Fou de voyage
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De retour après trois semaines en Malaisie, j'avais une escale à Amsterdam. Deux options s'offraient à moi : enchaîner les deux avions pour regagner Paris rapidement ou m'octroyer une ballade de douze heures et prendre une dernière fois le temps de découvrir un endroit qui m'était jusqu'alors inconnu.
Le choix n'a pas été difficile... Amsterdam, me voilà !!!
Voyage "sac à dos" en Pays-Bas de 1 week-end (Septembre 2010) raconté par fafa912
C'est avec trois quarts d'heure d'avance que mon avion s'est posé. La nuit a été difficile. Mon siège dans l'avion ne s'inclinait pas et j'aurais voyagé sur une chaise, l'impression serait la même !
C'est donc un peu fatigué que je pose le pied sur le sol Hollandais. L'aéroport, lui aussi, est en plein réveil. Les douaniers du jour relèvent ceux de la nuit, les libraires installent leurs journaux et les haut-parleurs se font encore discrets.
Je me dirige vers la station de trains.
Après avoir lutté avec le guichet automatique de tickets qui n'écrit qu'en néerlandais, me voici sur le quai puis dans un wagon désert en direction du centre-ville, si je ne me suis pas trompé de destination !
Mon train me dépose finalement où je voulais aller. La journée commence donc par un miracle !
Je quitte la gare du mauvais côté et je marche, longtemps. Un miracle, pas deux !
Finalement, j'arrive sur le port d'Amsterdam et j'assiste au lever du soleil sur quelques bateaux cargos et autres cheminées fumantes. L'endroit n'est pas exactement joli mais le soleil orangé, le calme du petit matin et l'espèce d'état anesthésique dont je ne suis pas encore sorti donnent au moment un côté surnaturel.
Je reprends la route dans l'autre sens. Je marche longtemps, aussi. Je retraverse la gare et je sors du bon côté, cette fois.
J'entre dans la ville qui, à mon étonnement, ne se réveille pas mais s'endort. Je croise de nombreux groupes de gens, ivres pour la plus part. Il regagne leurs hôtels bruyamment. Certains chantent, d'autres s'engueulent. Certains pissent, d'autres vomissent. Les pipe shows, boîtes de nuit et autres coffee shops ferment boutique.
Pendant ces deux heures, j'ai eu l'impression d'être un homme invisible. Malgré ma léthargie, je posais des yeux stupéfaits sur ce monde de la nuit, sur ces fantômes qui partaient s'abriter à l'ombre des volets d'une chambre d'hôtel. Dans leurs derniers sursauts d'agitation, je semblais ne pas exister. Je traversais les groupes de fêtards comme des nappes de brouillard.
Les rues se sont vidées. J'ai continué ma traversée dans un désert entrecoupé de canaux et jonché de milliers de vélos.
Après cette (presque) nuit blanche, la fatigue se fait plus pesante. Je marche depuis des heures et pas un bistro n'a ouvert pour que je puisse m'asseoir, prendre un café et souffler un peu. Les devantures que je guette depuis quelques temps maintenant lèvent enfin leurs rideaux de fer. Je savoure le bonheur d'une terrasse d'où je peux observer la ville dont l'agitation naît enfin.
Des vélos de toutes sortes envahissent les rues. Il y a des tas de ferraille, des bicyclettes de compétition, des monoplaces, des tandems et d'autres encore tractant des remorques pleines de cartons ou d'enfants. Tous ces engins se partagent la chaussée au milieu d'un va et vient grandissant de tramways. Bref, la ville ressuscite et je bois mon café !
Ça y est, les Amstellodamois (et oui, c'est le nom barbare des habitants d'Amsterdam mais je n'ai aucun mérite car j'ai du faire une recherche !) sont dehors, tous les commerces ont ouvert leur porte et je vois enfin à quoi peut ressembler cette ville.
Je découvre d'innombrables boutiques mais elles vendent toutes les mêmes articles autour des mêmes thèmes : la drogue et le sexe. C'est amusant, mais juste au début. On se lasse vite des godemichés aux couleurs de la Hollande et des multiples systèmes pour consommer ou dissimuler les produits stupéfiants en tout genre...
Les coffe shops, eux, se remplissent jusqu'à ne plus pouvoir contenir toute la clientèle (essentiellement française). Les groupes se massent aux abords de ces bars aux effluves "Marie-Jeannesque". Plus l'heure avance et plus les aficionados de la fumette se perdent dans des délires qui n'appartiennent qu'à eux.
Pour l'ambiance, j'ai bien sondé les choses mais je voudrais en voir plus...
Qu'à cela ne tienne, je marche toujours plus loin, dans des rues de moins en moins fréquentées. Au passage d'une de ces ruelles, je suis tombé sur ces fameuses vitrines où les femmes s'exposent en attendant un potentiel client. Je pensais que cette particularité appartenait plus au folklore qu'à la réalité. Je me trompais !
Dans un autre domaine, je m'étonne de ces habitations flottantes, ancrées sur le bord d'un canal d'un côté et donnant sur des petits pontons où attendent de petits bateaux de l'autre. C'est plutôt joli et je me surprends à rêver de ces maisons qui n'en sont pas vraiment, à des dîners au bord de l'eau et aux romantiques ballades au fil des canaux...
Mais l'heure tourne !
Il est déjà temps de regagner l'aéroport et de reprendre l'avion qui me ramènera chez moi.
Je retraverse la ville en prenant le temps d'un dernier café en terrasse et c'est déjà la fin.
Une bonne idée que ce mini séjour après le long. Ça fait un petit sas entre le voyage et le retour à la réalité. De plus, visiter dans l'urgence d'une seule journée oblige à faire vite pour ne rien rater et n'autorise pas les temps morts.
Finalement, Amsterdam aura été la cerise sur le gâteau de la Malaisie !
Voyage raconté par fafa912
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