Légendes Ouzbèkes - Photo n°120

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Tilia Kari fut la dernière des trois medersas à être bâtie, afin d'harmoniser la place.

Tilia Kari fut la dernière des trois medersas à être bâtie, afin d'harmoniser la place.


Photos Samarcande

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Arrivée à Samarcande et première visite en fin de journée : le Gour Emir, "Tombeau du Souverain", dernière demeure du grand conquérant ouzbek Tamerlan.
Samarcande – Ouzbékistan
Samarcande – Ouzbékistan
Samarcande – Ouzbékistan
Le lendemain matin, nous débutons la journée avec la visite de la place du Reghistan, probablement le site le plus connu d'Ouzbékistan. Reghistan signifie "Place de Sable". Il s'agissait à l'époque de Tamerlan de la place principale de Samarcande où six rues se rejoignaient.
Trois medersa entourent la place. Ici, la medersa Oulough Begh.
La religion y était enseignée de même que les sciences. On raconte qu'Oulough Begh lui-même y aurait donné des cours d'astronomie
Samarcande – Ouzbékistan
La Medersa Tilia Kari se profile derrière la Medersa d'Oulough Begh
Son nom, qui signifie "dor", prend ici tout son sens
Samarcande – Ouzbékistan
La Medersa Chir Dor
Samarcande – Ouzbékistan
Nous nous éloignons du Reghistan... Comme le centre de Samarcande n'est pas trop étendu et que les sites qui nous intéressent sont assez proches les uns des autres nous choisissons de continuer à pied.
Rapidement, nous arrivons devant la Mosquée Bibi Khanum, du nom de l'épouse favorite de Tamerlan. Bibi Khanum fit bâtir cette mosquée en cadeau pour son époux, durant l'absence de celui-ci.
On raconte que l'architecte chargé de l'érection de la mosquée tomba amoureux de Bibi Khanum et refusa de continue les travaux s'il ne pouvait l'embrasser. D'abord éconduit il fut finalement exaucé, le chantier devant impérativement être terminé au retour de Tamerlan. L'empereur, une fois revenu à Samarcande, vit l'empreinte des lèvres que l'architecte avait laissé sur le voile de son épouse. Il ordonna son exécution mais ce dernier avait déjà prit la fuite...
Au premier plan, le porte livre destiné à soutenir le Coran d'Osman (gardé à Tashkent)
Samarcande – Ouzbékistan
Samarcande – Ouzbékistan
Le portail du sanctuaire principal est haut de 40 mètres
Le petit Mausolée de Bibi Khanum fait directement face à la mosquée
Et juste à côté s'étend le marché Siab
Pain ouzbek
Assortiment de pâtisseries de la région
Légumes en tous genres
Samarcande – Ouzbékistan
Les mûres ouzbèkes sont délicieuses, sucrées à souhait...
En sortant du marché on aperçoit la Nécropole Shah-i-Zinda non loin. Allons-y.
Devant l'entrée de la nécropole ont été préservés les vestiges d'anciens bains.
Shah-i-Zinda s'étendait à l'époque au-delà des murs de la ville. Il s'agit aujourd'hui encore du lieu le plus sacré de Samarcande.
Cette nécropole existerait depuis l'an 676, soit, d'après la légende, quand la religion zoroastrienne fut remplacée dans le pays par l'Islam
Détail d'un plafond
Samarcande – Ouzbékistan
Shah-i-Zinda signifie "Le Roi Vivant". On raconte qu'un prophète de l'Islam, poursuivit par des hérétiques, se réfugia dans une grotte à l'emplacement actuel de la nécropole. L'entrée de la grotte s'effondra, ne laissant personne pénétrer à sa suite, mais la légende voulut que le prophète restat vivant. Des années plus tard, l'empereur Tamerlan aurait fait rouvrir l'entrée de la grotte et envoyé un sujet l'explorer. Ce dernier y aurait découvert un puits menant à un genre de paradis sur lequel règnait toujours le prophète, le "roi vivant".
Une prophétie prédit qu'en 1968 le roi vivant devait réapparaître afin de débarrasser le pays de l'occupation soviétique. Mais il ne vint pas et sa réputation en pâtit d'ailleurs un peu.
Samarcande – Ouzbékistan
Samarcande – Ouzbékistan
Samarcande – Ouzbékistan
A l'entrée du mausolée de Touman Aka, on peut lire que "la tombe est une porte que chacun franchira".
Au fond, le mausolée octogonal qui ne contient en réalité aucune dépouille
Samarcande – Ouzbékistan
Samarcande – Ouzbékistan
Samarcande – Ouzbékistan
On distingue au loin l'imposante mosquée de Bibi Khanum et les dômes bleus du Reghistan...
Nous reprenons la voiture pour nous rendre plus loin du centre, au complexe Khodja Akrar. Ce complexe comprend le tombeau de Khodja Akrar (un politique influent après la mort d'Oulough Begh), une mosquée commémorative bâtie par les fils de celui-ci et une médersa que fit construire Nadir Divanbeg, l'un des émir que connut Boukhara.
Samarcande – Ouzbékistan
Samarcande – Ouzbékistan
Petit arrêt en chemin à l'observatoire d'Oulough Begh, dont l'astronomie était la passion. Il s'agit d'une sorte de sextant géant.
Samarcande – Ouzbékistan
Oulough Begh
La colline d'Afrosyab, sur laquelle s'établirent, au 6ème siècle avant Jésus Christ, les premiers habitants de Samarcande.
Au Musée d'Afrosyab - à l'époque, les habitants de la colline étaient de religion zoroastrienne et vénéraient les quatre éléments. Voici un autel dédié au feu sur lequel on laissait brûler une flamme.
Dernier repas avant de quitter ce fabuleux pays : le palov est le plat national ouzbek (et en Asie Centrale en général) - du riz revenu dans de l'huile et agrémenté de diverses façons. Dans le palov de Samarcande on retrouve de la viande, des pois chiches et des raisins secs.

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