Dépaysement total sur l'île d'Ambrym

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Intégré dans un voyage d'un peu plus de 2 semaines entre le Vanuatu et les Fidji, ce carnet de voyage traite uniquement des 4 journées passées sur l'île d'Ambrym, au Vanuatu. Au programme, 2 jours de farniente entrecoupés de treks avec nos deux enfants alors âgés de 10 et 7 ans.

Photo de voyage au  Vanuatu

Voyage "sac à dos" au Vanuatu de 1 semaine (Août 2014) raconté par Maouh

L'arrivée à Ambrym... un voyage dans le voyage

Après un petit périple pour trouver un taxi puis 2 heures d'attentes à l'aéroport, nous embarquons pour l'île d'Ambrym via l'île de Malékula.

Même si cette destination n'est qu'une escale, elle mérite de s'y attarder... en particulier pour son aérodrome mémorable situé à Norsup. Nous en avons fait des aéroports et aérodromes, mais celui-ci mérite la médaille d’or !

Je ne sais comment le décrire. C’est extraordinaire, rudimentaire, épuré, je ne sais comment dire. Ou alors à moitié démoli, ou à moitié construit. Il y a l’essentiel, un comptoir pour l’enregistrement, une balance pour les bagages et les passagers, une espèce de chariot d’accès à bord bricolé avec des planches et un chariot à bascule pour les bagages. C’est énorme !

Il n’y a rien à l'aérodrome, même pas de quoi acheter une bouteille d’eau ! Nous sommes quittes pour mourir de faim et de soif ! A peine arrivé, l’avion repart pour Santo avec ses 16 passagers. La vie se disperse dans l’île, l’agitation retombe. Nous restons complètement subjugués par les lieux, fascinés, émerveillés par la simplicité des choses et aussi un peu hilares !

En fait nous sommes 5 à attendre. Un japonais d’une trentaine d’année est là. Aussi seul qu’un grain de riz dans une assiette après le passage de notre fils ! La discussion s’amorce en anglais. Il est de Tokyo, et se rend aussi à Ambrym avec le même organisateur. Il s’appelle Yamamoto, et il bosse chez Mitsubishi ! Un sketch ! Nous discutons maintenant avec Danny qui est résident et qui est venu attendre sa femme. Un peu en français, car il était à l’école française avant l’indépendance. Il y a avait un condominium franco-britannique. Ceux qui vivaient à côté d’une école anglaise, apprenaient l’anglais et vice versa. Il a des bases de français, parle en anglais et peste en Français quand il ne trouve pas ses mots ! Il a voyagé jusqu’en Inde où il nous explique qu’il a été choqué par la pauvreté et la misère là-bas ! Pourtant, on ne peut pas dire que l’endroit où nous sommes soit riche et luxuriant. Il n’y a rien, les gens vivent dans des cases, en bois ou en tôle ! Et pourtant, il nous dit que ça a été très dur pour lui de voir les gens qui n’avaient pas à manger. Qu’ici ils n’ont pas grand-chose, mais qu’ils ont toujours à manger quand ils ont besoin, il y a de tout qui pousse partout. Sympa ce regard de celui qui n’a pas grand-chose, mais bien heureux comme ça, envers ceux qui sont vraiment pauvres.

Au loin, un bruit pas possible annonce l’arrivée de l’avion. Nous interrompons ainsi notre escale qui fut donc des plus agréables.

A bord, je suis assisse entre 2 femmes Vanuataises qui n’ont pas l’air rassurée. L’avion vole bas, près des montagnes, elles semblent inquiètes. Nous atterrissons de nouveau en douceur, les dames sont soulagées et lorsque l’avion fait demi-tour, j’aperçois la piste et là m’échappe un énorme rire !! Elles se marrent avec moi. Nous avons atterri dans un champ d’herbe haute ! Incroyable. Depuis l’avion j’aperçois 3 jeunes hommes qui arrivent depuis un chemin dans les hautes herbes et attendent l’arrêt de l’appareil.


Le village de Ndu

L'aérodrome est plus « développé » qu’à Malékula. Deux jeunes hommes nous attendent pour nous emmener à Endu, le village de notre destination. Les enfants sont fous de joie de pouvoir monter dans la benne du pick-up ! La végétation est très dense, et nous empruntons le chemin repéré depuis l’avion qui est en fait une route, LA route. Une piste dans les herbes hautes. Pas de vraie route ! Pas de 4X4, pas possible d’avancer. Nous mettons plus de 40 minutes pour atteindre le village distant de 10 kilomètres.

Nous découvrons avec un émerveillement de gosse ce site qui nous accueille. C’est juste incroyable, une telle façon de vivre en 2014. Parsemé de cases en bois, faites de bambous et de feuilles de palmier, habillement cachée dans la végétation, sur un sol de sable noir balayé plusieurs fois par jour, le lieu est sublime. La mer en contre bas vient faire chanter les vagues sur les gros blocs de pierres volcaniques. Magnifique. Tous les enfants du village viennent à leur tour voir les Matalos, les blancs dans leur dialecte (ici, ils ne parlent pas le bichlamar, même s’ils le comprennent, ainsi que l’anglais et pour certains le français).

Passée la barrière de la langue, les enfants s’amusent au loup avec une bonne douzaine de gamins. Ils courent partout, ils ont la santé ces petits là, pas de problème d’obésité dans le village ! Ils témoignent d’une agilité incroyable et grimpent aux arbres comme des pros ! Ils nous présentent leur école, c’est trop mignon, 2 salles de classe avec affichées sur tous les murs les leçons, les règles de vie (N°1 : parler anglais uniquement).

Nous dinons tous ensemble un poulet tué 1h plus tôt, des ignames sauvages, de la chouchoute, du riz, de la papaye, des poivrons, de la patate douce : un régal ! Nous discutons avec Yama qui a l’air tellement inquiet pour tout ce qui est hygiène. Il n’y a pas de douche sur le camp au volcan, pas de maison où dormir, c’est tente ou faré ouvert. I! En plus il nous apprend qu’une poule a élu domicile dans sa chambre et dès qu’il la met dehors, elle revient par la fenêtre ! Le pauvre. L’obsession de la propreté chez les japonais est donc fondée. Et dire qu’il vient ici pour se détendre, loin de toutes normes d’hygiène !!!

Les cases qui nous accueillent sont pleines de charmes, décorées avec des objets tressés et des fleurs. C’est superbe. Nous avons à l’écart une douche réalisées avec des pierres volcaniques, des bambous et un WC. Sympa. Etant grande, lorsque je me douche, on me voit de partout ! Tant pis, de toute façon, j’opte pour la pseudo douche, l’eau est froide ! Les enfants sont à l’étage, ils sont ravis de cet endroit qui ressemble à une cabane. Pas besoin de les bercer pour qu’ils s’endorment, sous les moustiquaires.


Première partie du trek - L'ascension

La nuit fut excellente. Les enfants ont eu la visite d’un chat pendant la nuit, et ce matin il leur a apporté le petit déjeuner : une sourie morte ! Yama a passé la nuit avec « sa poule » ! Même les animaux sont sympas dans ce village. Le petit déjeuner est à 6H30 et départ pour le trail d’Ambrym.

Nous ne savons toujours pas si nous partons pour une ou deux nuits là-haut. Cela dépendra du temps nous dit Richard, le guide. Nous avons 2 porteurs, car 2 sacs à dos, à 1500 vatu (environ 13 euros) par jour et par porteur. Vue la tête des porteurs devant le volume de nos sacs, j’espère que ça va aller. Les porteurs emmènent aussi le repas.

Nous commençons par une petite demi-heure le long de la plage. C’est joli ces grosses pierres noires et les vagues qui s’écrasent dessus. Dès les 10 premières minutes, notre porteur Marc s’arrête et nous ne le reverrons plus avant le soir. Il a dû se dire qu’avec des enfants, nous n’allions pas avancer, et comme il marche vite, et qu’il a du poids à porter, il a dû préférer limiter le temps de portage et aller à son rythme.

Puis débute la grimpette en pleine forêt tropicale, superbe ! La pluie se met rapidement à tomber. Cela n’arrête ni Tom ni Camille qui grimpent assez facilement ce chemin (réputé difficile). Même Yama décroche.

Nous arrivons sur la caldera du volcan, large comme une autoroute à 3X3 voies. C’est impressionnant cette bande de sable noir au milieu de ce vert. Un vent léger souffle sur nos k-ways détrempés et le froid se fait sentir. La prochaine fois, c’est goretex pour tout le monde. Camille est un peu freinée par ce froid mais retrouve la pêche après 2 marshmallows. Nous traversons une plaine verte, puis arrivons au bout d’1h30 au campement. En tout, nous auront mis 4h15 pour monter, sous une pluie continue. Le campement est de fortune, 2 abris en bois plutôt mal en point, où 2 porteurs arrivés avant nous tentent de faire démarrer un feu pour faire une eau chaude sucrée agrémentée de feuilles d’orange. Servis dans des tasses plus qu’usagées et utilisées sans jamais croiser le liquide vaisselle ! Il ne faut pas être atteint de TOC de propreté pour venir ici. Notre japonais prend un coup au moral ! L’autre couple partis en même temps que nous nous rejoint après 6H15 de marche, trempés, affamés. Leur guide prépare de la nourriture, mais il y en a que pour son groupe, notre porteur n’étant pas arrivé avec nos provisions ! Nous partageons donc le riz et le chou chine, qui réchauffe les corps.


A la découverte... râtée... du volcan

Nous prenons la direction du volcan, juste au moment où nos porteurs arrivent. Ils ont tué un cochon sauvage en venant… au sabre !

Nous repartons donc sous la pluie, après avoir pris soin d’ôter nos pulls bien chauds et de remettre nos t-shirt bien mouillés. Hum, un régal ! 30 minutes de marche dans un paysage lunaire. C’est sympa, des herbes poussent çà et là, des sillons sont formés par je ne sais quoi ? De l’eau, de la lave, le vent ?

Nous approchons du lac de lave, le guide nous demande de nous tenir en retrait. Il y a un vent froid qui frappe nos k-ways. C’est frigorifiant. Richard le guide se met à crier dans le volcan ! On ne voit rien du tout, il y a beaucoup trop de fumée, de brouillard. Dommage car le grondement qui monte donne envie d’en voir plus ! Richard continue à crier vers le bas. Yama et moi nous demandons à qui il parle ? Au volcan peut être en concluons nous, avec un léger sourire. En fait oui, il parle à la lave. Il lui demande de se montrer ou la prévient de notre arrivée, je ne sais pas. Nous ne verrons rien.

Le retour se fait en courant pour se réchauffer un peu. Les enfants débordent d’énergie. L’endroit doit être splendide avec la vue dégagée mais apparemment ça ne sera pas le cas demain non plus. Les guides nous proposent de revenir là demain à 4h00, pour voir la lave.

Nous montons notre nouvelle tente pour la première fois. Nous profitons d’un moment au sec avant le repas. Au milieu de nulle part, ils nous préparent igname, chouchoutte, choux au thon, riz, poivrons. C’est très bon.

Les villageois d’Endu ont une manie assez particulière : ils rotent bruyamment et très souvent. Puis pas de « excuse me », non, c’est normal. On s’y fait à force, mais il faut expliquer aux enfants que c’est dans leur culture, et pas dans la nôtre que l’on fait ça, donc pas question qu’ils copient ! Je pense quand même que cela doit provenir de sacrés désordres gastriques pour roter aussi souvent ! Puis Richard nous dit d’aller au lit car le réveil est à 4h pour aller au volcan, même s’il pleut !


Seconde tentative réussie

Quel bonheur d’entendre la pluie tomber quand on est au chaud dans son duvet ! Il est 4h20, nous nous sommes ratés pour le réveil à 4h00. Camille préfère rester dormir, on la laisse donc puisque le second couple de randonneurs ne vient pas non plus.

Nous partons avec Yama, Richard et Ri, la porteuse. Tom ne s’est posé aucune question, il a sauté dans son short encore humide, quitté son pull et enfilé son k-way mouillé. A peine sommes-nous partis au pas de course dans la nuit noire, guidés par nos frontale, que le vent et la pluie s’occupent de nous refroidir. On ne voit rien, on se pèle, mais qu’est ce qui peut bien nous motiver ? La lave ! Plus nous approchons, plus le ciel noir devient rouge. C’est très beau. On rêverait de se réchauffer au coin du volcan !

Lorsque nous arrivons, nous sommes gelés. Richard redemande au volcan de bien vouloir se montrer, aux fumées de s’éloigner, mais rien. C’est plus beau qu’hier car nous sentons la chaleur qui se dégage d’en bas, et le rouge est envoutant.

Puis pendant un court instant, nous apercevons la lave en fusion. « Waouh, c’est trop beau !» dit Tom. C’est incroyable, ce cercle rouge de feu qui crache des morceaux de lave orange, jaune. Je n’avais jamais vu ça de si près ! Nous avons même la chance de l’apercevoir une deuxième fois avant d’être vaincu par le froid et de rebrousser chemin sous la pluie et le vent.

Une eau chaude nous attend dès notre arrivée au campement, puis petit déj : banane poingo frit, riz et choux chine. Les guides ont fait chauffer dans l’eau des morceaux du cochon sauvage et ont embroché une patte sur un bout de bois. Tom ne résiste pas à aller grignoter un morceau ! Je pense qu’il a agréablement surpris tout le monde chez les autochtones qui se prennent même en photo avec lui. Il est dans son élément, comme un poisson dans l’eau. Il ramasse le bois, entretien le feu, taille les écorces et marche très bien. Vu le mauvais temps, nous renonçons à rester une nuit de plus et sur les conseils de Richard, nous repartons.

Les enfants descendent à une vitesse de marche incroyable. Même les guides leurs demandent de ralentir, de ne pas courir car c’est glissant et ils ont peur qu’ils se fassent mal.

Nous faisons sécher le linge, j’en profite pour emprunter la lessiveuse de Rona, et j’attaque le nettoyage à la main. C’est génial, j’adore comme ils vivent simplement. Ils sont tout le temps en activité, préparent le repas, construisent des trucs, nettoient, et les hommes comme les femmes font les mêmes taches.

La balade dans le village est très agréable. Les enfants s’éclatent avec les gosses du village, communiquent entre eux avec gestes et quelques mots d’anglais. Ils dépècent tous ensemble le poulet tué pour le repas, aident à râper la coco. Rona et Welda sont contents, ils veulent garder Camille avec eux. Welda n’arrête pas de lui caresser ses longs cheveux.

Pour le repas, Welda nous prépare un lap-lap, plat traditionnel bichlamar. C’est particulier. Coco, manioc cuit dans de la feuille de bananier avec au centre les morceaux de poulet. C’est copieux, enfin plutôt c’est bourratif, ça colle au corps. Nous échangeons pendant le repas avec Yama. Il apprend des mots de japonais aux enfants. Les voyages permettent de faire de belles rencontres et de beaux échanges, quelle que soit la langue ! Le village est très calme, nous sommes bien soignés par Rona et Welda, dans un cadre 100% naturel, c’est extra. La fatigue se fait sentir et tout le monde se couche de bonne heure.


Une journée au village

Les enfants passent leur matinée à aider Rona et Welda à préparer à manger. C’est très instructif. Welda apporte un petit cochon qu’il vient de tuer. Ils les assomment pour les tuer, comme les poules. Avec l’aide de Welda et Rona, ils brulent les poils, arrosent la peau et la brulent avec un fagot de feuille de palmier pour la décoller.

Puis ensuite, ils grattent la peau avec un couteau, frottent ce qui reste avec un morceau de coco, puis lavent le corps du cochon et le suspendent à un crochet par la bouche. Ils découpent une pate avant pour le repas de midi, et le reste du cochon servira pour le bougna du soir.

D’ailleurs la préparation est sympa. Une fois tous les ingrédients à l’intérieur, ils arrosent de lait de coco fait avec les cocos râpées et le jus cuit ensemble. Ils referment les feuilles de bananier et posent dessus de grosses pierres de lave préalablement chauffées. Le tout est reposé sur le feu et cuit pendant une heure. Sacré travail !

Nous parcourons le village et trouvons une enfant d’environ 1 an seule devant sa case, nue sur la terre noire. Puis nous lui faisons un coucou et elle se met à pleurer ! Personne ne vient s’occuper d’elle. Un villageois vient s’assoir à côté de moi et me dit qu’elle doit avoir faim mais que sa maman est au champ, puis il passe son chemin. Un enfant nous dit qu’en fait, elle a peur des Matalos. Une petite fille de 3 ou 4 ans vient finalement s’occuper d’elle !

Les enfants sont complètement autonomes, on ne voit jamais un adulte leur interdire quoi que ce soit. Les règles doivent être bien établies et les enfants aident beaucoup aux taches autour de la maison, sans jamais rechigner. Nous découvrons par ci par là des trous d’environ 1 m de profondeur qui servent à enterrer les déchets verts, mais aussi les boites de coca ! Tout est toujours très bien entretenu, balayé avec des sortes de balais fait avec les tiges centrales des feuilles de cocotier. Nous profitons de la vie paisible de ce village.


Les danses traditionnelles

En début d’après-midi, nous allons voir les danses culturelles locales. Nous sommes accueillis par les cris d’enfants tous nus, juste couverts de feuilles. Puis les adultes qui les accompagnent dans la même tenue ! Ils sont divinement musclés ! C’est joli, ils sont expressifs. Ils nous interprètent 4 chants/danses qu’ils utilisent quand ils sont contents et lors des mariages. La prestation est un peu courte, 15’ environ, ça fait un peu surfait, (2000vatu/pers) mais bon ça fait partie du jeu !

Dès la fin des danses, nos enfants disparaissent dans le village, et nous ne les revoyons plus de l’après-midi. Le soir nous nous essayons au kava, fait avec le jus des racines. C’est juste dégueulasse ! J’ai l’impression de boire de l’écorce de cacahuète terreuse. Ça m’endort la lèvre, la langue et une partie de la gorge et c’est tout ! Ma moitié en prend 3 pour les sensations, mais sans rien de plus.

Attirés par de la musique, nous allons écouter quelques villageois qui œuvrent avec des instruments de fortune. C’est très sympa comme musique et entrainant. C’est en fait une façon de parler de l’actualité. Ils composent des chansons sur les thèmes du moment, afin de faire passer l’information. Cela fait moins commercial et surfait que les danses.

De retour pour le repas, Welda me dit que si nous voulons écouter de la musique, c’est 1000 vatu ! Comme Yama me dit, c’est dommage car tout le monde est sympa, mais ce dernier jour nous fait sentir le côté business, c’est le jeu, on le savait avant de venir que tout est payant au Vanuatu. Nous mangeons un bougna cochon, avec lequel je ne me régale pas plus que cela. Mon estomac me fait un peu mal et au bout de 3 jours de racines, j’ai envie de manger des fruits, des légumes verts et du chocolat ! Je suis en sevrage !


Les bonnes choses ont une fin...

J’ai accueilli un miasme qui m’envoie en pleine nuit visiter les toilettes, et du coup réveiller les coqs, qui réveillent les chiens, qui donnent le mot aux chats. A cela s’ajoute le bruit des vagues qui s’écrasent sur les rochers et on peut presque comparer le village d’Endu à une boite de nuit !

Au petit matin, les enfants font la tête, ils n’ont pas envie de partir. En plus Camille a mal au ventre ! Ça passe avec le petit déjeuner. Rona reste beaucoup avec nous, offre un bracelet aux enfants qui offrent en échange une peluche et des bonbons.

Nous faisons les comptes avec Welda, 54000 vatu tout compris (400€) pour le séjour à 4, ça va. Puis c’est le départ. Il y a pleins de villageois qui sont là pour dire au revoir, c’est rigolo. 40 minutes de route nous ramène à Ulei à 10h15 où nous apprenons que l’avion est retardé à 15H30 au lieu de 12H30. En visitant le village à 10’ de l’aérodrome, nous trouvons les repas : riz chou boite de thon. Nous enregistrons à 14h et apprenons que le vol est prévu à 17H. De plus, si l’avion vient trop tard, il fera nuit, et ne pourra pas atterrir puisque la pseudo piste n’est pas éclairée !

Les enfants jouent avec d’autres enfants et les femmes leur offrent des décorations en feuilles de palmier. Un monsieur sculpte pour Tom un harpon pour la pêche. Il essaye de s’en faire un et l’offre à un enfant. Le temps s’écoule doucement, il y a mieux à faire que de passer sa journée à attendre, mais c’est le Vanuatu, cela fait partie du jeu.

Finalement nous décollons à 16H30. Nous sommes quasiment seuls dans l’avion. Les pilotes nous montrent un volcan bien dégagé et s’approchent très très près - c’est superbe. Quelques minutes plus tard nous atterrissons à Port villa afin de poursuivre notre séjour et quitter Yama avec qui nous avons passé de bons moments.



Un séjour très court mais au combien mémorable dans ce petit village perdu au bout du monde. Pour les amoureux de nature, de volcans et passionnés de rencontres, vous avez là un lieu incontournable.

Vous pouvez retrouver l'intégralité de ce carnet de voyage et de nombreuses photos sur mon site "iciouailleurs.fr"

Voyage raconté par Maouh

Photos Carnet de voyage au Vanuatu


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Recommandations pour ce voyage

Les plus...

  • Profitez pour prendre le temps de vivre au rythme du village
  • Mieux vaut prévoir ses réservations avant d'arriver...
  • La gentillesse des habitants associée à la beauté du volcan en fait une destination de choix

Les moins...

  • Comme de nombreux volcans, la météo peut s'avérer être capricieuse
  • N'oubliez pas vos vêtements de pluie, voir quelques affaires chaudes pour le trek
  • Emmener sa tente pour la (les) nuits au pied du volcan est d'un confort non négligeable

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