Approche tibétaine: de Pékin à Linxia (1ère partie)

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Depuis plusieurs années nous avions envie d'aller au Tibet, ce rêve s'est finalement concrétisé en 2015. Accompagnés d'une spécialiste française du Tibet, nous avons eu la chance d'être un petit groupe de huit personnes.
Pour nous ce voyage se divise en trois parties: l'Empire du Milieu, la région de l'Amdo (une des anciennes régions du Tibet Historique ou Grand Tibet) et le Tibet, voici donc la 1ère partie du 1er au 10ème jour.

Photo de voyage en  Chine

Voyage organisé en Chine de 3 semaines (Octobre 2015) raconté par icare

Circuit de 23 jours

Après nous être beaucoup documentés, notre choix s'est porté sur un circuit de 23 jours (du 25 octobre au 16 novembre 2015) qui partait de Pékin, et se terminait au Népal, à Kathmandu.

Malheureusement, suite aux tremblements de terre qui ont sévi dans l’Himalaya en avril 2015, la frontière sur la route de l’Amitié (Lhassa-Kathmandu), n’était pas encore ouverte au tourisme au moment de notre départ, de ce fait notre voyage a été modifié.

Le circuit a débuté par les visites des deux capitales historiques de l’Empire du Milieu, Pékin et Xian et de leurs environs.

Il a continué par l’Amdo, une des anciennes régions du Tibet Historique (ou Grand Tibet), souvent méconnue, et qui nous a permis une bonne acclimatation avant de rejoindre la mythique Lhassa par le train le plus haut du monde.

Nous avons ensuite poursuivi avec la traversée de l’Himalaya à la découverte des points forts du Tibet, "le Toit du monde".


Pékin: Place Tian'anmen

Après avoir déposé nos bagages à l'hôtel, nous partons pour une première découverte de la place Tian'anmen. Cette fameuse place nous l'avions déjà vu lors d'un précédent voyage en 1993.

Toujours aussi impressionnante, elle couvre une superficie de plus de 40 hectares. Il va d'ailleurs falloir emprunter les passages souterrains pour nous rendre d'un point à un autre car pas question de traverser à pied, la nuit la place est fermée (le jour aussi d'ailleurs).

Elles est absolument vide, seules des voitures de police sont en stationnement. Il nous faudra également passer plusieurs fois sous des portiques de sécurité avec détection de nos sacs aux rayons X.

Après avoir marché un bon moment, nous arrivons dans un marché pour nous restaurer, puis nous rentrons à l'hôtel en bus car après 11 heures de vol et un décalage horaire de 7 heures nous avons envie d'une bonne nuit de sommeil.

Le programme des jours suivants sera dense et nous aurons l'occasion de retrouver cette place dès le lendemain matin.


Pékin: le Temple du Ciel et le Temple des Lamas

Ce matin retour à pied au sud-est de la place Tian'anmen pour aller visiter le Temple du Ciel (classé au patrimoine mondial de l'UNESCO en 1998).

Situé au milieu du parc Tiantian, il a été construit en 1420 sous le règne de l'Empereur Yongle, de la dynastie Ming, puis sous la dynastie Qing. Il forme un ensemble majestueux de bâtiments dédiés au culte.

Son agencement global, comme celui de chaque édifice, symbolise la relation entre le Ciel et la Terre – le monde humain et le monde divin – essence de la cosmogonie chinoise, ainsi que le rôle particulier des empereurs dans cette relation.

Véritable illustration de la cosmologie chinoise et emblème de la ville de Pékin, il était destiné à offrir aux empereurs de Chine, considérés comme les Fils du Ciel, une passerelle vers le monde céleste.

Après cette visite, nous prenons le métro pour nous rendre au Temple des Lamas (ou Yonghegong), connu également sous le nom de Lamaserie de l’Harmonie et de la Paix; c'est l'un des plus grands temples de Pékin.

Construit en 1694 par l'empereur Kangxi ( 3ème empereur de la dynastie Mandchou Qing ) comme résidence pour son fils le prince Yin Zhen. Lorsque ce dernier lui succéda sur le trône en 1723, le nouvel empereur s'installa dans la Cité Interdite, il prit le nom de Yong Zheng et rebaptisa son ancienne demeure le Palais de l'Harmonie. Il fit aussi remplacer les tuiles vernissées vertes par des jaunes, la couleur impériale. En 1744, son successeur, l'empereur Qianlong transforma le palais en lamaserie en l'offrant au moines tibétains. Il devient le lieu de culte lamaïste le plus important hors du Grand Tibet.

Au temps de sa splendeur (XVIIIe et XIXe siècles), le monastère hébergea des centaines de lamas tibétains, de moines chinois, mongols et mandchous.

Actuellement, des religieux (environ 70) mongols et tibétains vivent ici: en effet, le temple a survécu à la Révolution culturelle grâce à l'intervention du Premier ministre Zhou Enlai. Il a été rouvert au public en 1981.


Pékin: La Cité interdite

Siège du pouvoir suprême pendant plus de cinq siècles (1416-1911), la Cité interdite est l'héritage culturel et d'architecture le plus important légué par les dynasties Ming et Quing. Son nom complet est la "Cité pourpre interdite", en référence à la petite étoile violette dans l'astronomie chinoise, c'est-à-dire l'étoile polaire de l'astronomie occidentale.

Avant 1924, année où elle a été ouverte au public, personne d’autre que l’empereur et sa cour n’avait le droit de s’en approcher ni même de la regarder, d'où son nom de "Cité interdite".

Les travaux du palais impérial commencèrent en 1407 pour s'achever en 1420, sous le commandement de Yongle, 3ème empereur de la dynastie Ming. 200 000 ouvriers travaillèrent d'arrache-pied pour édifier les dizaines de palais, les milliers de pièces, les douves, et les remparts.

Vingt-quatre empereurs et leur cour s'y sont succédés, quatorze de la dynastie Ming et dix de la dynastie Qing, jusqu’à Puyi (1906-1967), le dernier empereur, déchu à la proclamation de la République de Chine le 1er janvier 1912; néanmoins il résida dans la Cité jusqu'en 1924 (Puyi est décédé sans descendance).

La Cité s’étend sur plus de 72 hectares, compte 980 bâtiments abritant selon la légende 9 999 pièces (8 704, d'après une étude menée en 1973). Le chiffre de 9 999 s’explique par le fait que selon la tradition, seules les divinités avaient le droit de construire un palais comprenant 10 000 pièces. Les hommes, de ce fait, essayaient de se rapprocher aussi près que possible de leur idéal de perfection. Le nombre 10 000 représente symboliquement "une infinité dénombrable" en Chine.

L'architecture générale de la cité est basée sur le même plan que les maisons traditionnelles de Pékin, les siheyuan.

L'ensemble est divisé en deux parties: au sud, la cour extérieure (partie officielle) qui abritait le siège du gouvernement, au nord, la cour intérieure (partie privée), regroupant les appartements de la famille impériale. Il faut imaginer une vie entière cloîtrée derrière un mur d'enceinte, sans paysage, sans connaissance du monde extérieur. Les concubines rentraient dans le Palais Impérial dès l'âge de 14 ou 15 ans pour ne jamais plus en ressortir.

Certains empereurs, coupés de la réalité, ont perdu le sens des responsabilités politiques, laissant le pouvoir de décision aux eunuques.

Depuis 1987, la Cité interdite est inscrite sur la Liste du Patrimoine Mondial de l'Unesco.


Pékin: La Grande Muraille

La Grande Muraille ("le dragon de dix mille li") est un passage quasi obligé pour quiconque vient en Chine.
Il existe plusieurs tronçons pour les visites:
- Badaling (à 70km de Pékin) est le plus touristique et le plus accessible,
- Mutianyu (à 90km de Pékin), est assez sauvage,
- Simatai (à 110km de Pékin), est l'un des plus authentiques mais ponctué de parties très abruptes,
- Jinshanling (à 120 km de Pékin), est comparable à Simatai mais en moins fréquenté, c'est donc ce dernier que nous choisissons.

C'est la structure architecturale la plus importante jamais construite par l’Homme à la fois en longueur, en surface et en masse; sa longueur totale serait de 6 700 km.

Des études par satellite ont montré que de nombreux segments, d'une longueur totale d'environ 1 000 kilomètres, étaient de nos jours enfouis sous terre.

Populairement, on désigne sous le nom de "Grande Muraille" la partie construite durant la dynastie Ming (2 700 km à vol d'oiseau), entre Shanhaiguan (province du Hebei), qui marque l'extrémité orientale de la Grande Muraille au point où elle rejoint la mer de Bohai, et Jiayuguan (province du Gansu), qui marque l'extrémité occidentale.

Sa construction a débuté dès l'époque des Printemps et des Automnes (770-476 av. J.-C.), puis pendant la période des Royaumes Combattants (475 à 221 avant J.C.), pour se protéger des incursions des tribus mongoles.

En 221 av. J.-C., le premier empereur, Qin Shi Huangdi (celui dont le tombeau renfermait 8000 soldats en argile grandeur nature à Xian), décide d'unifier les portions déjà existantes afin de poursuivre sa politique d'expansionnisme. Son tracé reprenait des tronçons de murs défensifs plus anciens, qui furent ainsi réunis, prolongés et consolidés.

Entre 206 av. J.-C. et 220 apr. J.-C., la dynastie Han continue la construction de la Muraille.
C'est sous la dynastie Ming (1368-1644) que la Muraille prend sa forme actuelle pour empêcher les armées mongoles et mandchoues d'envahir la Chine.

1598 voit l'achèvement de la Grande Muraille, dans la région située au nord de Lanzhou.
La Grande Muraille de Chine est inscrite sur la liste du Patrimoine Mondial de l'UNESCO depuis 1987.


Datong: Grottes de Yungang et monastères Huayans

Après une nuit en train-couchettes, arrivée à Datong dans la province du Shanxi.

Nommée Pingcheng pendant la dynastie Han, Datong fut capitale sous les Wei du Nord (386-534) mais perdit en 494 son rang au profit de Luoyang. Elle fut renommée Datong en 1048.

A 16 km à l'ouest de Datong, nous allons découvrir les grottes de Yungang taillées dans les falaises de grès de la Montagne de Wuzhou. C'est l’un des quatre plus célèbres sites de sculptures rupestres bouddhiques de Chine.

Leur construction a été initiée en 453 sous la dynastie des Wei, sous les ordres du moine Tanyao et s’est poursuivie jusqu’à la dynastie des Tang.
On distingue trois périodes:
- période ancienne (460-465) qui comprend 5 grottes principales (numérotées de 16 à 20) qui ont été creusées sous la direction du moine Tanyao. Elles abritent des statues géantes (13 à 15m de hauteur),
- période moyenne (vers 471-494),
- période récente (494-525).

D'est en ouest sur environ 1 km de long, ces grottes, au nombre de 252, renferment près de 51 000 statues de bouddhas, bohisattvas et gandharvas sculptées à même la pierre, d’un style architectural mélangeant à la fois l’art traditionnel chinois et les influences étrangères amenées par la Route de la Soie, lien de contact entre les civilisations de l’Occident et de l’Orient.

Quarante cinq grottes sont ouvertes au public. Certaines (notamment la N°5 et N°6) sont particulièrement impressionnantes car très colorées et finement détaillées, malheureusement les photos sont interdites.

Les grottes de Yungang sont inscrites au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2001.

De retour à Datong, visite du monastère Huayan, signifiant "Guirlande de Fleurs".

Construit sous la dynastie des Liao au cours du XIe siècle, il ne formait qu’un monastère mais au début du XVIe siècle, il a été divisé en deux monastères distincts.

Le premier, appelé Shang Hua Yan, date de 1038. Il a été en parti détruit mais il subsiste encore une très belle bibliothèque. Dans la salle principale du monastère, la salle Mahâvîra, se dressent cinq bouddhas dorés de taille impressionnante, entourés de nombreuses statues de soldats et de bodhisattvas (photos interdites).

Le deuxième monastère, nommé Xia Hua Yan est doté d’un toit original. A l’intérieur, il est décoré de très jolies peintures datant de la dynastie Qing ainsi que de statues de l’époque Ming.


Pingyao, un voyage dans le passé

Visiter Pingyao c'est faire un saut dans le passé: abritée derrière ses remparts d'origine elle a réussi à conserver son histoire intacte.

A deux reprises, sous les empereurs Ming puis avec les Qing, la cité Han a connu l'opulence. En 1824, date de création de la Banque Rishengchang, elle devient la capitale financière de toute la Chine et le restera jusqu'à l'aube du XXe siècle.

Pékin ayant repris les marchés financiers de cette petite ville provinciale, elle tomba dans l'oubli et la décrépitude. C'est ce qui la sauvera des exactions des gardes rouges pendant la Révolution culturelle.

A la fin des années 80, l'accélération du développement économique aboutit à la destruction hâtive d'une partie du patrimoine à travers le pays. Pingyao y échappe grâce à l'influence conjuguée d'un professeur d'urbanisme de Shangai, Ruan Yisan, du cinéaste Zhang Yimou qui tourne "Epouses et concubines" dans la région, et à la prise de conscience de la manne financière liée au tourisme.
Classée en 1986 par les Chinois, elle est inscrite au patrimoine de l'UNESCO depuis 1997.

Le lendemain de notre arrivée, nous débutons la journée par la visite de quelques-unes des nombreuses anciennes résidences, appelées siheyuan (près de 3 800), datant des dynasties Ming (1368-1644) et Qing (1644-1912).

Nous continuons avec la visite de 2 temples (à voir dans le prochain album), en attendant je vous invite pour une balade sur les remparts de la ville.

La forteresse est entourée de douves et la muraille, longue de 6km, est percée de 7 portes : 1 au nord, 2 au sud, 2 à l’orient, 2 à l’occident. Les 3 000 créneaux et 72 tours de guet font écho aux 72 sages et 3 000 disciples de Confucius.


Pingyao, temples et bâtiments officiels

Pyngyao renferme plusieurs temples bouddhistes, taoïstes et confucéens.
Après la visite des demeures anciennes, le 1er jour, nous allons au temple des Dieux de la Cité.
Le lendemain nous partons visiter le temple de Confucius, le plus ancien bâtiment de Pingyao et nous terminons par la visite d'un Yamen (l'ancien siège du gouvernement).
Après dîner transfert à la gare pour prendre un train rapide (2h) pour Xian.


Xi'an, l'armée enterrée

Dans la matinée, nous prenons la route pour nous rendre sur le site (à 42 km de Xi'an) de l'armée enterrée de terre cuite du premier empereur, Qin Shi Huangdi (Qin se prononce T'sin, d'où la possible origine du mot Chine).

En 231 av.J.C., le suzerain du royaume de Qin décida d'unifier la Chine morcelée en royaumes et devint ainsi le premier empereur de Chine (221-210 av. J.C.).

Au delà de la conquête militaire, son oeuvre consista également à unifier l'écriture, les poids et mesures, la monnaie, les travaux de la Grande Muraille..., et la construction de son tombeau.

Le mausolée, de 115 m de haut, comprend d'une part le tombeau de l'empereur ( non encore fouillé), d'autre part les fosses où se trouvent les vestiges ensevelis de milliers de soldats de terre cuite. L'ensemble s'étend sur environ 56,25 km².

La construction de la nécropole a nécessité trente-six ans et plus de 700 000 ouvriers.
Actuellement, trois fosses ont été partiellement dégagées et ouvertes au public :
- la fosse N°1 a été découverte en 1974 et ouverte au public en 1980. C'est un cultivateur, Yang Zhifa, qui, en creusant un puits, a découvert la tête d'un guerrier et des pointes de flèches en bronze,
- la fosse N°2 a été découverte en 1976 et ouverte également en 1994. Le site fut pillé par Xiang Yu (le 2ème empereur), à peine quatre ans après la mort de Qin Shi Huangdi, pour récupérer les armes (réelles) des soldats de terre cuite. Cette fosse abrite des chars, des cavaliers et des fantassins au nombre de 1 300. Quatre belles statues sont exposées dans une salle du musée attenant,
- la fosse N°3 a été découverte plus tardivement, c’est la plus petite et la plus profonde. On y trouve environ 68 soldats et un char de guerre. Certains archéologues pensent qu'il s'agirait du commandement de l'armée enterrée.

Des bâtiments ont été construits au-dessus des trois premières fosses pour les protéger, les archéologues en ont trouvé de nouvelles.

En revanche, la tombe de l'empereur, située à environ 1,5 km à l'ouest, et recouverte d'un tumulus, n'a pas encore été fouillée par les archéologues. L'État souhaite attendre le développement de technologies qui garantissent que le contenu, en particulier la momie de l'empereur, ne subira aucun dommage. De plus, les archéologues cherchent à s'assurer que les pièges et les trappes équipées d'arbalètes, installées, pense-t-on, par l'empereur pour protéger sa dépouille des pillards, ne constituent pas un danger.

L’UNESCO a inscrit le site au Patrimoine Mondial en 1987.


Xi'an, capitale de la Chine ancestrale

Autrefois appelée Chang’an (Paix Eternelle), Xi'an (Paix Occidentale) a une histoire de plus de 3 000 ans, et possède encore son enceinte fortifiée datant de l'époque Ming.

Elle connut les heures de gloire de la dynastie des Han (206 av. JC.- 8 apr. JC.), puis de celle des Tang (618-907). Elle n'a d'équivalent que Rome ou Byzance.

Capitale de l'empire de Chine, elle fut également capitale de l'ancienne route de la Soie. C'est là que des marchands, venus d'Asie Centrale, se rassemblaient avant de prendre la route de l'ouest, de traverser les déserts les plus redoutés de la planète et d'escalader les plus hauts sommets du monde. Ceux sont ces mêmes marchands qui ont introduit l'islam en Chine; leurs descendants, les Hui, pratiquent l'islam sunnite. Le terme Hui est originaire du mot en mandarin "Huihui", un terme utilisé dans un premier temps sous la dynastie Yuan pour décrire les personnes venant d'Asie centrale, de Perse ou des pays arabes et qui résidaient en Chine (des musulmans vivent dans toutes les régions de Chine: Ouïghours, Kazakhs, Dongxiang, Kirghizes, Salars, Tadjiks, Ouzbeks, Bonan et Tatares).

De retour en ville, après la visite de l'armée enterrée, balade et dîner dans la quartier musulman où les ruelles fleurent bon les épices, et où vivent plus de 30 000 mille Hui.

Le lendemain nous visitons la grande pagode de l'Oie Sauvage, emblème de la ville de Xi’an. Erigée en 652, sous la dynastie Tang, par l’empereur Xuan Zong (618-907), elle comportait cinq étages. Elle a été reconstruite en 704, pendant le règne de l'impératrice Wu Zetian et sa façade en briques a été restaurée pendant la dynastie Ming.

L'après-midi, nous retournons dans le quartier musulman pour découvrir la Grande Mosquée. Cette mosquée est l’une des plus grandes et plus anciennes mosquées de Chine. Erigée en 742 sous la dynastie Tang, elle allie traditions musulmanes et chinoises: on y retrouve l’ensemble des lieux d’une mosquée, mais disséminés dans plusieurs pavillons agrémentés de parterres et de bosquets. Elle a probablement été fondée par l'amiral Cheng Ho, le fils d'une famille musulmane prestigieuse et Hajj.

Lors d'un précédent voyage, en 1993, nous avions eu l'occasion de découvrir Xi'an, c'est avec beaucoup de plaisir que nous avons retrouvé cette ville pendant deux jours.


Bingling Si, des grottes au bord de l'eau

Lanzhou, sur la route de la Soie, est une ancienne cité dont la fondation, sous la dynastie des Han, remonte à 2 000 ans. C’est aujourd’hui la capitale de la province du Gansu.

Considérée comme la ville la plus polluée de Chine, il semblerait, d'après le gouvernement chinois, que ça ne soit plus le cas. Toutefois il est fortement déconseillé de s'y rendre au printemps; situées dans une cuvette, les usines, et en particulier les raffineries de pétrole, rejettent leur nuages toxiques dans l’atmosphère. Nous ne faisons qu'y passer.

Après une heure de route, pour rejoindre l'embarcadère (à 70 km de la ville de Lanzhou), nous prenons un petit bateau pour nous rendre sur le site des grottes de Bingling Si, appelées aussi les "Grottes aux Mille Bouddhas".

L'ensemble est composé de 183 grottes contenant 694 statues de pierre, 82 statues d'argile, stûpas et peintures murales. Un tour de force commencé sous la dynastie des Wei du Nord qui a continué pendant plus de 1 000 ans.

Redécouvertes en 1952 et ouvertes au public en 1980, elles furent longtemps préservées des guerres et des pillages à cause de l'inaccessibilité du lieu. Depuis la construction d'un barrage a proximité en 1967 et la montée des eaux conséquente, on peut maintenant accéder à ces grottes par bateau.

Fresques et statues constituent une des merveilles de l’art bouddhique rupestre.



Une 1ere partie de notre circuit réussie, bien qu'un peu dense. C'est avec plaisir que nous avons revu certains endroits (Pékin, Xi'an...). La découverte des grottes est très intéressante.

Voyage raconté par icare

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Recommandations pour ce voyage

Les plus...

  • Pour la Grande Muraille privilégier le tronçon Jinshanling
  • Ne pas rater la visite de la ville-musée de Pingyao
  • Xian et son armée d'argile
  • Ne pas hésiter à prendre le métro

Les moins...

  • Ne pas rater l'heure pour la visite de la Cité interdite
  • Eviter les tronçons touristiques de la Grande Muraille, privilégier celui de Jinshanling ou de Simatai

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