Moyotte, une perle de l'Océan Indien

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Les hasards de la vie vous pousse parfois vers des destinations auxquelles vous n'auriez jamais songé. Une mutation de notre fille, et nous voila partis à la découverte de Mayotte. Surprenante Mayotte! Ce petit bout de France perdue dans le canal du Mozambique n'offre aucune comparaison possible avec les autres DOM. Mayotte est unique, splendide, authentique et sauvage. Loin du tourisme de masse, cette île en forme d'hippocampe nous a littéralement séduite.

Photo de voyage à  Mayotte

Voyage à Mayotte de 1 semaine (Juillet 2013) raconté par vmpbou

Caribou Maore !

7h30 du matin nous venons d’atterrir. L’aéroport de Dzaoudzi est minuscule. Dehors des effluves de fleurs d'ylang-ylang et de jasmin nous chatouillent les narines. A même le sol un petit groupe de Bouénies (femmes mahoraises) confectionnent des colliers de fleurs qu'elles vendent aux personnes venues accueillir les passagers. Elles portent des tenues colorées. Leurs visage est couvert d’une sorte de pâte formant des petites taches blanches, un masque de beauté !

Un peu plus loin une gargote en tôle rouge vif fait office de café. Derrière elle une série de petit algécos sert de comptoirs aux loueurs de voitures. Nous décidons de récupérer la notre réservée depuis la métropole. Pas de chance, la porte de notre loueur est fermée, pourtant nous avions convenu de prendre notre Fiat Panda publicitaire à 8 heures. Notre fille nous explique qu’il faut se mettre à l’heure mahoraise. Une seule petite heure de décalage et tout un monde qui nous sépare. La gargote se montrera providentielle en attendant la délivrance une heure et demie plus tard.

« Bonjour, la Fiat que vous avez réservée est en panne, je vais vous surclasser en vous donnant une 206 ». Cette dernière étant très basse, ce changement s’avérera en vérité peu judicieux… Dans le petit bureau, une affichette stipule : pas de couverture en cas de vol du véhicule à la cascade de Soulou ! Formalités remplies, on nous remet les clefs en précisant : ne rien laisser dans la voiture et ne jamais fermer les portes à clefs ; les voleurs peuvent ainsi se rendre compte par eux-mêmes qu’il n’y a rien à prendre. Pas très rassurant tout ça ! Caribou Maore (bienvenue à Mayotte) !


Grande-Terre

Nous décidons de quitter Petite-Terre, où se situe l’aéroport. Nous la traversons de part en part en moins de 10 minutes (Petite-Terre à une superficie 16 Km2). Le paysage qui se dévoile, me fait dire : « c’est propret Mayotte, pas aussi sauvage que je me l’imaginais ». On peut voir de jolies maisons, une route parfaitement bitumée… Puis on arrive à l’embarcadère de la barge. Et là, changement d’ambiance ! Toutes les saveurs de l'Afrique sont ici, dans cette foule qui s’engouffre dans ce drôle de bateau. 20 minutes de croisière locales et deux km plus loin nous débarquons sur Grande-Terre.

L’arrivée se fait au niveau du marché de Mamoudzou (la capitale, un grand village chez nous). Ramadan oblige, celui-ci est gonflé par des marchands ambulants qui proposent un bric à braque invraisemblable. Le changement d’univers est total. Nous nous frayons un chemin à travers foule qui grouille et garons tant bien que mal notre véhicule.

Mamoudzou est construite à flanc de colline une rue principale, la rue du commerce, dévale la pente jusqu’à la mer. Cette rue foisonne de boutiques d’un autre temps. Nous ne ferons pas de shopping à Mayotte ! Et, ça tombe bien car nous ne sommes pas venus pour ça ! C’est même agréable de ne pas voir d’enseigne connues. La mondialisation n’a pas encore touché l’île en forme d’hippocampe. Merci ! Les bâtiments des administrations, PTT, conseil général, Hôpital… sont modernes et bien entretenus. Le contraste est saisissant par rapport au reste des constructions.

Nous redescendons des hauts de la ville par de jolis escaliers. Sur le port quelques container transformés en cafés, quelques tables en plastique installées dehors pour accueillir les clients. Pas de chichi dans la recherche de leurs noms. Ils s’appellent de la couleur de la peinture : Ici on boit un coup au camion blanc, au camion bleu, ou encore au camion rouge.

Nous parvenons tant bien que mal à nous extirper de la pagaille générale et empruntons la route du littoral en direction du sud. On remarque l’incroyable vie du bord des routes. Partout, des hommes qui surgissent de nulle part et qui marchent pour aller on ne sait où, des enfants qui jouent avec un bâton, une roue de vélo toute rouillée. Et puis… il y a ces femmes qui portent de lourdes charges sur leur tête. D’autres vendent quelques fruits et légumes étalés par terre sur un bout de tissu. Ici trois racines de gingembre, là quelques bananes... D’autres encore, les mamas brochetti, font griller des brochettes ou des ailes de poulets sur un feu improvisé. On s’arrête net, c’est un zébu qui traverse...

Quelques mosquées, beaucoup d’habitations construites de briques et de broques, des bidonvilles où se regroupent les clandestins venus des Comores. Nous faisons une halte à notre gîte, de jolis bungalows de bois au milieu d’un somptueux jardin tropical le tout sécurisé. Un véritable petit paradis ! (Préférer les gîtes, très peu d’hôtels a Mayotte et rarement confortables).

Nous nous dirigeons maintenant vers la maison de notre fille et des ses colocataires. En quittant l’axe principal, notre véhicule se balance au grès des nids de poules. Maintenant nous roulons sur un petit chemin de terre rouge. Puis une rivière nous barre la route, pas de pont, il va falloir traverser. On y laissera le bas de caisse de la voiture de location. Cette rivière que nous emprunterons souvent durant notre séjour et a pied pour économiser notre monture se révélera un haut lieu de vie. Les femmes y font leurs toilettes, elles y lavent leur linge tout en papotant. Les enfants jouent a coté d’elles les pieds dans l’eau. Des hommes viennent y nettoyer leurs voitures et leurs scooters. Tout ce petit monde vous salue au passage par un grand « Gégé ! » (bonjour). De l’autre coté de la rivière quelques petites parcelles de cultures, et une poignée de maisons. Minuscule quartier du bout du monde où cohabitent mahorais et mzungus (les blancs).

Oui Mayotte est pauvre, oui il y a des problèmes d’insécurités, de vols et d’immigration, oui la gestion des déchets laisse à désirer, mais j’ai aimé ses couleurs, ses odeurs, sont ambiance, la simplicité de la vie tournée vers l’essentiel loin des préoccupations de la métropole et de la société de consommation.
Et que dire de dame nature......


La cascade de Soulou

Soulou ! J'en avais tant rêver depuis la métropole que malgré l'avertissement affiché chez notre loueur de voiture, il était hors de question de ne pas y aller. C'est parti ! direction la cote ouest de l'île.

Pas totalement inconscients, nous nous y rendons en groupe avec des amis de notre fille afin de limiter les risques d'agressions, fréquentes dans ce secteur. Nous ne laissons pas non plus nos véhicules sur sur le bord de la route au départ du chemin d'accès qui y mène. Tant pis pour ce joli chemin bordé de bambous géants que nous ne verrons pas. Nous optons donc pour garer nos voitures au petit village de Tsingoni.

Un peu perdu dans le dédales des ruelles nous demandons à un habitant de nous indiquer le départ de la randonnée. A Mayotte si la langue officielle est le français une grande partie de la population ne parle que le shimaore. Notre "homme" finit par comprendre notre destination et se met à courir en nous faisant de grands signes pour le suivre. Il s’arrête. Face a nous s'offre un paysage vallonné, la jungle à perte de vue. il tend le bras pour nous montrer la direction. Nous le remercions chaleureusement et disparaissons dans le fouillis végétal.

Découvrir Soulou se mérite. Nous progressons au milieu de plantes inconnues. J'identifie tout de même les bananiers, les jacquiers, quelques agrumes, de la citronnelle, des fougères arborescentes et les immenses cocotiers. Les cocos tombées au sol reprennent racines en lieu et place. Incroyable nature sauvage, de toute beauté. Après une demie-heure de marche, nous débouchons sur une sorte de clairière. Quelques zébus attachés à un arbre (trace de l'activité humaine), nous regardent passer. On hésite... continuer à droite ou a gauche.

Un bruit dans le chaos végétal alentour nous interpelle. Un peu plus loin un mahorai coupe du bois avec son coupe coupe. Il nous indiquera la direction à suivre. Petit passage glissant sur des rondins de bois posés dans une rivière. Soudain de drôles de cris. Pour mon plus grand plaisir, un groupe de Makis (lémuriens de Mayotte) passe devant nous en sautant d'arbres en arbres. Une dernière descente et la plage de Soulou se dévoile. Magique! Au milieu d'une magnifique plage déserte, une belle cascade tombe de la jungle directement sur le sable. J'ai l'impression d'être dans le décor d'un film de Tarzan. Après un bain de mer on se rince sous la douche naturelle. Si ça ce n'est pas le Paradis! Je ne me lasse pas du spectacle et je pourrai rester là des heures. Mais ici la nuit tombe vite et il nous faut repartir.

A l'arrivée, un dernier cadeau nous attend, un homme dans son "jardin" est en train de tailler une pirogue dans un tronc d'arbre. Scène de vie peu commune pour les occidentaux que nous sommes. Les voitures sont toujours là. Nous rentrons épuisés. Nul doute que nous nous endormirons vite ce soir, des images plein la tête.


Sortie pêcheur à la découverte des îlots du nord

Sur réservation, une poignée de pêcheurs arrondissent les fins de mois en faisant découvrir les îlots de Mayotte. Très nombreux autour de l’île nous n'aurons pas le temps de tous les visiter. Il nous faut faire un choix : se sera les îlots du nord. Nous partons en groupe (colocataires et amis de notre aventurière). Et comme prévu, nous retrouvons à 9h30, sur la plage du village d'Hamjago, nos deux pêcheurs et leurs barques.

Six passagers par bateaux. Nous prenons le large, direction l’îlot Choizil. Il se compose de deux énormes rochers reliés entre eux à marée basse par une longue langue de sable blanc. Ensuite direction îlot de sable blanc. C'est ici que nous prendrons l'apéro prévu par la jeunesse et il faut bien l'avouer le cadre s'y prêtait. Enfin nous accostons sur une des plage de M'Tsamboro. Celui-ci, plus grand que les autres possède une belle végétation. D'ailleurs les oranges à peau verte mais douce de Mayotte y sont cultivées.

Nos pêcheurs allument un feu et nous prépare le voulé, barbecue local. Une véritable institution ici ! Au menu : brochettes de poisson (tout juste sorti du lagon), brochettes de zébu, mabawas (ailes de poulets grillées le tout accompagné de riz, de mataba (brèdes de manioc au coco) et de légumes frits: Fruit à pain, bananes vertes, racines de songes et manioc; sans oublier le rougail et le poutou (piment, attention ça pique!). Nous culpabilisons un peu pour les deux pêcheurs et un membre de notre groupe qui ne pourront pas partager ce frugal repas respectant le jeune du ramadan. Mais, Miam, Miam, désolée les Gars, c'est trop bon!

Chaque îlot nous aura émerveillés, nous offrant une explosion de couleurs avec des camaïeux de bleus (l’océan), de blanc (sables) et de noir (roches volcaniques). Nous avons pu également admirer dans les eaux chaudes et transparentes qui les entourent l'incroyable richesse de fonds marins. A vos masques! Partout patates de corail et aquariums géants.

Il est 16h le temps du retour à sonné. Merci milles fois pour cette journée à jouer les Robinson.


Une journée à N'Gouja

Aujourd'hui cap au sud, direction la plage de N'Gouja. L'arrivée se fait au niveau de l’hôtel "le jardin maore", un petit complexe constitué de quelques bungalows se fondant dans la nature. Quel cadre! Cette plage est sans nul doute la plus belle de Mayotte. Une magnifique anse de sable clair, bordée de cocotiers et de majestueux baobabs. Mais N'Gouga ne se résume pas à sa beauté. Ici toutes les conditions sont réunis pour observer les tortues marines qui viennent se restaurer sur l'herbier à quelques mètres du bord.

Impatient, nous nous équipons de nos palmes, masque et tuba et après quelques brasses, la rencontre. Partout des grosses et belles tortues. Magique! On nage avec elles, on les regarde brouter, de temps en temps elle remontent à la surface pour respirer laissant émerger leurs petites têtes. Nombreuses sont celles qui transportent un ou deux Remoa. Ce poisson, mauvais nageur, se fixe sur son ôte grâce à une puissante ventouse afin de se faire balader.

Après une longue observation nous décidons de nous restaurer au restaurant du jardin maoré. La salle nous offre une vue imprenable sur le lagon. Le repas avalé, repus, nous digérons en marchant le long de la plage. Bientôt une horde de makis surgit des arbres, attirés par l'odeur des bananes placées dans notre sac à dos. Nous les sortons du sac et les petites boules de poils malicieuses grimpent sur nous pour avoir leur part. Ils sont vraiment à craquer, tout doux, sans aucune agressivité. Les bananes dévorées, ils disparaissent dans la brousse. Nous finirons l’après-midi en compagnie des tortues. Encore une journée inoubliable.


A la rencontre des grands mammifères marins

Ici, les baleines à bosses sont présentes de juillet à octobre. Durant cette période, elles viennent mettre bas dans le lagon protégé. Impensable pour nous de ne pas aller à leur rencontre. Le départ est donné à 8h30 du ponton de Mamoudzou. Le bateau file à toute vitesse, Nils, notre guide sait où il va. Il connaît bien les habitudes des mammifères marins. Bientôt, première rencontre. Nous ralentissons. Ce sont des stenelles à long bec. Une centaine de ces beaux dauphins font le spectacle autour de notre embarcation. Les regarder évoluer dans leur milieu naturel est un régal. Ils glissent dans l'eau à vitesse grand V, s’éloignent pour mieux revenir, nous gratifient de sauts et vrilles en tout genres... Nous aimerions nous jeter à l'eau pour nager avec eux. A Mayotte, nous savons qu'il est fréquent de pouvoir le faire, mais Nils nous explique que cette race de dauphins ne s'y prête pas. Peut être plus tard si nous rencontrons des tursiopes...

Nous laissons les stenelles poursuivre leur route, et marquons un petit arrêt café croissants. C'est reparti, on scrute la surface du lagon à la recherche d'un jet d'eau émit par la respiration d'une baleine. Elles se font désirer les coquines. Enfin... Ouf! Baleines en vue. Durant cette journée nous auront la chance de croiser, à trois reprises ses géants des mers. Résultat : des dorsales, des caudales et un saut simultané de deux spécimens. Grandiose! Mais nous n'aimerions pas être dessous lorsqu'elles retombent. Quelle claque!

14h, une pause déjeuner s'impose. D'autant que le roulis du bateau, stagnant pour l'observation, à rendu mon mari vert olive. Nous débarquons sur une jolie plage déserte. Quelques pas sur la terre ferme, un petit apéro et un copieux pique-nique lui redonnerons visage humain.

Pour terminer cette journée en beauté, nous découvrons l'îlot M'Titi et son tombant à couper le souffle avec ses coraux de toutes beautés peuplés de milliers de poissons colorés. Finalement nous n'aurons pas rencontrer les fameux tursiopes. En fin d'après-midi nous sommes de retour au ponton de Mamoudzou. Pour refaire cette journée, nous buvons un coup au camion blanc qui nous tend les bras.


Un petit tour de l'île

Ce matin, nous partons sans but précis juste dans l'optique d'explorer davantage ce petit paradis. Le vent nous mène d'abord dans le centre de l’île. Nous sortons de la route bitumé pour emprunter une piste toute cabossée. Tout autour une végétation dense et luxuriante. Nous poursuivons maintenant notre exploration à pied.

Nous sommes au cœur de la réserve forestière. Les Makis, toujours curieux nous accompagnent dans notre progression. Dommage, nous n'avions pas prévu les bananes. Nous faisons une halte aux gîtes du mont Combani. L'endroit et superbe et l’accueil y est chaleureux. De jolies terrasses en bois sur pilotis, à flanc de montagne offre une vue imprenable sur le lagon. Elles sont équipées de petites tables, de fauteuils et de quelques hamacs. Une invitation à la détente. Nous ne nous sommes pas fait prier.

Pour accompagner cette "idyllique relaxe" rien de tel qu'un jus de fruits exotiques frais. Trop bon! Nous décidons d'y déjeuner mais le responsable mzungu nous indique que son frigo est bien vide car il prévoit les repas en fonction des réservations. Un employé Mahorai intervient alors et se propose de nous préparer une pizza accompagnées d'une salade de papaye verte. Ouf! merci mille fois! Vendu! Le repas avalé nous reprenons notre exploration en empruntant la route transversale direction la cote ouest.

A Chiconi nous marquons un nouvelle halte afin de visiter le jardin botanique. Puis direction la ville de Sada. Sada, le fief de l'islam; Son emprunte y est plus marquée qu'ailleurs. Ce village possède un charme fou avec ses maisons qui dévalent la pente jusqu’à la mer et le joli minaret qui domine son centre.

Quelques kilomètres plus bas nous prenons un bain à Tahiti plage. Encore plus bas, à Chirongui nous mangeons des muffin's au chocolat acheté dans une boulangerie locale. C'est sûr, ce sont les meilleurs de Mayotte. Des chèvres errantes déambulent sur la route. Le mont Choungui sublime les paysages du sud par sa silhouette conique de volcan éteint. On dirait qu'il veille sur cette nature généreuse.

A l'est enfin nous marquons un dernier arrêt à musicale plage pour y admirer le plus gros baobab de l'île. Gigantesque! On se sent tout petit. Les belles roussettes (chauves- souris) commencent à s'agiter. La nuit tombe. l'heure du retour à sonner.


Le lac Dziani

Petite-Terre, certes moins authentique, réserve parait-il de belles surprises. Direction la barge pour une traversée toujours haute en couleurs.
Notre objectif du jour : le lac Dziani.

Nous quittons la route principale du littoral au niveau du village de Labattoir pour nous enfoncer dans le cœur de l'île. A la sortie d'un virage un panneau indique le départ de la randonnée. Au bord de la route un minuscule terre plein de terre battue nous permettra de garer la voiture. Un chemin pierreux grimpe vers le sommet de la colline. Tout en haut Whaou!... Nous dominons un splendide lac de cratère formant un cercle parfait. Un sentier de crêtes permet d'en faire le tour. Le vert émeraude du lac contraste joliment avec le bleu profond du lagon qui se dessine en arrière plan. Les pentes du cratère sont boisées de cocotiers. On aurait envie de se baigner dans se décors de rêve. Folie, surtout ne pas s’approcher du cratère, les eaux sont sulfureuses et nauséabondes (forte odeur d'œuf pourri). Nous resterons donc sagement à distance.

Cette randonnée, nous à mis en appétit, direction la plage de Mronyombéni où un excellent resto, nommé Le Faré, les pieds dans l'eau, nous tend les bras. Vraiment un établissement à ne pas raté sur Petite-Terre. On ne vient pas à Mayotte pour la nourriture. Hormis le traditionnel voulé (barbecue), les Mahorais cuisinent peu. Les bon établissements sont rares ce sera le coup de cœur de notre séjour.

En début d'après-midi nous visitons Labattoir. Marquons une halte Chez Azad, une surprenante boutique pleine d'un brique à brac d’objets en tout genres venus de Madagascar (pas ou peu d'artisanat ici). Une vrai caserne d'Ali-Baba!

Puis nous nous dirigeons vers les plages de Moya. Mais à la vue de la piste qui y mène nous décidons de faire demi-tour. Notre pauvre voiture de location a suffisamment souffert. Limitons les dégâts... Et puis nous sommes quand même fatigués par cette semaine intense. Et si nous allions un peu profiter de notre gîte. Se sera donc une fin d'après midi farniente, autour de la piscine en compagnie des Makis. Demain, pour notre dernier jour, ce sera plongée bouteille à la passe en S.



L'heure du départ a sonné! C'est le cœur gros que nous "bargeons" une dernière fois direction l'aéroport de Petite-Terre. Nous pensions qu'une grosse semaine serait suffisante pour venir à bout de ce minuscule territoire. Mais ils nous restent tant de choses à découvrir. Allez, arrête de pleurnicher, les vacances ne sont pas terminées. Nous quittons Mayotte pour découvrir l'île de la Réunion c'est pas mal non plus. Non ? Certes, mais l’expérience nous le confirmera Mayotte est vraiment exceptionnelle.

Voyage raconté par vmpbou

Photos Carnet de voyage à Mayotte


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Les plus...

  • Le dépaysement
  • Les payasages
  • La faune exceptionnelle

Les moins...

  • L'insécurité, ne pas afficher de signes de richesses (bijoux, téléphone dernier cri...)
  • L'état des routes, pistes. Mais ça fait partie du charme. Nous louerons un 4x4 la prochaine fois
  • Eviter le hôtels, plus chers et bien moins confortables que les gîtes

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