La Crète, l'île des Dieux

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Depuis longtemps déjà nous avions envie d'aller visiter la Crête, ce fut chose faite en juin 2019. Ce voyage a été effectué en individuel, après avoir élaboré notre itinéraire et réservé nos hôtels. Je vous invite à nous suivre.

Photo de voyage en  Grèce

Voyage en Grèce de 2 semaines (Juin 2019) raconté par icare

1ère soirée en Crète

Après avoir organisé notre voyage de 15 jours pour la Crète, nous avons hâte de partir. Le 12 juin arrive, 3h30 plus tard, nous posons le pied sur cette île magique, dans l'après-midi vers 15 heures. Une personne nous attend à la sortie de l'aéroport pour récupérer notre voiture (réservation en ligne sans dépôt au préalable). Après règlement en espèces, signature du contrat et remise des clés, nous voici partis pour l'aventure.

Première chose à faire avant de démarrer, brancher le GPS, c'est utile car certains noms de villes, églises, sites, etc... sont homonymes et le GPS peut nous envoyer à l'opposé de notre destination.

Nous allons passer 2 nuits dans un hôtel tranquille à Amoudara, une petite station balnéaire située à 6/7km d'Héraklion. Le patron est sympathique, il nous accueille avec des biscuits crétois et nous fait visiter notre chambre qui est équipée d'une kitchenette, bien pratique pour préparer le petit déjeuner ou pour dîner tranquillement. Après nous être installés, nous partons explorer la petite station qui est très animée, dans la rue principale on trouve tous les commerces.

Nous allons prendre un verre en terrasse, puis nous faisons un peu les boutiques, ensuite nous discutons un bon moment avec une vendeuse française installée en Crète depuis une vingtaine d'années.

Le temps passe vite et il est temps de chercher un restaurant. Notre choix se porte sur un qui est situé en bord de plage et nous ne serons pas déçus. Avant de rejoindre notre hôtel, nous nous arrêtons dans une boutique pour acheter tout ce qu'il faut pour le petit déjeuner du lendemain matin.


Knossos, entre légende et archéologie

Ce matin, nous décidons de commencer la visite du site minoen de Knossos (ou Cnossos), car j'ai lu qu'il valait mieux y aller de bonne heure pour éviter les cars de touristes.

Knossos, parlons-en: il y a ceux qui trouvent le site magnifique, super, etc..., ceux qui détestent, et enfin ceux, qui, comme nous, ne sont pas emballés mais pensent qu'il faut le voir pour se faire une idée de cette impressionnante cité. Ceci est dû au fait qu'il a été reconstitué, avec plus ou moins de goût et d'authenticité.

Comme tous les palais Minoens, Knossos est construit autour d'une cour centrale (piano nobile), d'une superficie d'environ 1 200 M2, c'est le théâtre de toutes les cérémonies religieuses et festives de Knossos. Pas facile de s'y retrouver si on visite sans guide, juste quelques panneaux explicatifs en grec et en anglais, dommage qu'il n'y ait pas d'audios-guides, pourtant les touristes sont nombreux. Guide du R en main, on va suivre leur plan de visite car c'est un dédale de cours, corridors, escaliers et étages, chambres, appartements royaux et sanctuaires.

Les premières fouilles de Knossos ont été effectuées en 1878 par Minos Kalokairinos (prénom prédestiné!), un homme d'affaires passionné d'archéologie. Elles n’ont duré que trois semaines suite à l'interdiction imposée par les autorités turques qui contrôlaient l’île à cette époque. Néanmoins, elles ont permis de mettre au jour les magasins de la partie ouest du palais, ainsi qu'un angle de la salle du Trône.

En 1898, un riche aristocrate britannique, Sir Arthur Evans (1851-1941), fils d'un célèbre archéologue, et lui-même archéologue, achète l'ensemble du site à son propriétaire. A partir du 16 mars 1900, il entame la fouille et la restauration de Knossos. Dans un premier temps, il attribua le site aux rois mycéniens avant de réaliser au cours de ses fouilles qu’il venait de découvrir une autre civilisation, jusqu’alors inconnue. Il la qualifia de "minoenne", en référence au légendaire roi Minos qui, selon lui, aurait régné sur l’île. Ce lien entre la civilisation crétoise redécouverte et le mythologique roi Minos a par ailleurs été accentué par les nombreuses représentations de taureaux retrouvées sur le site, rappelant la légende du minotaure et du labyrinthe.

La présence humaine remonte à l’époque Néolithique (6.800 av. J.C) et continue jusqu’au début de la période postpalatiale (1300 av. J.C). C'est à partir de l'Âge du Bronze (3300 av. J.-C.) jusqu'aux années 1000 av J.-C, soit pendant 2000 ans, que la civilisation Minoenne naquit, se développa, évolua et connut son apogée.

Un premier palais (Ancien Palais) Minoen a été fondé vers 2000 av. J.-C. Il s'étendait autour d'une cour centrale. Il fut entièrement détruit vers 1750/1700 av. J.-C, les destructions sont attribuées à des causes naturelles, principalement aux tremblements de terre et aux incendies.

De l'ancien palais, très peu d'éléments ont été conservés. Aussitôt, un nouveau palais fut reconstruit en 1450 av J.-C, à la place de l'ancien. D'une surface de 20 000m2, il connut trois destructions qui définissent ses trois phases de construction. La majeure partie des ruines aujourd'hui conservées appartient à la deuxième phase de reconstruction (1650-1580 av. J.-C).


Musée archéologique d'Héraklion

Après une pause-déjeuner sur la terrasse du petit restaurant du site de Knossos, nous reprenons la voiture, direction le Musée archéologique d'Héraklion. Il est un peu tard lorsque nous arrivons et la visite se fera un peu précipitamment.

Situé au centre ville, le musée a été construit entre 1937 et 1940, puis restauré pour correspondre aux normes et exigences actuelles. L'édifice précédent qui a été détruit par un séisme en 1926 était déjà bâti sur les ruines vénitiennes du monastère catholique de Saint François ayant lui même subi les ravages d'un tremblement de terre en 1856. Quelques vestiges de ce passé sont visibles dans le jardin du musée.

Le musée constitue un superbe écrin pour des collections qui couvrent sept millénaires, du néolithique (7000 ans av. J.-C.) à l’époque romaine (IIIe siècle apr. J.-C.), dont une exceptionnelle collection minoenne. Exposées sur deux étages, les œuvres sont joliment présentées de façon à la fois chronologique et thématique.

Parmi les trésors du musée figurent des poteries, des bijoux, des sarcophages ainsi que les fameuses fresques des sites de Knossos, Tylissos, Amnissos et Agia Triada. Les présentations thématiques portent sur l’habitat, le commerce, la mort, la religion, l’administration, etc..., ce qui permet d'avoir une vision très vivante du mode de vie quotidien et de l’évolution des sociétés au fil du temps.
Au rez-de-chaussée, face à l'entrée, la première salle évoque la période néolithique crétoise avant de se concentrer sur les importantes collections minoennes. C'est ici que sont exposées les pièces les plus marquantes et emblématiques de l'art minoen: le disque de Phaistos, les déesses aux serpents de Knossos, le pendentif en or des Knossos, le sarcophage d'Agia Triada, etc...

À droite dans les halls, face à la boutique du musée, des sculptures présentent des œuvres couvrant les périodes archaïque, classique, hellénistique et romaine (soit du VIIe siècle avant notre ère au IIIe siècle de notre ère).

Au premier étage, on trouve des fresques minoennes aux riches décors donnant un aperçu des scènes de vie, des rituels et de la nature en ces temps, des objets liés à des rituels religieux trouvés sur des lieux de cultes (et notamment dans des grottes), ainsi qu'une série d'objets représentatifs de la Grèce et du monde oriental donnant un aperçu de l'évolution depuis l'époque minoenne jusqu'à l'époque moderne, et des collections des époques grecque et gréco-romaine (soit du XIe siècle avant notre ère au IVe siècle de notre ère).


Malia, un palais minoen provincial

Le lendemain matin nous quittons Amoudara, direction Malia, situé à 35 km environ. Il s'agit du troisième plus grand palais de l’époque minoenne (environ 7500 m2), mais aujourd’hui c’est une petite partie de ce grand ensemble que l’on peut voir.

Avant de commencer la visite du palais, nous nous arrêtons dans le petit musée près de l'entrée. Des maquettes du palais et du village, avec quelques commentaires en français, permettent de prendre connaissance des lieux, qui eux sont authentiques. Un regret quand même, le site est peu fléché et il y a peu de panneaux explicatifs. Le palais s'organise un peu comme à Knossos, avec sa cour centrale, ses sanctuaires, ses appartements royaux, ses dédales de courettes, de vestibules et de corridors.

Un premier palais a été construit vers 1900 av. J.-C. et détruit vers 1700 av.J.-C. Un deuxième palais (période néopalatiale) a été reconstruit juste après dans les grandes lignes du plan du palais d'origine, il a été lui aussi détruit en 1450 av. J.-C, probablement par un séisme. Presque toutes les ruines visibles proviennent du deuxième palais.

Le site a été découvert en 1915 par un Crétois, Joseph Hadzidakis. En 1920, Charles Picard, alors directeur de l'École française d'Athènes, obtint des autorités grecques l’autorisation de poursuivre les recherches. Celle-ci continue de dégager de nouvelles parties. Selon la mythologie, Sarpedon (fils de Zeus et d'Europe, et frère de Minos) fut le premier roi de Malia.

Période prépalatiale (Minoen ancien II – Minoen moyen IA, 2700-1900 env. av. notre ère)
Période des premiers palais ou période protopalatiale (Minoen moyen IB – II, 1900-1700 env. av. notre ère)
Période des seconds palais ou période néopalatiale (Minoen moyen III – Minoen récent I, 1700-1450 env. av. notre ère)
Période postpalatiale (Minoen récent II – IIIB, 1450-1200 env. av. notre ère)
Après 1200: la fin de l'âge du bronze (Minoen récent III C, 1200-1050 env. av. notre ère) et les périodes historiques)


Spinalonga, l'île des lépreux

Après la visite de Malia, nous reprenons la route côtière pour rejoindre Agios Nikolaos, où nous passerons 2 nuits. Auparavant, nous allons nous arrêter à Plaka et embarquer à bord d'un petit bateau pour visiter l'île de Spinalonga.

Face à Elounda, dans la baie de Mirabello, le fort a été construit par les Vénitiens en 1579 pour protéger leur marine de guerre, puis occupé par les Turcs en 1715. De 1903 à 1957, l'île a servi de léproserie. Surnommée L'île des oubliés par Victoria Hislop dans son roman, elle a été durant ce temps, isolée de tout. Ce roman a contribué à faire connaître le sort de ces personnes et leurs souffrances, même si c'est bien écrit, ça reste un roman. Aussi je vous recommande de lire "Vies et morts d'un Crétois lépreux". Il s'agit de la vie de Epamidondas Remoundakis (1914-1978), qui y fut interné pendant vingt ans. Maurice Born enregistra puis traduisit la parole vive de Remoundakis en 1972. Vous pouvez trouver la version papier ou numérique (Editions Anacharsis).

La visite est poignante car il faut imaginer ce que tous ces gens ont vécu. Maintenant c'est un village fantôme, le dernier bateau de touristes parti, il ne reste personne.
Pas beaucoup d'indications, les ruines se fragilisent de plus en plus, seuls des bâtiments de l'époque vénitienne et ottomane ont été plus ou moins restaurés. J'ai lu que les archives, concernant la léproserie, avaient été détruites après sa fermeture. Je vais donc vous conter son histoire à travers le témoignage de E.Remoundakis.


Monastère d'Arietou

De retour à Plaka, après la visite de Spinalonga, nous décidons d'aller jusqu'au monastère d'Ariétou. La route est agréable, pendant un moment elle longe la mer, puis ensuite elle serpente dans un paysage de murets de pierres sèches et de végétation rabougrie.

Normalement la visite est payante, mais personne à l'entrée, la porte est ouverte, nous entrons. Fondé au XVe siècle, il reste habité par deux moniales qui maintiennent le site dans un excellent état, notamment une très belle église du XVIIe siècle abritant une remarquable iconostase. Malheureusement, ce jour là l'église était fermée. Du coup la visite est rapide, mais nous nous reposons un peu dans le jardin, empreint de calme et de sérénité.


Eglise de la Panagia Kera

Ce matin direction le village de Kritsa, situé sur le plateau du Lassithi. Nous allons visiter l'église de la Panogia Kera, qui est paraît-il remarquable. Posée au milieu des oliviers, l’extérieur de ce monument classé, ne semble pas extraordinaire, mais passé le seuil on découvre de belles fresques. En effet, les murs sont entièrement recouverts de scènes représentant Jésus-Christ, la Vierge Marie et les saints; le plafond abrite des peintures plus complexes illustrant des scènes de l'Ancien et du Nouveau Testament qui se déroulent toutefois au XIVe siècle.

L'église a été construite en plusieurs étapes; à l'origine (fin XIIe, début XIIIe s.), l'édifice a été conçu avec une nef unique, dédiée à la Dormition de la Vierge (Assomption pour l'église catholique, Dormition pour l'église orthodoxe), surmontée d'un dôme reposant sur quatre piliers. Ce n'est qu'au XIVe siècle, vraisemblablement lors d'une reconstruction, qu'ont été ajoutés les bas-côtés: au sud, une nef dédiée à Sainte Anne et au nord, une nef dédié à saint Antoine l'Ermite. Les contreforts sont ensuite venus renforcer la structure et le clocheton a été érigé un peu plus tard. Le monument a depuis fait l'objet de plusieurs restaurations.

L'intérieur est orné de fresques uniques mais malheureusement certaines endommagées, en partie les scènes de la nativité, de l'épreuve de l'eau, du Jugement dernier... Organisées en quatorze panneaux, elles illustrent les Évangiles apocryphes de Jacques (nef sud de Sainte Anne), fait rare dans l'histoire de l'art. Cette expression désigne, à partir de la construction des canons, un écrit considéré par les autorités religieuses comme non authentique.

Les photos sont autorisées sans flash, mais la qualité de mes photos n'est pas terrible, l'église n'est pas grande et il y avait un peu de monde, sans compter le soleil, l'ombre...


Site dorien de Lato

La cité de Lato est le meilleur exemple de ce que fut une cité de la période grecque archaïque (700-350av J.-C). Construite sur une hauteur stratégique, elle est dotée de structures défensives, d'un temple, d'un théâtre et d'un prytanée, à la fois palais de justice et siège administratif. En contrebas, se dressent les maisons des commerçants et des artisans. Son nom viendrait de la déesse Léto (Lato en dorien), une des maîtresse de Zeus, mère d'Artémis et d'Apollon.

Les fouilles archéologiques du site ont débuté en 1899/1900, elles ont été menées par l’Ecole Française d’Archéologie sous la direction de Joseph Demargne et se sont poursuivies de 1967 à 1972, sous la direction de Pierre Ducray, Olivier Ricard et Vana Chatzimichali.


Musée archéologique de Sitia

Aujourd'hui nous quittons Agios Nikolaos pour nous diriger vers l'est de l'île. La route que nous empruntons longe encore la mer, notre 1er arrêt sera à Sitia pour visiter le musée archéologique. Ensuite une pause au monastère de Toplou, puis la palmeraie de Vaï, avant d'arriver à Palékastro où nous passerons la nuit.

Le Musée archéologique de Sitia a ouvert ses portes au public en 1984, cent ans après les premières fouilles officiellement réalisées dans la région par l’École italienne d’archéologie. Il met en valeur les pièces archéologiques de différentes périodes provenant de fouilles locales comme Petras, Trypitos et Agia Fotia mais aussi celles des sites de Zakros, Palaikastro, Itanos, Mohlos, Psira, Xerokambos, Koufonissi...

Les collections et objets exposés sont présentés d'une façon chronologique en partant du néolithique jusqu'à l'époque romaine. Surtout, il possède le fameux Kouros de Palékastro, une statuette datant de 1500av.J.-C., chef d'oeuvre de l'art minoen.


Monastère fortifié de Toplou

A 21 km à l'est de Sitia, sur la route de Vaï, se dresse le monastère fortifié de Toplou. Il borde la mer de Libye et est particulièrement connu pour sa résistance contre les Ottomans en 1866 et au cours de la Seconde Guerre mondiale.

Baptisé initialement Panagia Akrotiriani "Vierge du Cap", le nom de Toplou n'apparaît qu'au XVIIe siècle. Cette appellation est, dans sa version la plus probable, dérivée d'un mot turc signifiant canon et prend son origine d'une petite pièce d'artillerie utilisée par les Vénitiens pour alerter la population d'un danger imminent.

Derrière les murs assez austères se cachent une belle architecture et un élégant patio (galeries à arcades). L'ensemble du monastère a été fort bien restauré; et pour cause, le monastère n'est pas à court d'argent (la plupart des terres environnantes, jusqu'à Vaï, lui appartiennent).

Il est supposé avoir été construit au XIVe siècle mais sa fondation pourrait bien, d'après certains, remonter au-delà. Le monastère prend son essor au XVe siècle. Détruit en grande partie par un séisme en 1612, il est reconstruit grâce à l'aide des fidèles et la participation de la République de Venise, l'île de Crète étant encore sous son influence à cette époque. Le monastère subit à plusieurs reprises de nouvelles dégradations et des pillages notamment sous l'occupation ottomane où les religieux sont accusés de connivence avec les révolutionnaires crétois. Une fête religieuse a lieu dans ce monastère le 26 septembre.


Palmeraie de Vaï

Avant de rejoindre Palekastro, où nous devons passer la nuit, nous nous arrêtons à la palmeraie de Vaï, bordée par une belle plage de sable fin. Malheureusement, elle ne se visite pas.

Ces palmiers sont des phoenix theophrastii. On raconte que cette forêt a été plantée par des soldats égyptiens lors de la guerre opposant Itanos à Praisos au IIIe siècle av. J.-C. Selon une autre légende très tenace, les palmiers auraient été importés en Crète en l'an 824 par les Arabes. En réalité, les palmiers de Vai constituent les derniers vestiges des palmeraies naturelles qui, au IIe millénaire av. J.C. existaient partout dans les zones côtières de l'île, comme l'attestent de nombreuses œuvres d'art représentant des paysages de la période minoenne.

Nous reprenons la route pour arriver à l'hôtel que nous avons réservé, mais là surprise pas de chambre, que s'est-il passé? L'hôtelier se confond en excuses en disant qu'il nous a prévenu mais devant notre déception il nous trouve un autre hôtel et nous offre 2 dîners gratuits à la carte dans une taverne qu'il possède dans le village. L'hôtel de substitution était très bien, la propriétaire nous offre un pot de confiture de kumquats de son jardin et le dîner était succulent.


Palais minoen de Kato Zakros

Nous voici à présent à l'Est de la Crète, tout au bout de l'île. Ce matin, nous roulons en direction de Kato Zakros, à travers un paysage de montagnes, sans croiser une voiture. C'est ici, dans ce petit bout du monde, que fut découvert le 4ème et plus petit des trois autres palais minoens. N'ayant pas été pillé, beaucoup d'objets y furent découverts.

Comme à Knossos, Malia ou Phaistos, un premier palais fut édifié vers 1900 av.J.C, puis détruit, très rapidement, un second palais remplaça le premier vers 1600 av.J.-C., lui aussi abandonné vers 1450 av.J.-C., sans doute à la suite d'une éruption volcanique.

Les premières fouilles archéologiques furent entreprises au début du XXe siècle par la British School. Douze résidences furent mises au jour, dans l'une d'entre elles des empreintes de sceaux en terre cuite, ont été retrouvées, elles représentaient des animaux fabuleux.

Ce n'est qu'en 1961, que l'archéologue Nikolaos Platon repris les travaux et recherches de terrain révélant ainsi le palais minoen. Les fouilles ont ensuite confirmé l'importance des échanges commerciaux notamment avec l'Egypte et l'est de la Méditerranée comme en témoignent certaines trouvailles (défenses d'éléphants, plaques de cuivre, objets en faïence, etc...). Inattendues et sans pareil sont les olives dégagées de la boue d'un puits, encore en état de conservation et vraisemblablement déposées dans une petite coupelle trouvée également sur place, en offrande à une divinité. Dans le sanctuaire du palais un ensemble exceptionnel de vases raffinés a été mis à jour (visible au musée d'Heraklion et de Sitia).

Lefteris Platon, fils de Nikolaos, chargé des fouilles actuelles a également annoncé que certaines données semblent indiquer que l'un des bâtiments était destiné à une prostitution "sacrée" comme mentionné dans les écrits de certains auteurs grecs anciens.


Nuit à Myrthos

Après cette intéressante visite, il est temps de reprendre la route pour Myrthos où nous devons passer la nuit. Nous arrivons dans l'après-midi, et après avoir posé nos bagages nous partons faire un tour à pied dans ce gros village de carte postale. Nous nous perdons à travers les ruelles tracées au cordeau, puis nous allons boire un verre au bord de la plage, l'endroit est plaisant et bon enfant.


Gortyne, une capitale romaine

Il fait déjà chaud ce matin, lorsque nous prenons la route qui traverse la plaine de Messara pour rejoindre le site antique de Gortyne qui se trouve au pied du mont Ida. Connue depuis la préhistoire, le lieu va surtout se développer pendant l’époque dorienne. Platon disait d’elle que c’était la ville la plus riche de Crète. Mais c’est surtout avec l’arrivée des Romains que la ville va devenir prospère. En effet, faisant le choix de se placer sous la tutelle romaine, elle ne connaîtra pas le sort des autres villes crétoises qui furent totalement détruites. Et sous l’influence romaine, puis byzantine, elle connaîtra l’âge d’or jusqu’en 828 quand l’île sera envahie par les arabes, qui vont totalement détruire le site.

Celui-ci se trouve des deux côtés de la route nationale qui mène du sud, au nord de l’île. Toutefois seule une petite partie est ouverte au public, il s’agit de la zone se situant au niveau du parking visiteurs. En effet, nous renonçons à parcourir le km et demi à pied sous un soleil de plomb, les commentaires des touristes précisant que cette partie du site est souvent interdite au public.

Sur le site antique, se trouve aussi le village d’Agii Deka (Les Dix Saints). Le nom du village provient des dix crétois chrétiens qui furent martyrisés pour leur opposition à l'empereur romain Decius, durant la persécution des chrétiens en l’an 250.


Monastère de Vrondissi

Depuis ce matin nous avons supporté le soleil, si bien qu'après la visite de Gortyne nous décidons de passer le reste de l'après-midi plus à l'ombre.

Nous reprenons la voiture qui nous mène, par une jolie route, jusqu'au monastère de Vrondissi. L'édifice, restauré, abrite en son coeur une église à deux nefs (dédiées à saint Antoine et à saint Thomas), l'une pour les catholiques, l'autre pour les orthodoxes. Le clocher, séparé du bâtiment principal, présente un style catholique.

Construit vraisemblablement entre le Xe et le XIIIe siècle, le monastère de Vrondissi joua un rôle culturel et artistique important à l'époque de la Renaissance et de la Crète vénitienne. El Greco en personne aurait, semble-t-il, passé du temps à l'atelier du monastère où officiait le peintre byzantin le plus fameux: Michalis Damaskinos (ses icônes ont été transférées au musée d'Art chrétien d'Héraklion).
Mais le plus intéressant est sans doute à l'extérieur du monument: la fontaine vénitienne, dont on distingue tout le raffinement, à l'ombre d'un vieux platane éventré.

Après cette visite, il est temps de rejoindre notre hôtel situé à Ano Zaros. Notre choix s'est porté sur l'hôtel Kéramos, recommandé par plusieurs guides touristiques et approuvé à travers les commentaires de nombreux touristes, vous jugerez par les quelques photos.


Phaistos, 2ème plus grand palais minoen

Aujourd'hui nous allons visiter le 2ème plus grand palais minoen et mon préféré. Le cadre est enchanteur car il offre une vue magnifique sur la plaine et les montagnes environnantes, et puis c'est là qu'a été trouvé l'énigmatique disque de Phaistos (il se trouve au musée d'Héraklion).

Les fouilles du palais ont été commencées en 1884 par les Italiens F. Halbherr et A. Taramelli. Après la proclamation de l’État crétois en 1898, des fouilles ont été réalisées par Halbherr et L. Pernier (1900-1914) puis par Doro Levi (1950-1971), sous l’égide de l’École italienne d’archéologie d’Athènes. Parallèlement aux fouilles, des travaux de restauration et de consolidation de petite ampleur ont été effectués. Certains endroits du site ont été protégés par une plaque de béton ou une couverture en plastique.


Agia Triada, la villa royale

Il suffit de faire trois kilomètres en voiture pour arriver sur le site d'Agia Triada. Il a une histoire complémentaire étroitement liée au palais minoen de Phaistos de la période néopalatiale (1700 à 1450 avant notre ère). Surnommée la villa royale, celle-ci est considérée comme étant vraisemblablement la résidence de hauts dignitaires. Elle présente par ailleurs toutes les caractéristiques de l'architecture palatiale minoenne. La villa et ses dépendances semble avoir été bâtie au milieu du XVIe siècle av. J.-C., et utilisée sur une centaine d'années avant sa destruction.

Les fouilles réalisées, dès le début du XXe siècle, par l’Ecole Italienne d'Archéologie d’Athènes, ont permis de mettre à jour de nombreux vestiges et d'effectuer des découverte exceptionnelles: nombreuses tablettes en linéaire A, rhytons, vases, coupes, et à proximité, dans un des lieux de sépultures, un sarcophage en excellent état décoré de scènes religieuses et cultuelles. Mais Agia Triada a également été occupé à d'autres périodes. Les fouilles ont révélé tout d'abord une occupation antérieure de la colline dès le néolithitique.

Après la période minoenne de nouveaux bâtiments ont été construits en partie sur les précédents à l'époque mycénienne avant que l'endroit ne devienne un lieu de culte puis d'adoration durant une partie de la période grecque. Ce n'est ensuite que sous la domination vénitienne que prit naissance le village d'Agia Triada. Seules aujourd'hui les églises d'Agia Triada à proximité et d'Agios Georgios Galatas sur le site même, témoignent de ce passé.


Monastère d'Odiyitria

Sept kilomètres plus loin, nous visitons le monastère d'Odiyitria qui reste l'un de mes préférés. Construit à la fin du XIVe siècle, il a été rénové au XVIe sous sa forme actuelle. Quelques moines y vivent encore et fabriquent un élixir de 20 plantes qui paraît-il soigne tout! D'ailleurs une petite boutique le propose mais aussi d'autres plantes ou préparations médicinales.

De type fortifié, il possède une grande tour au milieu de la cour qui protégeait les moines des pirates venus de la mer au sud. Sous l’occupation ottomane, le monastère fut un refuge pour les rebelles crétois et notamment pour le héros Xopateras, un moine intrépide qui lutta seul contre toute une armée d’Ottomans, jusqu’à ce qu’il soit tué. La tour de Xopateras est le souvenir de ce glorieux rebelle. Le monastère fut aussi le centre de diffusion des courants artistiques venus en Crète de Constantinople.


Matala, "tomorrow never comes!"

Après ces trois intéressantes visites, nous reprenons la route pour Matala afin d'y passer la nuit.
Nous arrivons en fin de journée et le temps de prendre possession de notre chambre, il sera trop tard pour aller voir les célèbres falaises, néanmoins nous passerons une agréable soirée dans cette petite station connue du monde entier dans depuis les années 70.

En effet le petit village de pêcheurs est connu pour ses grottes aménagées et ses cavités creusées à la main. A l’époque du "Flower Power", nombreux furent les hippies qui y firent halte sur la non moins célèbre route Katmandou. Bob Dylan et Cat Stevens en étaient.

Aujourd’hui le lieu est devenu très touristique: boutiques, pensions, restos, etc…, mais l'ambiance est bon enfant. Chaque année, fin juin, un festival de musique est organisé, il attire de nombreux nostalgiques et des touristes.


Frangokastello, un château-fort au bord de la mer

Aujourd'hui encore c'est une belle journée qui nous attend, pas besoin de consulter la météo!

Après un bon petit déjeuner, nous prenons une superbe route en lacets qui va nous mener, dans un 1er temps, jusqu'à Frangokastello.

Le village est situé au sud-ouest de la Crête, au bord de mer de Libye, sur une plaine aride. La silhouette carrée, crénelée et cantonnée de tours du château se détache à l'avant de la plaine côtière. Érigé au milieu de nulle part par les Vénitiens au XIVe siècle, il devait servir à protéger le pays des incursions des pirates, mais son achèvement fut longtemps retardé, les habitants du pays voyant d'un mauvais oeil une telle réalisation. Il ne fut véritablement armé que par les Ottomans et vit la capitulation de Daskalogiannis en 1770.


Aradéna, un village fantôme

Après avoir déjeuné, nous reprenons la route pour aller au village d'Aradena perché à 520m d'altitude, à l'entrée des gorges éponymes. Ce village est situé sur le site de l’ancienne cité grecque d’Aradin. Il fut également habité durant les périodes romaine, byzantine et vénitienne. Aradin fut détruit par les Ottomans.

Le recensement de 1881 dénombrait 124 habitants. La population monta à 700 habitants jusqu’aux années 1950, mais il fut abandonné à cause d'une sombre affaire de vendetta. L'histoire raconte que deux garçons du village se disputèrent une cloche de chèvre, dispute qui provoqua la mort de plusieurs habitants. Peu à peu les autres désertèrent le village.

Depuis 1986, le village a été relié par la route à Anopolis et le reste du réseau routier par un pont spectaculaire (138m de hauteur) qui enjambe la gorge. Il est équipé en son milieu d'une plateforme pour les amateurs de saut à l'élastique. L'ancien chemin pavé traversant la gorge à Aradena est un exemple spectaculaire de kalderimia traditionnel (chemins muletiers pavés).

Dans le village en grande partie en ruines, on peut voir l'église byzantine Michael Arkhangelos ("Archange Michel"), située sur le bord de la gorge. D'une architecture originale elle est construite sur les fondations d'une basilique paléochrétienne et possède des fresques du XIVe siècle. Malheureusement, elle n'est ouverte que le 8 novembre où l'on célèbre la fête de l'Archange Michel, Saint Patron des aviateurs, des parachutistes, des bouchers...


Monastère de Previli

Aujourd'hui nous prenons la route pour Rethymnon et nous allons visiter 2 monastères très importants pour les Crétois: Prévéli et Arkadi. Encore des monastères allez-vous me dire, ben oui la Crête en compte beaucoup et chacun a son histoire et son charme.

Situé dans un cadre grandiose, le monastère de Previli est composé de deux entités distinctes:
Kato Moni Previli (le monastère d'en bas), dédié à Saint Jean-Baptiste, a été bâti à proximité de la rivière sur des terres qui permettaient les travaux agricoles. Sa fondation pourrait remonter au Xe ou XIe siècle. Les guides précisent qu'il est aujourd'hui déserté suite à sa destruction lors de la Seconde Guerre mondiale. Nous décidons quand même d'aller en faire le tour, et là heureuse surprise un moine nous attend à l'entrée pour une visite. En partie réhabilité, son église abrite un petit musée (photos interdites) et ses ruines ont un certain charme.

Le 2ème monastère, Piso Moni Preveli (le monastère de l'arrière), fondé au XVIe siècle et dédié à saint Jean-le Théologien, est situé à environ 2 ou 3 km plus loin. Construit sur une colline avec une vue unique face à la mer de Libye, il abrite un petit musée regroupant nombre de pièces religieuses (photos interdites).

Haut lieu de la résistance contre les Turcs, Previli fit encore preuve de bravoure sous l'occupation allemande en servant d'abri à de nombreux combattants grecs, ainsi qu'à des soldats néo-zélandais et britanniques lors de la bataille de Crète (1941). on peut voir un étonnant mémorial au bord de la route en se rendant au monastère.


Monastère d'Arkadi

A 25 km au sud de Réthymnon, sur les contreforts du mont Psiloritis le monastère d'Arkadi est considéré comme un symbole de sacrifice et de liberté. Le 7 novembre 1866, c'est ici que se réfugièrent 964 personnes: 325 hommes dont 259 étaient armés, le reste étant des femmes et des enfants, durant la guerre contre les Ottomans. Le lendemain, forts de 15 000 hommes et de 30 canons, ces derniers menèrent un combat sans merci contre les assiégés.

Pour ne pas se rendre, sur ordre du supérieur du monastère, l'higoumène Gabriel, ils firent sauter la poudrière où ils s'étaient réfugiés. 846 personnes périrent, 114 hommes et femmes furent capturés, trois ou quatre parvinrent à s'échapper.

L’UNESCO a proclamé Arkadi Monument européen de la Liberté. C'est aujourd'hui un sanctuaire national en l'honneur de la Résistance crétoise. Le 8 novembre est désormais le jour des fêtes commémoratives à Arkadi et à Rethymnon. L'explosion ne mit pas un terme à l'insurrection crétoise, mais attira l'attention de l'Europe sur ce peuple qui se battait pour son indépendance.

La plus ancienne preuve d'existence du monastère daterait du XIVe siècle. Une inscription fut relevée sur place, parlant d'une église nommée Arkadi et consacrée à Saint Constantin.


Nécropole minoenne d'Armeni

Ce matin nous prenons la route sur une dizaine de kilomètres pour aller découvrir la nécropole d’Armeni qui date du Minoen récent (1400-1200 av. J.-C.). Comme son nom l'indique, le village d'Armeni tire son nom de la population arménienne qui y fut installée au Xe s. par le Byzantin Nicéphore Phocas.

La nécropole compte plus de 230 tombes minoennes dispersées sous les arbres à flancs de collines. Elle a été découverte en 1969, mais la ville dont elle dépendait n'a pas encore été découverte. La plupart des tombes sont petites et s'admirent de l'extérieur, mais une plus grande se visite. Il faut descendre un escalier taillé dans le roc qui s'enfonce dans une faille et conduit à une vaste chambre mortuaire. Malheureusement nous n'avions pas de lampe et nous étions seuls sur le site.


Rethymnon

Déjà 10 jours à explorer la Crête, nous voici à présent à Rethymnon où nous avons passé la nuit. La journée s'annonce encore bien chaude, nous allons découvrir tranquillement la ville à pied, en nous perdant plus ou moins dans les ruelles animées de la vieille ville.

On discerne encore de nombreux exemples d’architecture vénitienne comme la Fontaine Rimondi, mais aussi des minarets témoins de la présence ottomane comme la mosquée Nérantzes. Beaucoup de touristes dans les ruelles, au bout d'un moment nous préférons profiter du calme en faisant une balade du côté du port vénitien.


Monastère d'Agia Triada

Aujourd'hui c'est une grande journée qui s'annonce avec le soleil qui tape déjà. Après une bonne nuit et un bon petit déjeuner, nous prenons la route pour aller visiter 3 monastères (Agia Triada, Gouverneto et Katholiko) situés sur la presqu'île d'Akrotiri, aux portes de Hania.

Une longue allée rectiligne, plantée de cyprès, nous conduit au monastère d'Agia Triada, un joyau de pierres roses caché au coeur d'une oliveraie et de vignes. Selon la tradition confirmée par des documents des archives de Venise, le monastère a été fondé au XVIIe siècle, sur les bases d'un édifice religieux plus ancien, par deux frères issus de la noble famille vénitienne Tsagarolonau, convertis à la foi orthodoxe. Il fut incendié par les Turcs durant la révolution de 1821, puis restauré quelques années plus tard.

L'entrée en escalier de cette imposante enceinte de deux étages donne sur une cour au centre de laquelle se trouve l'église de style Renaissance crétoise à 3 dômes, dédiée à la "Sainte Trinité" (Agia Triada), dont l'iconostase est beaucoup plus récente. Les différents bâtiments qui l'entourent, abritent les cellules des moines et des lieux de vie, l'ancienne école ecclésiastique, la bibliothèque, le vieux moulin à huile, un petit musée avec une collection d'icônes, de peintures, de vêtements liturgiques et d'objets sacerdotaux… mais aussi les caves du monastère! En effet les moines produisent ici du vin réputé et de l'huile d'olive de qualité destinés à la vente.

Le monastère contribue, de par ses revenus, à la préservation des écoles grecques de Hania. Depuis 1892, une école d’enseignement est aménagée dans les bâtiments de l’aile est.


Grottes Panagia Arkoudiotissa et ruines du monastère de Katholiko

Après la jolie visite du monastère d'Agia Triada, nous reprenons la petite route pour aller au monastère d'Agios Gouvernéto, quatre kilomètres séparent les deux monastères. Malheureusement lorsque nous arrivons c'est pour constater qu'il est fermé; beaucoup de monastères ferment leur porte entre 12 et 17 heures.

Devant l’enceinte du monastère, un sentier descend et mène à la grotte de Panagia Arkoudiotissa, une grotte contenant de magnifiques stalactites et stalagmites, dont la plus impressionnante est celle qui ressemble à un ours en train de boire et qui lui a donné son nom. En continuant de marcher sur le sentier, nous arrivons au monastère abandonné de Katholiko. Une impressionnante entrée, bâtie en pierre, conduit dans l’enceinte et sur la terrasse du monastère, qui est en réalité un pont qui enjambe la gorge. Dans les rochers, on peut encore apercevoir des petites grottes dans lesquelles vivaient des ermites.

Cette marche est magnifique mais attention quand même, pour descendre ça va mais il faut remonter et il n'y a pas d'ombre, il est impératif d'emmener de l'eau et d'être bien chaussés.


Lagon de Balos

Aujourd'hui, nous allons découvrir le fameux lagon naturel de Balos. La plage est au bout de la presqu’île de Gramvoussa, au nord-ouest de l’île. On peut y accéder par bateau ou bien en voiture.

C'est cette 2ème solution que nous privilégions car nous voulons fuir la horde de touristes que déverse les bateaux de croisière l'après-midi, au moins le matin il n'y aura que ceux venus en voiture.

Nous partons de bonne heure à Kissimos pour aller chercher une Fiat Doblo que nous prête gratuitement l'agence de location de voitures où nous avons loué notre Seat Cordoba. En effet, nous devrons rouler sur une piste caillouteuse qui grimpe pendant environ 12 km et l'assurance ne marche pas au moindre problème.

Dès l'ouverture de l'accès (le site est préservé, pas d'hôtels, etc...), nous nous engageons sur la piste qui débute près du Balos Beach, je vous invite donc à faire la route avec nous et à découvrir ce lieu enchanteur.


Monastère de Gonia

Après un agréable déjeuner, nous reprenons la voiture pour aller au monastère de Gonia qui est situé sur un promontoire au-dessus de la mer, à l'entrée de la péninsule de Rodopou (appelé également cap Spatha).

Fondé en 1618, endommagé par les Turcs en 1645, reconstruit en 1662 puis agrandi au XIXe siècle, il affiche une silhouette aux allures de forteresse vénitienne.

Aujourd’hui, il abrite une collection d’icônes religieuses précieuses, des reliques et d’autres objets rares.
La bibliothèque du monastère est particulièrement importante et possède un grand nombre de livres anciens et quelques manuscrits datant du XVIIe au XIXe siècle.


Eglise de la Rotonda

Avant de retourner à notre hôtel, nous faisons un crochet par une petite route pour aller voir l'église de Rotonda d'Episkopi. Il s'agit d'une église byzantine, consacrée à l'archange Michel, dont l'architecture est unique.

La coupole a cinq étages. Elle a été bâtie sur les restes d'une basilique paléochrétienne (Ve s.), sans doute la plus ancienne de Crète. Le sol est constitué d'une mosaïque dont les décors (feuilles, poissons…) ont permis de dater le monument de la seconde moitié du VIe siècle après J.-C. L'édifice comporte également des fresques des Xe et XIIe siècles. Malheureusement nous ne pourrons pas rentrer à l'intérieur car elle n'est ouverte que très occasionnellement après accord du Service des antiquités. Toutefois l'endroit est magnifique et empreint de sérénité.


La Canée

Aujourd'hui nous arrivons au terme de notre périple, aussi nous décidons de passer la journée à La Canée avant de rejoindre Heraklion pour notre dernière nuit en Crète.

La Canée, nommée aussi Hania ou Chania (prononcer Rania dans les 2 cas), est une ville aux multiples influences. Bâtie sur la ville antique de Kydonla, ancienne rivale de Knossos, elle a connu les Byzantins, les Vénitiens et les Ottomans, avant d’être rattachée à la Grèce. Elle a été la capitale de l'île jusqu'en 1971.

Nous démarrons la visite en allant nous perdre dans les ruelles de la vieille ville. Elle a été construite à partir du XIIIe s. par les Vénitiens qui l'entourèrent d'une enceinte. Nous découvrons le quartier de Kasteli ainsi que le quartier de Topanas où s'élèvent de vieilles demeures vénitiennes (armoiries et devises sculptées sur certains portails).


Quelques photos du voyage de notre fils

En février 2020 notre fils devait partir en Chine, suite aux évènements du covid 19, il est parti en Crète avec un copain, sans avoir eu le temps de préparer le voyage, billets achetés la veille pour départ matinal le lendemain. Ils n'ont pas regretté du tout cette destination. Ils ont fait 3 treks avec nuits passées dans des cadres grandioses en montagne, puis sur une plage et enfin dans un monastère tenu par un seul moine.
Voici quelques photos.



Je ne m'attendais pas du tout à trouver un paysage aussi beau et diversifié. Des plages magnifiques de sable fin, des paysages de montagnes impressionnants et sauvages. Le patrimoine n'est pas en reste, de part ses influences au fil des siècles.
Il est vraiment très facile de se déplacer seuls, les Crétois sont accueillants et souvent aux petits soins pour nous.15 jours sont nécessaires pour avoir un bon aperçu de l'île.

Voyage raconté par icare

Photos Carnet de voyage en Grèce


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Recommandations pour ce voyage

Les plus...

  • Musée d'Héraklion
  • Flâner à La Canée
  • Ne pas rater les monastères, mais vérifier les horaires de visites
  • Prudence sur les routes si vous louez une voiture

Les moins...

  • Privilégier le musée d'Héraklion au site de Knossos si vous manquez de temps

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