Pise, Volterra et San Gimignano - Carnet n°4

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Pour ce 4ème et dernier carnet en Italie voici les dernières visites que nous avons effectuées en Toscane. Différentes les unes des autres mais toutes aussi belles.

Photo de voyage en  Italie

Location de vacances en Italie de 2 semaines (Mai 2011) raconté par icare

Pise : la Piazza dei Miracoli

La tour penche depuis les premières années de sa construction, débutée en 1173, en raison sans doute d'un affaissement du sol. Elle a été sécurisée par des travaux entre 1990 et 2001. Construite dans le style roman, elle est haute de 55,86 mètres côté sud (et de 56,70 m côté nord, du fait de son inclinaison), et a un diamètre externe de 15,50 mètres à la base. Sa masse estimée est de 14 500 tonnes. Cette tour creuse, d'un diamètre interne de 7,4 mètres (4,2 m au sommet), est composée de deux cylindres de pierre concentriques entre lesquels court un escalier en colimaçon de 293 marches. Entre chacun des 8 étages, des colonnes de marbre de Carrare servent de support.

Partis tôt de la maison, nous arrivons à Pise pour une agréable journée de visite en redoutant quand même les cohortes de touristes. Beaucoup de monde bien sur mais on retrouve vite un peu de calme si on s'éloigne de la fameuse place.

La piazza dei Miracoli, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1987, est une vaste esplanade recouverte de pelouses et bordée sur un côté par un mur médiéval en brique. Elle forme le cœur religieux et monumental de la ville. Le surnom de piazza dei Miracoli (place des miracles) lui vient d'un poème de Gabriele D'Annunzio, en hommage à ses quatre monuments: le baptistère, la cathédrale, le campanile (la tour penchée et le monumental cimetière (camposanto).


Le Camposanto

Détail du tombeau de Ottaviano Fabrizio Mossotti (1791-1863). Cette femme représente les Sciences.

Le Camposanto (Champ Consacré) est l'ancien cimetière monumental de Pise, entrepris par l'architecte Giovanni di Simone en 1278. La mort de celui-ci en 1284, lors de bataille navale de la Meloria contre les Génois, retarda son achèvement. Le cimetière dans son ensemble fut terminé en 1464. On raconte que l'archevêque de Pise, Ubaldo de Lanfranchi, fit rapporter, lors de son retour de la Deuxième Croisade, de la terre prélevée au Mont Golgotha pour que les nobles familles pisanes puissent reposer en Terre Sainte.

Aujourd’hui le Camposanto recèle une superbe collection de tombes et de sarcophages de l'époque étrusque, romaine, médiévale et Renaissance jusqu'à la fin du siècle dernier. Le mur périphérique est décoré par un cycle de fresques datant des XIVe et XVe. siècles. Malheureusement, presque toutes (celles qui firent dire à certains que ce monument était l’un des plus précieux d’Italie) furent incendiées par un bombardement allié au cours de la Seconde Guerre Mondiale. Depuis 1947, elles continuent d'être restaurées. Heureusement, l'une des plus fascinantes, Le Triomphe de la Mort, en réchappa, elle est exposée dans une salle à côté. Elle est accompagnée de deux autres fresques, celle du Jugement Dernier et celle de l'Enfer. On pense qu'il s'agit d'une commande pour le Camposanto au moment de la Grande Peste qui s'abattit sur la Toscane en 1348 et où une grande partie de la population périt. L'auteur de ces fresques est, semble-t-il, encore inconnu, mais les spécialistes pourraient attribuer cette œuvre, créée vers 1365, à Francesco Traini ou à Buonamico Buffalmacco.

Pour compléter la visite, il faut également aller au Museo delle Sinopie ainsi qu'au Museo dell'Opera del Duomo.


Au bord de l'Arno

Vue sur la minuscule église Santa Maria della Spina, située sur la rive gauche de l'Arno, au centre de la ville.

Après avoir avoir visité le complexe religieux de Pise et ses musées, et voulant profité d'un peu de calme, nous nous dirigeons vers la piazza dei Cavalieri. Calme, cette place bordée de palais, devenus des édifices administratifs, est très agréable. Un peu plus tard nous prenons une rue qui nous emmènera jusqu'au bord de l'Arno, fleuve que nous avions laissé à Florence. La promenade le long des quais nous permettra de découvrir un petit bijou de style gothique, la minuscule église Santa Maria della Spina, du XIVe. siècle.


Volterra et le Balze, un paysage tourmenté

Voici le paysage chaotique qui s'offre à nos yeux. Les Balze sont des falaises sablonneuses qui s'effritent et parfois s'éboulent, laissant place à ce chaos impressionnant. Plusieurs nécropoles étrusques, églises et monastères furent ainsi emportés.

Perchée sur sa colline d'argile, Volterra, ancienne cité étrusque, puis romaine et médiévale, située un peu à l'écart des circuits touristiques, mérite vraiment une visite pour ses vestiges et son remarquable musée étrusque Guarnacci. La piazza dei Priori (place des Prieurs) présente un bel ensemble médiéval avec ses palais (que je n'ai pas pu prendre intégralement en photos car il y avait une fête avec des stands) et son duomo.

Après la visite de cette ville, il ne faut pas manquer d'aller admirer les célèbre Balze, d'impressionnantes falaises sablonneuses, érodées par le temps et ayant entrainé la disparition de nécropoles étrusques, d'églises et de monastères.


San Gimignano et ses maisons-tours

Vue sur les toits de San Gimignano depuis le sommet de la Tour Grossa (54m) qui domine le palazzo del Popolo.

Notre dernière visite en Toscane sera pour San Gimignano la médiévale et ses maisons-tours. Suivant l'heure de la journée, ses pierres se parent de couleurs, allant du rose au pourpre. Son origine remonte aux Etrusques, mais c'est à partir du XIIe. siècle qu'elle apparut sur la scène historique en devenant une commune libre (avec un podestat) après avoir rompu son asservissement aux évêques de Volterra. Elle prit alors le nom de San Gimignano delle Belle Torri. Contrôlée par deux grandes familles rivales, les Ardinghelli, sympathisants des guelfes, et les Salvucci, qui étaient gibelins, elle fut le théâtre de conflits incessants entre les deux clans. Soixante-quinze maisons-tours, symboles de leur richesse et de leur pouvoir, y furent construites, dont quatorze se dressent encore aujourd'hui. A ces rivalités s'ajouta la terrible peste de 1348 qui décima la ville. San Gimignano cessa alors d'être une commune libre et passa sous la protection de Florence en 1353.
San Gimignano a conservé son ambiance et son apparence féodales et les voitures y sont interdites.

Le centre historique recèle une série de chefs-d'œuvre de l'art italien des XIVe et XVe siècles encore conservés à leur emplacement d'origine , dont des œuvres de Gozzoli, Ghirlandaio et Pollaiolo dans la cathédrale.



Hélas, tout a une fin ! Valises bouclées, bises à Emanuela (notre propriétaire) qui a rendu notre séjour très agréable et qui nous a comblé de petits cadeaux, dont un excellent Chianti, et nous voilà partis pour l'aéroport où nous rendons la voiture. Une seule envie, celle de revenir pour continuer de découvrir l'inestimable patrimoine et la nature superbe.

Voyage raconté par icare

Photos Carnet de voyage en Italie

La Piazza del Duomo de Pise, connue sous le nom de Piazza dei Miracoli ( Place des Miracles ) est le centre artistique et touristique le plus important de Pise. Inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1987, on peut y admirer les monuments qui forment le centre de la vie religieuse de la ville: le baptistère, le cimetière (mur sur la gauche), la cathédrale et son campanile,appelée tour de Pise. Selon l'expression de Gabriele D'Annunzio, ces monuments sont des miracles en raison de leur beauté et de leur originalité. L'intérieur évoque des galeries de cloître avec de grandes baies flamboyantes. Remarquez également l'effroi des chevaux et celui qui détourne la tête. Le théâtre romain pouvait contenir, avec ses 19 rangées de gradins, plus de 2000 personnes. Ulysse et les sirènes jouant de la musique. Ulysse demanda à ses matelots de l'attacher au mât de son bateau afin de résister à leur chant. Sur la Piazza del Duomo, les tours Salvucci, appelées les tours jumelles, furent construites en 1255 pour l'une des familles les plus puissantes de la ville. A l'origine, leur hauteur dépassait les 51mètres, contrevenant ainsi à la règlementation qui interdisait que les tours dépassent en hauteur celle du Podestà (la tour Rognosa), c'est-à-dire de l'autorité communale. Cette volonté délibérée de provoquer l'autorité de la ville, voulait montrer clairement la puissance de la famille et son pouvoir sur San Gimignano. Les Salvucci étaient les ennemis d'autres grandes familles, comme les Ardinghelli, qui construisirent à leur tour 2 tours jumelles, à l'autre bout de la place, sur la piazza della Cisterna.

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