Il était une fois... le Pérou - Photo n°132

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En 1533, le chroniqueur espagnol Sancho Pedro de la Hoz écrivait à son sujet : "Dans tout le pays, vous ne trouverez pas de murailles aussi magnifiques. Elles sont composées de pierres si grandes, que personne ne peut croire qu'elles y aient été amenées par des êtres humains. Ni l'aqueduc de Ségovie, ni aucune autre construction réalisée par Hercule ou par les Romains ne peut être comparée à celle-ci".

En 1533, le chroniqueur espagnol Sancho Pedro de la Hoz écrivait à son sujet : "Dans tout le pays, vous ne trouverez pas de murailles aussi magnifiques. Elles sont composées de pierres si grandes, que personne ne peut croire qu'elles y aient été amenées par des êtres humains. Ni l'aqueduc de Ségovie, ni aucune autre construction réalisée par Hercule ou par les Romains ne peut être comparée à celle-ci".


Photos Forteresses et sanctuaires de la Vallée Sacrée des Incas

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Sur le site de Sacsayhuaman, la petite ville blottie aux pieds des montagnes.
Sur le site de Sacsayhuamán. Chaque année, le 24 juin, est célébré l'Inti Raymi, la fête du soleil. C'est le jour du solstice d'hiver dans l'hémisphère Sud, jour où le soleil est le plus éloigné de la terre. Adorateurs du soleil et astronomes émérites, les Incas effectuaient des incantations pour qu'il revienne.
Cette immense forteresse, fut érigée à l'initiative de l'inca Pachacutec et sur les plans de son architecte Huallpa Rimachi. L'oeuvre fut poursuivie sous le règne de Tupac Yupanqui, et peut-être achevée sous celui de Huayna Capac.
Sous les murs de Sacsayhuaman se joua l'un des derniers épisodes de la conquête du Pérou. En 1536, lors du soulèvement de Manco Inca, les Espagnols qui tenaient le centre de Cuzco furent assaillis de toutes parts par des milliers de soldats incas. Ils réussirent de justesse à conserver leurs positions et tentèrent de desserrer l'étau par une contre-attaque sur Sacsayhuaman qui se solda par un échec : Juan Pizarro (le plus jeune des quatre frères) y fut mortellement blessé. La bataille donna lieu à l'héroique épisode du capitaine inca Cahuide, passé à la postérité : alors que les Espagnols assaillaient la tour où il s'était retranché avec plusieurs guerriers, il préféra sauter dans le vide et alla s'écraser au pied de celle-ci plutôt que de se rendre. Le siège de Sacsayhuaman a été relaté par un témoin oculaire de la bataille, Pedro Pizarro (le cousin des quatre frères), dans sa chronique Relacion del descubrimiento y conquista del Peru , rédigée en 1571.
La forteresse est composée de trois remparts parallèles longs de 600 m, disposés en zig-zag, lesquels sont constitués de blocs monolithiques, (le plus grand mesure 9 m de haut, 5 m de large et 4 m d'épaisseur, pour un poids d'environ 350 tonnes) parfaitement assemblés et encastrés les uns dans les autres. La technique utilisée pour transporter et assembler de telles masses reste un mystère.
La présence d'un centre cérémonial tout en haut laisse penser que c'était peut-être plus un temple qu'une forteresse! La confusion viendrait du fait des combats acharnés qui s'y seraient déroulés entre les Espagnols et les Incas.
Es blocs s'emboîtent les uns aux autres, sans mortier, ni rien pour les tenir. Les pierres de la forteresse ont souvent servi à la reconstruction de Cuzco, suite aux nombreux tremblements de terre. C'est ce qui explique, qu'il ne reste plus rien des 21 bastions qui pouvaient contenir chacun 1000 guerriers. Il subsiste environ 20% de la forteresse.
Les nombreux séismes n' ont jamais eu raison de cette forteresse.
Pour résister aux séismes, les Incas firent ces portes trapézoïdales.
Puca Pucara, la Forteresse Rouge.
Puca Pucara.
Une jolie rencontre!
Bien sur un arrêt auprès de ce bel étal de tissus colorés!
Encore une jolie rencontre en arrivant sur le site de Tambomachay.
Même si c' est la photo "souvenir" ces personnes ne réclamaient pas d'argent, elles vendaient leur production. J'aime leur sourire!
Les sources sacrées de Tambomachay sont appelées "El Bano del Inca". La source est encastrée dans des blocs de pierre et l'eau était utilisée comme eau bénite par les prêtres incas. Les Incas nobles attendaient le lever du soleil pour s' adonner aux cérémonies de l'eau.
Les gens du pays prétendent que boire l'eau de la source leur procurera beauté, jeunesse éternelle et fécondité. C'est le lait de la Pachamama, la Terre-Mère.
Q'enco est un centre cérémoniel situé à 5 kilomètres de Cuzco. On ne connaît pas le vrai nom de cet ensemble, et ce sont les conquistadors espagnols qui l'ont nommé ainsi. Q'enko veut dire labyrinthe en quechua, et c'est en voyant le dédale de galeries et de chambres souterraines de ce centre que l'on comprend cette dénomination.
On pense le site de Q'enco a pu abriter la tombe de l'Empereur Pachacutec. Mais on peut penser également que Q'enco était une immense nécropole, une grande quantité de momies ayant été retrouvée à cet endroit.
Curieux sanctuaire.
Q'enko est consacré au culte du puma, un des trois animaux sacrés des incas avec le serpent et le condor. De nombreux sacrifices de lamas pour prédire l'avenir et la qualité des récoltes y étaient pratiqués. Le sang des lamas sacrifiés tombait dans un petit récipient sculpté dans la pierre et suivait un tracé en zigzag. Les récoltes étaient bonnes ou mauvaises en fonction de la direction du sang en sortie du tracé.
Autel sacrificiel Inca taillé dans la pierre avec possibilité technologique d'équipement d'une plaque d'argent pour amener les rayons du soleil sur la cérémonie. il y a pu avoir des sacrifices humains à Q'enco. Ils n'étaient pratiqués que lors de périodes de grands troubles, lorsque l'Inca était malade ou mort, par exemple, ou lors de catastrophes naturelles. L'objectif était alors d'apaiser le ou les dieux. Les personnes, hommes, femmes ou enfants offerts en sacrifice devaient être en bonne condition physique et de parfaite constitution. Elles étaient parfois prises parmi les peuples défaits, considérées comme une partie du tribut, ou directement parmi la noblesse de Cuzco. Selon la légende, une petite fille de dix ans, Tanta Carhua, avait été choisie par son père pour être sacrifiée à l'empereur Inca. L'enfant, supposée physiquement parfaite, fut donc envoyée à l'empereur à Cuzco où des fêtes et des parades étaient données en l'honneur de son courage. Elle a été enterrée vivante dans une tombe des montagnes andines. Les enfants, considérés purs, rencontraient l'empereur et des célébrations étaient faites en leur nom. Selon les croyances des incas, l'enfant sacrifié devenait un dieu une fois emporté par la mort. Avant le sacrifice, l'enfant buvait de la chicha (un alcool) apparemment pour atténuer la perception de ses sens. Pour l'honorer, les prêtres conduisaient des cérémonies qui l'accompagnaient tandis que son esprit quittait la terre. L'enfant recevait alors un rude coup derrière la tête, d'une arme contondante, mettant fin à ses jours. Il était peut-être aussi, parfois, enterré vivant. La plupart du temps un seul enfant était nécessaire pour le sacrifice, mais on a retrouvé des tombes de trois ou quatre enfants sacrifiés simultanément. C'est ce type de rite qui fut par exemple utilisé pour calmer les dieux, lors d'une éruption volcanique à Arequipa : la surnommée Juanita fut sacrifiée au sommet du volcan Ampato, il y a plus de 500 ans. C'était une jeune fille de douze ou treize ans appartenant à la haute noblesse de Cuzco comme en témoigne la richesse de ses parures. Un cortège cérémonial partit de Cuzco pour rejoindre Arequipa dans le seul but de ce sacrifice. Préservés par la glace, la jeune fille et les objets qui l'accompagnaient furent retrouvés presque intacts en 1995 et reposent désormais au musée Santuarios Andinos d'Arequipa.

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