NICARAGUA, entre lacs et volcans

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Situé entre le Honduras et le Costa Rica, bordé par l’Océan Pacifique et la mer des Caraïbes, le Nicaragua possède une nature très diversifiée entre lacs, volcans, montagnes, plaines, forêts sèches, forêts tropicales et plages de sable blanc. Mais Le Nicaragua est située sur la ceinture de feu du Pacifique, et on y quelques 27 volcans dont 7 encore en activité. La monnaie est le Cordoba (1 US dollar = 29,50 cordobas), mais comme au Costa Rica, on peut payer en US dollars.

Photo de voyage au  Nicaragua

Voyage organisé au Nicaragua de 1 semaine (Avril 2017) raconté par Bergeronnette40

Granada, ou l'héritage colonial

Après une centaine de kilomètres et deux barrages de police, nous voici arrivés à GRANADA. Tout au long de ce voyage nous pouvons constater le changement avec le Costa Rica. Plus pauvre, plus sale, plus de police partout.

Fondée en 1524 par le conquistador espagnol Francisco Hernandez de Córdoba, GEANADA est l’une des plus anciennes villes coloniales avec de belles demeures néoclassiques.

Située sur la rive occidentale du grand lac Nicaragua et sous l’égide du Volcan Mombacho, GRANADA est nommée la « Gran Sultana », pour son architecture d’inspiration mauresque. Malgré de multiples attaques de pirates et le grand incendie de 1856 de William Walker, elle a su conserver, grâce à une restauration parfaite, sa splendeur et son charme intemporel.

La calèche nous attend devant l’hôtel et nous emmène faire un tour de ville. C'est dimanche, tout le monde dort. GRANADA est une ville qui vit plutôt le soir.

Tout d'abord nous voyons l'ancienne gare ferroviaire où nous nous arrêtons pour prendre des photos. Elle a été reconvertie en école et deux jeunes étudiants attendent l'heure du cours (oui même le dimanche).

Lors de cette balade au rythme des sabots du cheval, nous pouvons admirer de belles demeures, et de superbes portes colorées.

Nous passons devant la Cathédrale, reconstruite après sa destruction par William Walker. Elle détient une très belle façade et domine le Parc Central.

Puis devant L’Eglise de la MERCED, dont la construction commença en 1781 est de type colonial bien que sa façade soit baroque. Elle fut en partie détruite lors de la guerre civile de 1854, puis incendiée par les hommes de William Walker.

Décidément, ce William Walker, c'était pas un gentil !

La calèche nous arrête devant une fabrique de cigares que nous allons visiter. Cela ne nous intéresse guère, et nous ne sommes pas fumeurs.

Par contre, dans le hall il y avait de superbes fauteuils en rotin appelés « sillas abuelitas » (les fauteuils des grands mères).Ces fauteuils a bascule étaient destinés à endormir les bébés ? Pas bête !

En sortant, nous apercevons un attroupement. Il s'agit d'une procession. Les Nicaraguayens sont très croyants et on est à une semaine de Pâques. On va voir et on rentre assister à la messe. C'est très joli et très vivant.

A pied, nous allons visiter L’Eglise et le Couvent de San Francisco. C'est l’un des édifices coloniaux des plus importants d’Amérique Centrale. Construit en 1529, il abrite le musée historique et archéologique de la ville. (peintures primitives et statues précolombiennes).

Puis nous revenons sur La Place de l’indépendance et l’obélisque qui furent édifiés lors du centenaire des héros de l’indépendance.


Las Isletas de Granada

L'après midi de ce dimanche, nous faisons une promenade en bateau sur le lac COCIBOLCA. C'est un des noms du lac de GRANADA. Celui ci est très grand (le 3è plus grand lac d'Amérique latine avec plus de 8 000 km2) et l'un des plus grands lacs d'eau douce du monde.

Ce lac est composé de 365 îlots qui sont le produit d'éruptions passées du volcan MOMBACHO, situé à une trentaine de kilomètres de là. Avec le temps, la végétation s'est emparée de ces « petits cailloux » dont la taille varie de 100 m2 à une centaine d'hectares.

A plusieurs reprises, un projet de percement du canal du NICARAGUA a été émis pour relier le Pacifique à la mer des Antilles en passant par le lac NICARAGUA. Mais ce projet est régulièrement abandonné vu l'ampleur et le prix des travaux. Le canal de PANAMA a été préféré par les investisseurs.

Mais ce projet a resurgi en 2013 sous l'égide d'un consortium chinois. Les études d'impact ont commencé en décembre 2014. Les critiques de ce projet sont certes d'ordre écologique, puisque le lac serait sacrifié mais les conséquences humaines seraient considérables. Le NICARAGUA ne serait pas gagnant.

De plus, ces îlots abritent actuellement de luxueuses demeures. C'est aussi une bonne source de revenus touristiques puisque certaines îles sont proposées à la location et il y a même un hôtel.

La pratique de la péché reste importante pour les quelques 1 200 habitants des isletas qui proposent aux touristes des poissons ultra frais.

Donc, nous avons fait une super balade sous un soleil de plomb, plus de 40°.
Le soir nous rentrons au Colonial Hotel, un très bel ensemble qui reste dans le style.


Le volcan Masaya

Ce lundi matin, nous quittons GRANADA. Premier arrêt, à 20 km au village de SAN JUAN DE ORIENTE, où nous visitons un atelier de poterie. Après la démonstration, visite du magasin où nous achetons quelques bibelots souvenirs.
Puis nous traversons le village de CATARINA, le village aux 100 horticulteurs.

Ensuite, nous nous rendons au mirador de CATARINA pour admirer la splendide lagune d'APOYO.
La caldeira d'APOYO est occupée par un lac. Née d’une éruption volcanique il y a environ 21 000 ans. c’est le plus grand lac volcanique du pays, il s'étend sur 34 km, et occupe les fonds d’un cratère de 6 km de diamètre et d’une profondeur de 250 m environ.

LE PARC NATIONAL DU VOLCAN MASAYA
Nous entrons dans le Parc National du Volcan MASAYA. C'est l'un des phénomènes naturels les plus intéressants et plus beaux du NICARAGUA. Il a été déclaré comme le premier Parc Naturel en 1979 avec une superficie de 54 km2 et plus de 20 km de chemins pittoresques qui permettent d'accéder aux deux impressionnants volcans (MASAYA et NINDIRI) et autour des cinq formidables cratères.

Le volcan MASAYA est le 2è des sept volcans actifs du NICARAGUA. Situé à 35 km à l’ouest de GRANADA et à 23 km au sud de MANAGUA, la capitale du pays, il culmine à 635 m.
La caldeira du MASAYA comprend 3 cratères, dont le cratère SANTIAGO qui est très actif. Sa dernière éruption date du 11 décembre 2015.

MASAYA ET LE CRATERE SANTIAGO
Après une interminable visite du centre d'interprétation du volcan, nous pouvons enfin le voir. Et là mon souffle s'arrête.

A moins de 100 m en contrebas, on peut voir la lave en ébullition, ce qui est rare d'observer de si près le cœur du volcan. La lave incandescente bouillonne dans une couleur rouge vif. Je l'entends gronder. Va t il se mettre en colère ?

Ce volcan est un des rares volcans de la planète à avoir un lac de lave actif dans son cratère. Les conquistadors espagnols l’avaient d’ailleurs baptisé “La Bouche de l’Enfer”.

Le Volcan MASAYA est aussi connu comme POPOGATEPE, ce que signifie"MONTAGNE ARDENTE" selon la langue indigène de la tribu CHOROTEGA.

Un des ses cratères, le SANTIAGO, actuellement en activité gazeuse et lave incandescente dans l’intérieur.
Aussi, à cause des vapeurs de soufre, on ne peut rester plus de 10 minutes sur le site.

MARCHE DE MASAYA
Puis nous faisons un tour au petit marché de MASAYA, la capitale de l'artisanat, où j’achète quelques tee shirts et souvenirs. Contrairement au Costa Rica, ici les prix sont très intéressants. Mais on paie encore en dollars !


Le volcan Cerro Negro

Mardi matin. Nous partons tôt pour une grande aventure : l'excursion du CERRO NEGRO !

C'est après 15 km de mauvaise piste avec un mauvais chauffeur (nous regrettons celui du Costa Rica) que nous atteignons la base du volcan CERRO NEGRO. Appelé ainsi car il est tout noir.
Ce petit cône volcanique, d'une hauteur de 730 m, est le plus jeune volcan actif d’Amérique Centrale.

Depuis sa naissance en 1850, il a connu environ 23 éruptions, ce qui en fait le volcan le plus actif du Nicaragua. Sa dernière éruption a eu lieu en 1999 et quelques mouvements en 2004.
La particularité de ce volcan réside, lors de ses éruptions, de l'émission de cendres au sommet du cône tandis que la lave jaillit des fractures à la base du volcan.

La montée n'est pas trop difficile (heu ….), malgré un vent épouvantable et une chaleur caniculaire. Puis nous marchons au bord du cratère sur un bon sentier mais pas très large et avec le vent, il faut faire attention de ne pas se faire déporter dans le cratère.

La haut, nous avons une vue époustouflante sur les différents cratères nés des multiples éruptions de ce volcan agité. Un paysage lunaire ! Le cratère principal est recouvert d’un manteau de soufre, qui crache en permanence des vapeurs sulfureuses. Panorama splendide sur une partie de la chaîne volcanique « LOS MARIBIOS ».

Pour la descente, c'est une autre histoire. Il s'agit de dévaler, droit dans la pente, en s'enfonçant dans la cendre, sur un dénivelé de 300 m jusqu'au pied du volcan,
Certains prendront l'option de la descente en luge, d'autres en surf. Pour nous, ce sera à pied.

Une heure pour la montée, 15 mn d'hésitation, et 30 mn pour la descente ! Nous arrivons en bas, très poussiéreux mais fiers de nous. Nous ressemblons à des charbonniers !

Comme nous groupe est très restreint (4 personnes) nous avons la possibilité de repasser à l’hôtel, prendre une bonne douche avant d'aller manger.
C'est pas du luxe.


León, ville révolutionnaire

En sortant du restaurant, « EL SESTEO » nous voyons immédiatement l’imposante cathédrale de la Asunción datant du XVIIIe siècle. Il s’agit de la plus grande de toute l’Amérique centrale. La façade semble avoir été restaurée récemment. Les entrées sont gardées par d’imposantes sculptures de lions.

L’intérieur se pare de nombreux décors baroques ainsi que d’une représentation originale du Christ en bois.

L’entrée est libre. Seule la visite du toit est payante. Nous n'avons pas pu le faire car tout le monde était affairé aux préparatifs des fêtes de Pâques. (nous sommes pendant la semaine sainte et nous aurons ainsi l'occasion de voir de nombreuses processions).

Il faut savoir que l'actuelle ville de LEÓN n'est pas la ville originelle. L'ancienne ville « LEÓN VIEJA », fondée en 1523 par Francisco Hernández de Córdoba à environ 30 km à l'est du site actuel, a été détruite par des éruptions du volcan MOMOTOMBO.
Elle a alors été déplacée sur son site actuel, qui était auparavant une ville ethnique appelée SUTIAVA.

Lorsque le NICARAGUA acquit son indépendance en 1839, LEÓN devint la capitale du nouvel État en alternance avec GRANADA. Cette dernière était préférée par les régimes conservateurs, alors que les libéraux préféraient LEÓN. Pour mettre un terme à ces querelles, MANAGUA, qui se trouve géographiquement entre ces deux villes, a été choisie comme capitale en 1858.


L'étrange musée des légendes et des traditions

En fin de journée, nous entrons dans un petit musée de plein air. C'est le plus étrange et surprenant musée que nous avons eu l’occasion de visiter : Le musée des légendes et des traditions.

Comme son nom l’indique ce musée permet de découvrir les légendes du pays. Ce que l’on ne savait pas c’est que leur présentation est quelque peu originale. Sous forme de mise en scène grandeur nature, Dona Carmen Toruno de Garcia, à l’initiative de ce projet, a collecté tout un tas de personnages en papier mâché pour nous plonger dans les histoires inquiétantes propres aux légendes.

En effet, au delà des personnages, des mises en scènes insolites, ce musée comporte une autre particularité… Il a été installé dans une ancienne prison (l’antigua carcel de la 21) qui servait à retenir et punir les détracteurs de SOMOZA.

La Prison 21 est aujourd'hui devenue un musée de conservation historique. Cette prison a été construite en 1921 à l'époque du dictateur Anastasio Somoza Debayle. Plusieurs prisonniers ont été incarcérés et torturés dans cette prison.
De nombreuses représentations sur les murs ainsi que des mosaïques nous laissent imaginer ces atroces méthodes de tortures

En 1979, le FSLN a transformé la prison en bâtiment servant à conserver l'histoire d'un peuple qui a lutté pour sa liberté et pour le renversement du pouvoir dictatorial.
Ironie du sort !

C'est avec un mélange de curiosité, de fascination et de dégoût qui nous a assailli tout au long de la visite. Même mon appareil photo a manifesté sa réprobation puisqu'il est tombé en panne de batterie.

Pour ma part, je n'ai pas du tout apprécié ce musée que j'appellerai plutôt "le musée des horreurs". Comment mélanger des scènes de tortures avec des légendes ou croyances ?

Vraiment très très spécial !


La réserve naturelle de l'île Juan Venado

Mercredi matin. Nous faisons route vers Las Peñitas. C'est à environ 25 minutes de LEÓN, Là, un petit bateau nous attend pour nous faire découvrir la réserve naturelle de l'île JUAN VENADO, où pendant 3 heures nous allons découvrir la faune et la flore de cette région tropicale humide.
(tout ça sous un soleil de plomb! Plus de 40° à 9 heures du matin)

LA RÉSERVE NATURELLE ISLA JUAN VENADO
C'est une mince bande côtière de 22 km de long et une largeur de 500 m pour une surface de presque 3 hectares. L'altitude de l'île n'est pas supérieure à 25 m. L’île n'est pas habitée.

C'est une zone tropicale humide et c'est la mangrove, abondante en cette région, qui fait la séparation entre l’île et la côte en constituant un marécage écologiquement important. Cette merveilleuse zone biologique est l'endroit idéal pour la faune aquatique en particulier... et aussi pour les moustiques...

Nous avançons en silence, enveloppés dans la solitude et la beauté de la nature. Parfois, notre batelier s'arrête pour nous montrer du doigt un oiseau. L'île en abrite une centaine d'espèces mais nous n'en avons vu que quelques uns : le héron bleu, la grande aigrette blanche, le motmot (encore lui) ….des gros crabes rouges, et nous avons eu la chance de voir un caïman aller prendre son bain.

Au cours de la balade, nous accostons sur un ponton et après une petite marche de 10 minutes nous arrivons à un centre de reproduction des tortues, niché dans un petit estuaire face à l'océan Pacifique. C'est un lieu idéal pour la nidification des tortues marines d'Olive Ridley. Chaque année, entre août et décembre, elles viennent ici pour pondre leurs œufs.

Cette merveilleuse zone naturelle de la réserve naturelle d'ISLA JUAN VENADO mérite vraiment une visite.

Après cette belle promenade, nous allons dans un restaurant face à l'océan et nous y dégusterons une grosse assiettée de crevettes à la plancha.

Nous en profitons aussi pour aller se tremper les pieds dans l'océan Pacifique. On aurait bien passé l'après midi ici, mais MANAGUA nous attend.


Managua, une capitale pas comme les autres

La ville de MANAGUA n'est la capitale du Nicaragua que depuis le 5 février 1852,
remplaçant León et Granada qui jouaient toutes deux ce rôle en alternance depuis l'indépendance du pays en 1838 suite à la dissolution de la Fédération des Etats d'Amérique Centrale. Ainsi prirent fin les querelles entre ces deux villes qui revendiquaient toutes les deux ce statut.

MAIS CE N'EST PAS UNE CAPITALE COMME LES AUTRES !
Si vous arrivez comme Antoine de Maximy dans son émission « j'irai dormir chez vous », vous aurez aussi la surprise de ne pas trouver le centre ville.
Il n'y en a pas, ou plutôt il n'y en a plus. Détruit plusieurs fois par les séismes, il ne fut jamais vraiment reconstruit. C'est désormais la blague des chauffeurs de taxi à l'encontre des touristes naïfs.

Cette capitale est donc vraiment étrange, pas de centre ville, pas de gratte ciel et pourtant elle abrite un quart de la population du pays et le siège de nombreuses entreprises.
Alors pourquoi les touristes préfèrent ils les villes coloniales de GRANADA ou de LEÓN ?

POURTANT MANAGUA A DE NOMBREUX ATOUTS
Dans la langue Nahuatl, Mana-ahuac veut dire "Entourée par les eaux", un nom qui caractérise parfaitement Managua puisque la ville se trouve au bord du deuxième plus grand lac du Nicaragua, le Lac Xolotlán plus connu sous le nom de Lac Managua (plus de 1 000 km2). Ainsi que de nombreuses lagunes (Asososca, Acahualinca, Nejapa, Tiscapa ).

MAIS MANAGUA A BEAUCOUP SOUFFERT DES TREMBLEMENTS DE TERRE
Détruite à deux reprises par les tremblements de terre de 1931 et 1972, l'urbanisation de Managua a du être profondément réaménagée et son Centre Historique ne conserve que quelques édifices de son passé récent.

Nous partons donc visiter ce qui reste du centre ville. Nous entrons dans le parc central qui a l'air très surveillé. D'ailleurs, pendant toute la durée de la visite, nous sommes surveillés par la police. Jamais les mêmes, ils se relaient mais on les a repérés. Cela veut sans doute dire que nous sommes en sécurité.

Ça a l'air tranquille. Des jeunes écoutent bruyamment de la musique dans un kiosque historique. Mais ne s'occupent pas de nous. Notre guide essaie de nous expliquer l'histoire du pays a travers ces représentations.

Puis nous voyons :
le mausolée Carlos Fonseca Amador, fondateur du Front Sandiniste de Libération national

L'ancienne cathédrale Santiago de Managua. Détruite par le tremblement de terre de 1972, elle reste comme un vestige des temps anciens mais est fermée au public. Son style néoclassique fait penser à l'église Saint Sulpice de Paris

Puis le Palacio Nacional. Siège du Parlement jusqu'en 1979, il a été reconverti en Palais de la Culture. Il abrite la Bibliothèque Nationale Rubén Dario et le Musée National.

Il y a aussi la Maison des Peuples ou la « casa mamon » appelée ainsi à cause de sa couleur orange qui rappelle celle d'un fruit du Nicaragua.

Cette construction moderne a été édifiée à grands frais en 1999 sous le mandat du président Aleman pour accueillir le siège de la présidence. Mais considérée d'un entretien trop coûteux, l'administration actuelle a reconverti cette résidence en 2007 en « maison des peuples » et sert occasionnellement de lieu de réunion pour les organisations sociales

De plus cette battisse coupe la perspective sur le lac que l'on pouvait avoir avant.


Les Arbres de Vie, nouveau symbole du pouvoir sandiniste

Mais ce qui est vraiment surprenant à MANAGUA, ce sont ces « ARBRES DE VIE »

NAISSANCE DU PREMIER « ARBRE DE VIE » - (19 décembre 2013)
Juste avant Noël, sur la colline de Tiscapa, au centre de Managua, des passants observent, perplexes, des ouvriers qui construisent un immense arbre métallique de couleur jaune aux côtés de la statue du héros national du Nicaragua, Augusto César SANDINO.
Personne ne s’explique ce que faisait là ce bastringue, le plus grand d’une forêt d’arbres de fer qui allait s'étendre ensuite sur toutes les voies principales de la capitale.

Pour les Managuayens, la Loma de Tiscapa est une sorte de sanctuaire : c’est là qu’étaient situées les prisons où l’on torturait sous la dictature de SOMOZA.

L‘arbre de vie, car tel est son nom, a été installé à côté de SANDINO à la demande de Rosario MURILLO, première dame du Nicaragua.

LE CAPRICE DE LA PREMIÈRE DAME
Ces arbres jaunes sont une adaptation du célèbre dessin du peintre autrichien Gustav Klimt en 1909.
Sensible au symbolisme, la première dame prône une doctrine étrange qui mêle catholicisme, mysticisme, symboles pré hispaniques et sandinisme.

Rosario MURILLO a créé une sorte d’autel où l’image à adorer est celle de SANDINO, éclairé par un soleil au centre duquel zigzague un serpent à plumes. De chaque côté de l’image, il y a les “arbres de vie”.

On ne sait pas si Rosario MURILLO a demandé une autorisation pour adapter l’œuvre de Klimt ; en tout cas, le gouvernement ne donne aucune explication.
Elle a inauguré son adaptation le 19 juillet, jour de la commémoration de la révolution sandiniste.

A l’extrémité de l’avenue, sur une autre place, la première dame a fait installer un monument à la mémoire d’Hugo Chávez, le grand bienfaiteur du président ORTEGA : le visage du commandant défunt, peint en jaune, en uniforme de l’armée de l’air, couronné de trois énormes arbres de vie surmontant un soleil où s’enroule le serpent à plumes et, au pied de l’ensemble, de petits arbustes en plastique aux joyeuses petites lumières.

CES ARBRES SYMBOLISENT LA PUISSANCE DU NOUVEAU POUVOIR EN PLEIN ESSOR.
Mais, même sous les plus forts vents de décembre, les structures de métal jaunes ne bronchent pas.

Pour ceux qui critiquent ORTEGA, ils sont à l’image d’un pouvoir qui se veut dur et absolu : celui du vieux guérillero sandiniste, qui a lutté pour renverser une dictature qui a duré plus de quarante ans, avant de réformer la Constitution pour l’adapter à ses caprices politiques et se maintenir au pouvoir – tandis que sa femme installe dans la capitale le nouveau symbole de ce pouvoir : ses arbres de vie !

DES ARBRES QUI FONT POLÉMIQUE
Après cette cérémonie catholico-révolutionnaire, les arbres métalliques ont commencé à être plantés dans toute la ville.

Chaque arbre comporte des dizaines de petites lumières qui scintillent la nuit. Ces installations sont surveillées par une entreprise privée, qui, selon la presse nicaraguayenne, appartient à la famille du président Daniel ORTEGA.

Selon les spécialistes (architectes, ingénieurs électriques, urbanistes), le coût de chaque arbre, fabrication et entretien, s'élèverait à 20 000 dollars. Si c’est le cas, il s’agit d’une dépense considérable pour un pays dont 47 % de la population vivent au-dessous du seuil de pauvreté, selon les chiffres officiels.
(Source Le courrier international - Nicaragua : le nouveau symbole du pouvoir sandiniste)

Si officiellement le Nicaragua est une démocratie, on peut constater néanmoins qu'il y a encore beaucoup de stigmates de la dictature. C'est cependant un pays sûr pour le touriste, peut être à cause d'une forte présence policière, surtout dans la capitale et aux frontières.



Le Nicaragua n'a pas de liaison aérienne directe avec l'Europe, il faut transiter par Panama ou San Salvador. Il n'y a pas non plus d’ambassade de France.
C'est un pays qui s'ouvre très lentement au tourisme. Pour l'instant, ce n'est pas une priorité. Avantage, il garde encore une note d'authenticité. Aussi je vous conseille de ne pas tarder pour aller visiter ce pays !

Voyage raconté par Bergeronnette40

Photos Carnet de voyage au Nicaragua


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Les plus...

  • Volcan MASAYA et volcan CERRO NEGRO
  • Coût de la vie moins élevé qu'au Costa Rica
  • Très bonne nourriture

Les moins...

  • Inutile de changer trop de monnaie locale, il faut payer souvent en dollars
  • Le musée des légendes et des traditions : très spécial
  • Managua, une journée suffit

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