L'archipel du Cap Vert - 1er carnet : Fogo, mon île de coeur

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Cela faisait 4 ou 5 ans que je voulais voir ce petit archipel, sans pour autant en avoir d'images précises... Le "Cap Vert", juste ce nom me faisait rêver... Il faudrait deux bons mois pour découvrir toutes les îles. Je vais me contenter de vous parler en trois carnets de Fogo, Brava et Santo Antao. Après quelques repères pour cerner l'ensemble de l'archipel, partons tout d’abord pour Fogo avec ce carnet ! N'oubliez pas de prendre un chapeau, vos lunettes de soleil et de l'écran total, car "ça cogne".

Photo de voyage au  Cap-Vert

Trekking au Cap-Vert de 2 semaines (Mai 2011) raconté par LNTT

Un petit peu "d'histoire et de géographie" pour vous présenter le Cap Vert

D’origine volcanique, cet archipel surprenant et envoûtant d'un peu plus de 4 000 km², à 450 km des côtes du Sénégal, compte 10 îles, plus huit îlots, tels de petits cailloux surgis de l’océan atlantique. Il forme, vu du ciel, comme une pince de crabe : les îles Sotavento (sous le vent), au sud, plus chaudes, les îles barlavento (contre le vent), au nord, plus exposées aux alizés du nord-est et plus fraîches (très relativement !)

Ce sont les Portugais qui revendiquent la découverte de ces terres inhabitées, au XVe siècle. Elles resteront colonie portugaise, puis territoire d’outre-mer, jusqu'en 1975. Dans les premiers temps de la colonisation, seules quelques îles ont été exploitées et peuplées, escales stratégiques du commerce triangulaire spécialisées dans le "bois d'ébène", les pagnes de coton et la canne à sucre. Ensuite viendra l’exploitation du sel sur d’autres îles. Progressivement, concurrence coloniale oblige ( !), Lisbonne va se désintéresser de ces îles où sévissent famines, érosion et autres plaies qui déciment main d’œuvre et bétail. La pression internationale l’obligera toutefois à quelques rénovations et créations d’infrastructures après la 2e guerre mondiale.

Le mouvement d’indépendance du Cap Vert débutera en 1956, avec celui de la Guinée-Bissau, autre colonie portugaise africaine. Pendant presque deux décennies, le mouvement fera l’objet d’une répression : combats, arrestations et tortures/décès de militants indépendantistes. Sous la pression du conseil de sécurité de l'ONU, après la Guinée-Bissau, le Cap Vert accèdera finalement à l'indépendance en juillet 1975 et à une véritable démocratie presque 20 ans plus tard, en 1991. Ce n'est pas vieux...

Pourquoi une telle introduction historique? Pour bien comprendre que constituant un lieu central dans l'Atlantique, le peuplement du Cap Vert résulte de sa colonisation et d'une immigration libre mais surtout forcée depuis les régions côtières ouest-africaines, le Portugal, et l'Angleterre, la France, l'Italie. Son dépeuplement également, avec une forte émigration, à la fois libre et forcée elle aussi, liée aux embarquements de Capverdiens sur les navires baleiniers (qui s'installèrent nombreux dans la région de Boston), ou bien à la misère et la faim qui en conduisit d'autres vers les plantations de Sao Tomé et en Angola ou les bassins d'emploi d'Europe. Aujourd'hui les différentes communautés de la diaspora capverdienne de par le monde comptent environ 700 000 personnes, c’est plus que la population qui vit maintenant dans l'archipel (environ 500 000 habitants) !

Tout ceci pour vous dire que le Cap Vert, s'il offre de très, très beaux paysages, m'a surtout touchée au travers de sa population, belle, très métissée, et qui porte en elle tout ce passé, alors qu'elle est pourtant très jeune (les moins de 15 ans représentent plus de 40 %). La joie de vivre et les sourires semblent constants. Cela se retrouve dans la musique du Cap Vert (pour ceux qui connaissent) avec ses mélodies parfois nostalgiques comme la "morna" (l'évocation du « petit » pays, des départs et des absences) et celles infiniment gaies et entraînantes telles la "funana" et bien d'autres encore.


Fogo, l'île du feu

Fogo domine tout l'archipel par son altitude et la démesure de la nature se manifeste ici périodiquement aux humains lorsque son volcan, le Pico (2 829 m), se met à cracher, ce qui s'est produit en moyenne cinq fois par siècle depuis sa découverte.

L'arrivée en avion (vol intérieur depuis Praia, sur Santiago) est impressionnante : l'île, ronde, apparaît toute entière dans l'océan, à la fois monstrueuse et magnifique, comme un immense cône parfait aux pentes raides. Tout semble sombre : les roches, le sable, les coulées de lave. Cette vue m’a procuré une curieuse exaltation. La magie ne se démentira pas, une fois à terre...


Cha das Caldeiras (le parc de la plaine des chaudières)

La Caldeira est une sorte de cratère central, de 8 km de diamètre, bordé par une muraille rocheuse haute de 2 700 m. Au milieu dort en ce moment le Pico (mais pour combien de temps ?).

Nous atteindrons la Caldeira par une route assez bonne, qui devient de plus en plus étroite et nous fait grimper depuis Sao Filipe, la "ville" de Fogo, jusqu'à plus de 1 600 m. Notre chauffeur, Monsieur Paul, conduit avec prudence et dextérité sur cette route qui devient de plus en plus étroite, qui monte et tourne sans cesse, vaillamment. Son minibus est son gagne-pain, il en prend soin, et notre guide tient à continuer à travailler avec lui, car il est sérieux, toujours à l'heure...

Nous pénétrons dans la Caldeira par une sorte de portail dans la muraille et là... le paysage devient lunaire : nappes de cendres noires comme une mer obscure de laves éteintes, petits volcans écrasés par le Pico. C’est complètement saisissant, d'une beauté minérale noire et grise étonnante !


Les villages de la Caldeira

Blottis près de sa cordillère, la caldeira abrite deux petits villages de paysans et vignerons : Bangaira et Portela. Obstinés, ils sont tous revenus habiter dans leurs maisons de lave et de parpaings après la dernière colère du Pico qui date de 1995. Elle fût violente. Les 1 300 habitants de la caldeira, avertis par des secousses préalables, durent quitter leurs habitations à pied, dans la nuit. Aucune victime. Les terres ont disparu sous les épanchements du volcan...

Ici, il ne pleut pas, mais le sol est fertile. Dans les cendres, les petits pommiers, poiriers, cognassiers fleurissent deux fois par an, la vigne plantée dans le moindre petit bout de terre entre deux sculptures de lave est prospère, le ricin prend une allure d’arbre, les fèves, haricots, manioc, patates douces poussent avec énergie. C’est la nuit que le miracle se produit : les cendres captent la condensation de l’air favorisée par l’altitude et le vent, la restituent aux racines plongées dans le sol ferreux et les protègent du dessèchement dans la journée.


Les Montrond

Un « clan » s’est fixé sur ce territoire insensé, dans la Caldeira. A son origine : le Comte Armand de Montrond, qui en 1860 aurait quitté Paris après avoir tué un adversaire en duel et dut s’exiler. Les raisons ne sont en fait pas bien connues. Embarqué pour le Brésil, son bateau fit escale à Fogo. La légende entretenue autour du personnage dit qu’il fut séduit par la beauté d’une jeune fille et… resta pour elle. Il délaissa les gens de sa classe installés sur l’île, à Sao Filipe, acquit des terres, devint un important producteur de café et cultivât des vignes. C’est à lui qu’est due l’installation de villages dans la caldeira. On dit qu’il soignait les gens sans rien demander en échange. Il créa des chemins, des routes et fit bâtir des ponts, s’investit dans l’innovation agricole sur l’île. Grand séducteur, il eût une descendance fort nombreuse avec différentes femmes, et reconnut tous ses enfants. Ainsi naquit le » clan », population surprenante de Cha das Caldeiras à la peau cuivrée, aux cheveux blonds et aux yeux clairs. J’en ai croisé quelques-uns…


Le vin et le café de Fogo

Les vignes de Fogo courent au sol librement et cachent des grappes plantureuses. Elles constituent le vignoble le plus au sud de l’hémisphère nord, un vignoble tropical. La culture de la vigne est très ancienne au Cap Vert, ruinée par le phylloxera, elle a été relancée au début du XIXe siècle sur la seule île de Fogo, pour produire un vin rouge puissant et fruité, le « Manecom ». Lors de la dernière éruption du Pico en 1995, le vignoble a été très durement touché. C’est avec l’aide d’une ONG et de la coopération italienne que les habitants de la Caldeira ont pu faire redémarrer leur vignoble. Ils sont une trentaine de producteurs regroupés en une coopérative soucieuse d’élaborer un produit de qualité. Et c’est bien le cas, ses vins, qu’il s’agisse du rouge Manecom ou du blanc issu du cépage Moscatel Branco (que l’on trouve dans le sud italien) sont réellement excellents et je vous les recommande… Mais on ne peut les déguster qu’au Cap Vert, et encore même pas sur toutes les îles !

Fogo produit en petite quantité un café considéré comme l’un des meilleurs au monde, un arabica doux et parfumé d’altitude. C’est vrai qu’il est vraiment très, très bon, c’est celui que nous avons bu « chez Marisa ». Mais c’est maintenant une production très restreinte, après avoir été cultivé par de grands planteurs. Il est devenu un produit de luxe, surtout consommé dans les familles qui ont la chance d’en produire encore, un produit artisanal, ambassadeur avec le vin, de la singularité du Cap Vert. On le trouve dans les épiceries de Fogo, en grain ou moulu. Je vous conseille d'en rapporter.


Le petit Pico

C’est l’éruption de 1995 qui a donné naissance au pied du Pico à un petit volcan tout neuf : le Pico Pequeno (1 920 m). Pour une première mise en jambe, à notre arrivée dans la Caldeira et avant de grimper demain au Pico, nous allons marcher sur ses flancs, dans les cendres et sur les plaques de soufre, dont les couleurs éclatent sur le noir, comme autant de reflets de vitraux sur le sol d’une cathédrale. Le vert tendre de la vigne explose d’une luminosité presque fluorescente… Plein les yeux !

Au soir : installation « chez Marisa », notre maison d’hôtes entre Bangaira et Portela. Certainement le logement le plus chaleureux de tout notre séjour et la cuisine de Marisa est vraiment succulente. Pas d’électricité après le dîner, le groupe électrogène ne fonctionne que pendant celui-ci, alors nous avons une petite bougie pour le brossage des dents. L’eau étant rare, la douche est un petit filet d’eau froide, ma foi appréciée après la randonnée chaude et volcanique… C’est déjà bien de l’avoir ! Le ciel, débarrassé de toute pollution lumineuse est d’un noir d’encre, pointillé d’une quantité invraisemblable d’étoiles, l’air est pur. Je sens que j’aime définitivement cet endroit…


La montée au Pico

Départ avant le lever du soleil, avec la lampe frontale et beaucoup d’eau, car il va faire très chaud et les flancs du Seigneur Pico n’offrent aucune, aucune ombre. Pas de sentier, nous avançons tantôt dans des plaques de cendre, tantôt dans des éboulis. Parfois ceux-ci se dérobent sous la semelle : deux pas en avant, un en arrière !

Notre guide a fait appel en renfort à un jeune guide du village. Il grimpe en simple baskets, avec l’agilité d’une chèvre sauvage et l’expérience de ses mollets façonnés par des dizaines d’escalade. Il sourit gentiment de notre grimpette un peu maladroite et patiemment respecte notre rythme de gros escargots avec leurs godillots.

Par paliers, nous progressons, et plus nous montons plus la vue sur la Caldeira à nos pieds est époustouflante. Et plus nous cuisons de chaleur ! Nous atteindrons le sommet en près de 4 heures. La dernière centaine de mètres a été un peu éprouvante, car de fatigue les pas sont de moins en moins assurés et le terrain n’est plus qu’un grand éboulis. Enfin, le voici le noir et gris cratère du Pico, 180 m de profondeur, avec ses bords déchiquetés, ses fumerolles qui nous racontent qu’il ne dort que d’un œil. De si haut, le paysage est… grandiose, que dire d’autre ?

Après quelques bananes pour reprendre des forces, pas trop longtemps car le soleil est vraiment méchant, la descente commence tout d’abord dans la pierraille. Puis elle devient un pur moment de joie, de rires et de cris de gosses quand quelques 800 mètres se font en courant quasiment en apesanteur et à grandes enjambées dans les scories du volcan. La pente est trop forte pour marcher, et si l’on si essaye, très vite on s’enfonce dans les cendres jusqu’aux hanches, pas d’autre choix que de courir. Surtout ne jamais faire la montée au Pico en short !

En 30 mn, nous sommes presqu’en bas. La descente était un tel régal que l’on se demande si on ne pourrait pas remonter juste pour la vivre une deuxième fois !!! Un plaisir unique et des sensations étonnantes, vraiment.


Soirée "dansante" !

Après un après-midi de repos, visite à la coopérative viticole pour une petite dégustation apéritive, suivie d’un tour à la minuscule épicerie-bar. Il y a là quelques joueurs de cartes. Nous goûtons le vin des paysans tenanciers de l’épicerie, une simple « piquette » comparée aux très bons crûs de la coopérative. A vrai dire, c’est surtout pour attendre que les habitants se regroupent dans l’arrière-salle et que les musiciens, après leur journée de travail, se mettent à jouer… Alors, jusqu’à la tombée complète du jour, se succéderont de nostalgiques « mornas » et autres airs capverdiens si entraînants (funanas, coladeras, mazurkas,…) sur lesquels nous dansons.

Pour dîner, Marisa nous a préparé le plat national : une cachupa, sorte de cassoulet dans lequel sont mélangés des haricots, des fèves, des légumes, de la viande de porc, du chorizo, du manioc, des patates douces, des légumes (quelquefois on y ajoute du poulet ou du poisson). Les restes de la cachupa nous serons aussi servis le lendemain matin au petit déjeuner, c'est la cachupa guisado : on fait revenir le tout dans une poêle avec des oignons finement découpés puis on sert avec des œufs au plat. Bien appréciable avant une journée de marche !


Le chemin des alizés

Pour notre troisième jour sur Fogo, nous allons cette fois descendre, descendre (1 200 m), en quittant la Caldeira par le nord. Au sortir de celle-ci, après les coulées éparses de rochers noirs, c’est le parc naturel de Monte Velha, zone protégée à laquelle aucune voiture n’a accès. Après avoir traversé une grande forêt d’eucalyptus, de mimosas et d’agaves, nous découvrons le versant luxuriant de l’île, celui qui est exposé aux alizés : un verdoyant jardin de bananiers, manioc, haricots, de caféiers et d’orangers qui se succèdent dans les petits champs cultivés. D’immenses jacarandas ponctuent le paysage. Leur floraison est quasiment terminée, mais certains en déploient encore la couleur mauve spectaculaire, comme s’ils avaient attendu notre passage.

En bas, tout en bas, c’est la côte et Vila dos Mosteiros, toute petite localité en fait composée de plusieurs villages dont l’occupation est très ancienne. La légende dit que deux moines s’y installèrent alors que l’île était déserte et que le volcan n’existait pas. Ils découvrirent une mine d’or et s’en disputèrent le butin… L’île se fâcha, la montagne se mit en colère et le feu du volcan les châtia. Depuis, le Pico se tient toujours prêt face aux mauvaises actions des humains !


Sao Filipe

C’est à la fin de notre séjour sur Fogo que nous aurons un peu de temps pour découvrir sa ville principale, Sao Filipe. Elle compte environ 8 000 habitants aujourd’hui (le quart des habitants de l’île) et est une des plus anciennes villes du Cap Vert qui a accueilli les colons blancs, les condamnés déportés du royaume portugais et les esclaves. Elle est bâtie en gradins au-dessus d’une falaise qui domine la mer. L’ancien quartier « aristocratique » colon est le plus proche du rivage, là où s’installèrent les « morgados », ces grands propriétaires fonciers arrivés du sud du Portugal et où ils bâtirent de belles maisons de maître, les « sobrados », que l’on reconnaît à leur façade ornée d’un balcon ouvragé. Elles sont le symbole de l’ancienne société à étages : au rez-de-chaussée était le magasin, lieu de vie des domestiques, tandis que l’étage était le domaine strictement privé des maîtres.

J’ai aimé flâner au fil de ses rues escarpées, des places et placettes, des miradors. La ville est petite, impossible de s’y perdre. Il suffit de descendre ses pentes, puis de les gravir, en se laissant porter par son envie et son regard. Les maisons sont colorées, les bougainvillées s’échappent joliment de petits jardins. Les habitants vaquent à leurs occupations : des femmes balaient devant chez elles, le menuisier sculpte des chaises à même le trottoir, de petits marchands de tout sorte y ont eux aussi leur minuscule étal, le garagiste allongé sous une voiture a installé son atelier dans la rue ! Inévitablement, la promenade amène au grand marché couvert, haut en couleurs, avec ses simples balances de Roberval. On y trouve les produits de l’île : manioc, patates douces, ignames, cajou, fromages, des poissons tous frais pêchés dans de jolies bassines,… A l’entrée du marché, une jeune femme saisit le foulard que j’ai autour du coup, et tente de m’expliquer en créole que je dois le nouer sur ma tête (pour me protéger du soleil)… Je vais essayer, mais je n’ai pas sa dextérité pour parvenir à un joli résultat ! Puis nos pas nous conduisent au cimetière marin, à fleur d’océan près du charbon de la plage. Il était réservé à « la bonne société » des maîtres. On raconte qu’une fille de la bourgeoisie, qui avait « fauté, n’eut droit qu’à une sépulture… hors de cette enceinte.

Il fait bien chaud après ces déambulations, alors s’impose une petite pause à l’un des kiosques de rue, pour se désaltérer avec une « strela » bien fraîche, la bière capverdienne, blonde légère fort bonne ma foi. On évitera le « grogue » le midi (je vous en parlerai sur Santo Antao !).



Fogo est une île dont on s’éprend. Je l’ai quitté avec l’envie d’y retourner, et avec dans le cœur l’empreinte de ses contrastes saisissants, de sa nature captivante, le souvenir de ses gens qui ont une réputation de forte personnalité, celle d’être aussi fiers et beaux que leur volcan. Ils le sont, et sont surtout très accueillants.
Prochaine étape : Brava, sa soeur cadette, à suivre avec un second carnet !

Voyage raconté par LNTT

Photos Carnet de voyage au Cap-Vert


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Recommandations pour ce voyage

Les plus...

  • La meilleure période : l'hiver, après la saison des pluies, quand tout à reverdi sur ces îles arides. Eviter la période de juin à octobre (été trop chaud, puis saison des pluies à partir d'août).
  • Passeport valide et visa obligatoires. Pour ce dernier, mieux vaut s'adresser par courrier au consulat à Marseille qu'à l'ambassade à Paris, cela évite d'avoir à envoyer son passeport, et l'on reçoit en quelques jours un visa à coller sur celui-ci. Il est possible de partir sans, et d'en faire établir un sur place à l'aéroport d'arrivée, c'est alors gratuit sans doute... Mais j'avoue ne pas avoir voulu m'y risquer !
  • Langue officielle : le Portugais. Si vous en avez des notions, cela aide, car au quotidien les Capverdiens parlent un créole portugais, différent d'une île à l'autre (mais ils se comprennent !)
  • Le Cap Vert ne connaît pas de paludisme avéré. Néanmoins, il peut y avoir des moustiques (un peu). Ne pas consommer d'eau du robinet, à moins d'avoir des comprimés pour la rendre potable. On trouve de l'eau en bouteille, pas chère, dans toutes les épiceries.
  • Le +++ et encore ++ : la gentillesse des habitants !!! La nourriture, simple, bonne, copieuse.

Les moins...

  • N'essayez pas de comprendre pourquoi les avions ne partent pas forcément à l'heure, ni les bateaux... Vous n'aurez pas l'explication
  • Ne perdez pas de temps sous la douche, car l'eau est une denrée rare, vitale et très, très respectée au Cap Vert
  • Le Cap Vert est le pays de la langouste, souvent très bonne, bien cuisinée, et vendue à prix raisonnable (comptez une vingtaine d'euros au restaurant), mais la demande liée au tourisme commence à croître et certains pêcheurs n'hésitent plus à capture des femelles immatures ou pleines d'oeufs... Faites selon votre âme et conscience, donc, question de survie de l'écosystème...
  • La monnaie est l'escudo capverdien. Impossible d'en avoir (en France) avant de partir. Change à faire sur place, dans les bureaux de change des aéroports ou les banques. A l'aéroport, si vous êtes en groupe, même restreint, évitez de faire la queue pour changer tous en même temps, car il y a fort à parier que le bureau fermera avant que vous soyez tous passés ! A priori, il n'est pas possible de payer en euros dans les commerces, quant à la carte bancaire, j'en doute (pas essayé). Espèces recommandées donc, à se procurer à votre arrivée !
  • Dans les villes importantes, exclusivement dans celles-ci (Praia sur Santiago, Mindelo sur Sao Vincente) et comme dans beaucoup de pays les vols à l'arrachée sont fréquents vis à vis des touristes. Attention à vos papiers, appareils photos, téléphone. Sortez avec le minimum vital, en particulier le soir. Attention également durant les transferts (bateaux, vols intérieurs), évitez de laisser dans vos bagages billet d'avion, téléphones, etc. Sinon, les campagnes et villages sont vraiment tranquilles et accueillants. Le Cap Vert est un pays pauvre, mais sans misère, sans mendicité. Les enfants ne quémandent pas, mieux vaut éviter de leur donner des bonbons, ou autres, pour qu'ils ne finissent pas par le faire lorsqu'ils voient des étrangers.

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