genre en creusant dans le roc un énorme fossé de 156m de long et de 18m de large, arrachée à l'époque à bras d'hommes ! Une fine aiguille rocheuse a été laissée au milieu du fossé pour servir d'appui à un pont-levis reliant la colline à l'entrée de la forteresse. Celle-ci se trouve complètement isolée lorsque ce pont est levé. Jusqu'en 1965, on ne pouvait accéder à la forteresse qu'à pied. Depuis, une excellente route permet aux automobilistes de l'atteindre facilement et de garer leurs voitures à ses pieds, dans le fond de l'étonnant fossé qui l'entoure.


Syrie - Ugarit

Ougarit est une ancienne cité du Levant, près de Lattaquié. Elle est située au croisement et au débouché d'une route qui joint la Méditerranée au bassin mésopotamien, à la jonction de l'Empire hittite au nord et de la sphère d'influence égyptienne au sud et dont l'apogée se situe au tournant du IIe millénaire avant JC.

En 1928, un paysan a découvert, sur le site voisin de Minet el Beida, une ancienne tombe, ce qui a attiré l'attention des archéologues français C. Schæffer et R. Dussaud, qui ont fouillé le site, avant d'effectuer d'autres prospections dans les alentours. Ils ont alors mis au jour les ruines d'Ougarit, sur le tell le plus important de la région de Lattaquié, Ras Shamra. Les fouilles se poursuivent depuis.

Le tell actuel s'étend sur plus de 27 ha. La forteresse royale, à l'ouest, comprend du côté sud le palais lui-même qui occupe près de 2 ha et, du côté nord, des bâtiments qui en dépendent. Au-delà, se trouvent les divers quartiers où résidait la population d'Ougarit (maisons avec leur tombe, sanctuaires, etc ...). La partie la plus élevée du tell, au nord-est, était dominée par les deux principaux temples de la ville.

Nous visitons le site par un temps très gris et pluvieux. Les escargots pullulent sur le site et les espèces syriennes qu'on y voit n'ont rien à envier à nos gros bourgognes !


Syrie - Le Krak des Chevaliers

Le Krak des Chevaliers (krak : dérivé du syriaque karak qui signifie forteresse ) ou Krak de l'Hospital est un château fort datant de l'époque des croisades. Il est situé dans l'ouest de la Syrie, sur les derniers contreforts du djebel Ansariyya.

Les chevaliers de l'Hôpital (ou hospitaliers) ont géré le fort de 1142 à 1271, date de sa conquête par Az-Zâhir Rukn ad-Dîn Baybars al-Bunduqdari (Baybars Ier), sultan des Mamelouks. Cette conquête a mis fin à 129 ans d'invincibilité du fort.

Depuis 2006, le Krak des Chevaliers est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'humanité de l'Unesco.

Dominant d'environ 500 mètres la plaine d'El-Bukeia, il fait partie d'un réseau défensif qui parcourt les frontières des anciens états latins d'Orient et contrôle la trouée d'Homs, point stratégique au carrefour des routes reliant Homs, à l'est, à la ville côtière de Tortose, à l'ouest, et Antioche, au nord, à Tripoli puis Beyrouth, au sud. C'est l'un des châteaux croisés les plus prestigieux et les mieux conservés.


Syrie - Maaloula

Maaloula est situé dans le Djebel Qalamoun qui fait partie de la chaîne de l'Anti-Liban à 56 km de Damas. Maaloula, qui signifie « entrée » en araméen, est un village chrétien au nord-ouest de Damas qui présente la particularité d'abriter une population qui parle encore l'araméen, la langue du Christ.

Le village abrite le monastère Mar Thekla, grec-orthodoxe, construit autour de la grotte et du tombeau de sainte Thècle fêtée le 24 septembre. En haut d'un rocher qui domine le village, se dresse un antique monastère desservi par un prêtre grec-catholique et dédié à Mar Sarkis et Mar Bacchus (Saints Serge et Bacchus), deux saints martyrs fêtés le 7 octobre.

Maaloula se distingue par son site naturel montagneux exceptionnel où l'on relève un nombre considérable de grottes et d'abri-sous-roche témoignant d'une vieille et ininterrompue occupation depuis la préhistoire jusqu'à nos jours, qui a créé dans la mémoire collective un bon nombre de légendes et de croyances. Ce site refuge des premiers temps, il le fut aussi du temps où le christianisme vivait la persécution.

Le site a été soumis en 1999 au patrimoine mondial de l'Unesco.

Le car nous dépose au village et nous empruntons le défilé rocheux pour grimper jusqu'au monastère St Serge et Bacchus que nous visitons (les photos sont malheureusement interdites). Nous passons la nuit à proximité au Maaloula Hotel.


Syrie - Damas

On l'appela la "Faihâa" (la parfumée) Al Cham, Jalaq, La perle de l'Orient ... (nom que lui donna l'empereur Julien). Certains disent qu'elle est bien "l'Iram, la ville à colonne" citée dans le Coran (LXXXIX 6-7)

Damas, «Dimashq ach-Cham», capitale de la Syrie, compte plus de 2 millions d'habitants. La ville est dans le désert, les quartiers ouest escaladant le flanc du mont Quassioun, premier contrefort du massif de l'Anti-Liban. À une altitude d'environ 700m, Damas est située à vol d'oiseau à 60 km à l'est de la mer Méditerranée.
Elle fait partie du patrimoine mondial de l'Unesco.

C‘est l'une des plus anciennes villes connues et toujours habitées. Elle est citée dans la Bible, dès la Genèse et plusieurs fois dans les Livres des Rois et des Prophètes. La ville a connu l'influence de nombreuses civilisations dont celles des assyriens, perses, grecs, séleucides, romains et arabes. Elle a été l'un des berceaux du christianisme. En 635, Damas s’est soumis aux musulmans et est devenue la capitale de la dynastie des Omeyyades de 661 à 750. Avec l'adoption de la langue arabe, elle est devenue le centre culturel et administratif de l'empire musulman durant près d'un siècle. Les Croisés l'ont assiégée en 1148. La ville a été saccagée par les Mongols de Tamerlan en 1401. Elle a été intégrée à l'Empire ottoman de 1516 à 1918. Suite au Traité de Versailles (1919) et après la bataille de Khan Meiseloun qui a permis l'entrée des troupes du général Mariano Goybet dans la ville Sainte, celle-ci a été placée, avec la Syrie, sous mandat français en 1920, jusqu'à son indépendance en 1946.

Nous visitons son musée national, le tombeau de Saladin, la grande mosquée des Omeyyades, le palais El Azem, la Maison d'Anamie, les souks.


Liban - Baalbek

L'histoire de Baalbek remonte au moins à la fin du III ème millénaire avant JC. Elle était une ville phénicienne florissante où était célébré le culte de Baal, le dieu solaire. À cette époque, le culte s'adressait à trois divinités orientales : Hadad, dieu de la foudre qui donnait aussi les pluies bienfaisantes, Atargatis, qui assurait l'humidité du sol et la fécondité des hommes et des bêtes, et Adonis, jeune dieu de la végétation en qui s'incarnaient le renouveau et la force vitale des plantes et des troupeaux.

La ville s'est ensuite appelée Héliopolis, « Ville du soleil » sous les romains du fait de son ensoleillement exceptionnel (plus de 300 jours par an).

Le site compte trois temples géants : le temple de Bacchus, un des temples les mieux conservés du monde gréco-romain, le temple de Jupiter dont il reste six colonnes de granite (le seul temple de Jupiter au monde) et le temple de Vénus bâtis par les empereurs Néron, Trajan, Hadrien et Antonin le Pieux.

Il figure sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1984.

Plusieurs tremblements de terre ont affecté le site, le dernier date du milieu du XVIII° siècle.

Le site a été transformé en citadelle arabe. Une mosquée y a été construite à l'aide de pierres trouvées sur place ; les murs du temple de Jupiter ont été déplacés de quelques mètres pour en faire une formidable muraille.



La magie du Moyen Orient, des sites grandioses, des paysages magnifiques, un temps splendide, du soleil, de la chaleur... Un voyage de rêve que je conseille vivement aux amateurs de vieilles pierres et de civilisations anciennes !

D'autres photos et vidéos sont visibles sur mon site internet :
http://fenotte2003.com/Jordanie_Syrie.aspx

Voyage raconté par fenotte2003

Photos Carnet de voyage en Jordanie


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Recommandations pour ce voyage

Les plus...

  • Visiter le site de Pétra à pied, au moins une journée entière
  • Prévoir beaucoup de cartes mémoires pour les photos et de K7 pour le camescope
  • Eviter la période du Ramadan car les sites ferment plus tôt (trop tôt)
  • Emporter des chaussures de randonnée
  • Ne pas oublier les traitements anti-turista

Les moins...

  • Buller au soleil au bord de la mer morte
  • Ne faites pas trop de shopping en Jordanie, c'est pareil et moins cher en Syrie
  • Ne partez pas avec de trop grosses valises
  • Emportez des petites coupures en euros
  • Evitez les distributeurs automatiques de billets qui marchent quand cela leur chante, notamment à Damas

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