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Balade en Aveyron - Photo n°117

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La chartreuse Saint-Sauveur a fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques en 1840.

La chartreuse Saint-Sauveur a fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques en 1840.

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Photos Villefranche-de-Rouergue et son patrimoine religieux

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Construite entre 1451 et 1459, grâce au legs d’un riche marchand drapier de la ville, Vezian Valette, la chartreuse Saint-Sauveur est un pur joyau de l’art gothique flamboyant. Jusqu'à la Révolution, elle abrita une communauté de chartreux. Déclarée bien national à la Révolution, c'est la municipalité qui l'acheta en 1791 pour y installer un hospice puis un hôpital, ce qui la sauva de la destruction.
Le auvent polygonal de la chapelle abrite une belle porte en bois du XVe siècle sur laquelle apparaissent deux chartreux. Celui situé sur la partie basse porte les armes de l'un des fondateurs.
Nef de la chapelle avec la cloison en bois séparant le chœur des moines de la nef réservée aux convers.
Vitrail de la rose de la chapelle.
Sculpture d'un chapiteau.
Sculpture d'un chapiteau.
Porte donnant accès à la chapelle mortuaire ouverte sur la galerie Nord du petit cloître.
Détail de sculpture de la porte donnant accès à la chapelle mortuaire ouverte sur la galerie Nord du petit cloître.
Abside à cinq pans de la chapelle. Le chœur est éclairé par cinq hautes fenêtres munies de vitraux. Sur la gauche a été sculpté un riche enfeu et la plaque funéraire des fondateurs sur laquelle on peut lire les inscriptions suivantes : "FVNDATOR HVIVS DOMUS" au-dessus de l'effigie de Vézian Valette,"FVNDATRIX" au-dessus de celle de son épouse.
Il y a au total trente stalles sur un rang, douze au Nord, autant au Sud, et trois de chaque côté de l'entrée du chœur. Dans la première travée de la nef se trouvent huit stalles qui encadrent le portail pour les frères convers. Elles ont été réalisées par André Sulpice, originaire de Lozère, qui a aussi travaillé à la collégiale Notre-Dame de Villefranche-de-Rouergue, à l'abbaye de Loc-Dieu et à la cathédrale de Rodez. Le contrat a été passé en 1462. Leur réalisation a duré seize ans.
Miséricorde d'une stalle du chœur des moines, représentant essentiellement des animaux. Les miséricordes sont des éléments en saillie situés sous les strapontins des stalles et sur lesquels pouvaient s'appuyer les prêtres pendant les parties de l'office où ils devaient rester debout.Elles sont souvent ornées de motifs fantaisistes, parfois burlesques ou même grivois.
La représentation de cette miséricorde ne devait pas donner au moine l'envie de s'appuyer dessus!
Celui-ci n'a pas l'air commode du tout!
Dans le vestibule, la tabula. Cet élément mobilier fort rare, datant du XVIIe siècle, et autrefois fermé par un panneau articulé, est un tableau qui servait à fixer l'emploi du temps de la communauté monastique. Son utilisation est liée au silence absolu auquel se conforment journellement les moines. Sur la partie gauche, une longue colonne indique en latin les offices et les différentes actions de grâce auxquelles les moines sont soumis. Au sommet du tableau figurent les treize premières lettres de l'alphabet. Ces lettres qui sont peintes également au dessus des treize ermitages, permettent au Prieur d'indiquer anonymement chaque jour aux Pères, à l'aide de différents cabochons de bois, les tâches précises qu'ils doivent accomplir pour le bien de la communauté.
Le chapitre est le lieu de réunion des moines où se prennent les décisions concernant le monastère, où sont dites certaines messes et où est accompli le rituel du lavement des pieds. L'expression "avoir voix au chapitre" (ou par déformation "droit au chapitre") date du Moyen-Âge et ne fait pas référence au chapitre d'un livre mais bien à une assemblée des religieux, au sein d'un monastère ou d'une abbaye.
Vue sur la galerie du petit cloître flamboyant, c'est le plus décoré des deux cloîtres. Centre géographique du monastère, c'est aussi un lieu spirituel, intimiste. Les pères pouvaient y parler entre eux de ce qui est utile selon l'expression de saint Bruno, c'est-à-dire de Dieu.
Les élégantes baies du petit cloître gothique flamboyant.
Difficile de faire la photo car il y avait une grille, impossible de tenir l'appareil droit. Il s'agit d'un petit carré orné par des baies de style gothique flamboyant, aux remplages (armature en pierre d'une baie) tous différents.
La galerie Nord du petit cloître et sur la gauche la chapelle mortuaire. Dans le chapelle mortuaire, le moine décédé recevait sa dernière bénédiction avant son enterrement dans le grand cloître. La voûte de cette chapelle ouverte sur la galerie Nord du petit cloître est soutenue par trois fines colonnes.
Détail d'un chapiteau.
À l'entrée du réfectoire se trouve le lavabo. Il est surmonté d'une sculpture très mutilée représentant le lavement des pieds (Jean 13,5-11). On peut voir au centre Jésus lavant le pied droit de Pierre. Derrière, les apôtres de part et d'autre. Dessous, deux anges soutiennent un écu où est écrit IHS M, avec de part et d'autre les blasons des donateurs. L'eau s'échappait par deux gargouilles. Ce bas-relief est un des rares exemples de la sculpture villefranchoise du milieu du XVe siècle. Elle est sortie de l'atelier de Pierre Viguier qui avait pris la succession de Jacques Morel pour sculpter le portail sud de la cathédrale de Rodez.
Le réfectoire est une grande salle rectangulaire de trois travées voûtées sur croisées d'ogives. Les clés pendantes ont disparu. Il est éclairé à l'Est et au Sud. En plus des portes menant au petit cloître et à la cuisine, deux autres portes existent : une, au Nord, menait à la cuisine d'origine qui a disparu, l'autre, au Sud, donne sur le couloir reliant le parvis de l'église au grand cloître qui était emprunté par les frères convers. Le prieur avec d'éventuels hôtes se tenait contre le mur Est. Les pères sur des bancs placés le long des murs.
Dans l'épaisseur du mur Sud a été aménagé la chaire du lecteur avec l'escalier lui donnant accès. La balustrade, en légère saillie, est richement décorée. La Bible était lue pendant les repas selon un programme bien précis, selon le calendrier. Les chartreux ne faisaient usage du réfectoire que le dimanche, pour le seul repas en commun.
Le grand cloître a une décoration très sobre. Les grandes dimensions de ce quadrilatère - 66 m par 40 m - a permis de construire autour les treize logements auxquels elle donne accès - cinq maisons sur les grands côtés et trois donnant sur la galerie Sud. Chaque ermitage comportait deux étages. Au premier se trouvait un atelier pour le travail manuel et où était stocké le bois de chauffage. Le second était divisé en deux parties : l'une réservée à la prière comprenant un autel consacré à la Vierge, l'autre au coucher.
Au centre du grand cloître, une fontaine marque une délimitation entre une partie qui servait de cimetière et le reste de la cour.
Grand cloître et clocher-mur.
Une galerie du grand cloître. Elle ne sert que de passage aux moines pour aller de leurs cellules à la chapelle ou au réfectoire, ou aux convers qui apportaient les repas aux pères par le guichet se trouvant à côté de la porte d'entrée de la cellule (ermitage), disposé en baïonnette pour éviter tout contact.
Les retombées d'ogives du grand cloître sont remarquables.
Clé ou clef de voûte.
Clé ou clef de voûte.
Porte et guichet d'une cellule (ermitage) dans le grand cloître. Ceux sont les convers qui apportaient les repas aux pères par le guichet se trouvant à côté de la porte d'entrée de la cellule, disposé en baïonnette pour éviter tout contact. Il ne reste plus aucune de ces cellules sauf deux dont il reste les murs extérieurs mais l'aménagement intérieur a été entièrement remanié. Chaque cellule avait une surface au sol de 50 m² et comportait deux niveaux. Au rez-de-chaussée il y avait une pièce pour faire des travaux manuels et un passage permettant d'accéder au jardin clos de hauts murs l'isolant des voisins.
Vue sur les ruines des cellules (ermitages).
Vue sur l'arrière du clocher-mur de l'église de la chartreuse Saint Sauveur.
La chapelle des Pénitents Noirs a été construite en 1609 par la confrérie des Pénitents noirs, dans le contexte de la Contre-Réforme. Elle a un plan quadrilobé en forme de croix grecque, à l’image du Saint-Sépulcre.
La confrérie des Pénitents noirs de la Sainte-Croix a été fondée le 17 juin 1609 par permission de François de Corneillan,évêque de Rodez, peu après la fondation de la confrérie des Pénitents bleus de Saint-Jérôme, le 15 mars. La confrérie des Pénitents noirs n'est pas très riche au moment de sa fondation et ne possède pas de terrain pour construire leur chapelle. Ils se contentent à leur début de faire leurs dévotions dans la chapelle Saint-Jacques, proche de l'actuelle chapelle des Pénitents-Noirs. La confrérie a été très active au XIXe siècle, période de grande pratique religieuse, elle a été dissoute en 1905, après la loi de séparation des Églises et de l'État.
L' élégant clocheton de la chapelle des Pénitents Noirs de la Sainte Croix.
L'impressionnant retable en bois polychrome doré à la feuille, sur lequel sont représentés les quatre principaux épisodes de la Passion du Christ ainsi que la résurrection du Christ, fut commencé en 1709 et terminé en 1725.
Tout en haut la résurrection du Christ. Le faste et la richesse de la décoration en font un des chefs-d’oeuvre de l’art baroque.
L’iconographie de la voûte en bois: autour d’une croix entourée de flammes qui occupe le centre de la coupole, associés à des rondes d’angelots, gravitent les principaux acteurs du christianisme: les quatre évangélistes, l’empereur Constantin, Sainte-Hélène et Saint-François de Salles.
L’iconographie de la voûte en bois: autour d’une croix entourée de flammes qui occupe le centre de la coupole, associés à des rondes d’angelots, gravitent les principaux acteurs du christianisme: les quatre évangélistes, l’empereur Constantin, Sainte-Hélène et Saint-François de Salles.
Détail de la coupole: la croix entourée de flammes qui occupe le centre de la coupole.
François de Sales (1567–1622), saint patron des journalistes et des écrivains. Issu d’une famille noble, il choisit le chemin de la foi en consacrant sa vie à Dieu, il renonça à tous ses titres de noblesse. Il devint l'un des théologiens les plus considérés au sein du christianisme. Ce grand prêcheur accéda au siège d’évêque de Genève et il fonda l’ordre religieux de la Visitation. Il exerça une influence marquante au sein de l'Église catholique mais également envers les détenteurs du pouvoir temporel que furent, entre autres, ses souverains, les ducs Charles-Emmanuel Ier et Victor-Amédée Ier de Savoie et les rois Henri IV et Louis XIII de France. Les confréries sont des associations de pénitence, de dévotion, de prière et de secours fondées en s'inspirant des idées de saint François de Sales.
La croix des Pénitents-Noirs qui apparut à l’empereur Constantin.
L'empereur Constantin ( 27 février 272-le 22 mai 337). En rupture avec le règne de Dioclétien, il est le premier empereur romain à se convertir au christianisme; non seulement il marque la fin d'une ère de persécutions des chrétiens, mais il aide l'Église chrétienne à prendre son essor, en établissant la liberté de culte par le biais de l'édit de Milan, et en plaçant le Dieu chrétien au-dessus de son rôle d'Empereur à l'instar du Sol Invictus ( divinité solaire apparue dans l'Empire romain au IIIe siècle).
La reine Hélène, mère de l'empereur Constantin. Canonisée, elle est considérée comme sainte par les églises catholique et orthodoxe, sa fête est fixée au 18 août pour les catholiques et au 21 mai pour les orthodoxes, qui fêtent le même jour Hélène et Constantin ("Fête des très Grands Souverains Constantin et Hélène, égaux aux apôtres").
Les quatre évangélistes sont représentés, ici Luc l'évangéliste ou saint Luc et son taureau.
Scène de la Passion du Christ: les gardes se saisissent de Jésus et l’emmènent devant les autorités juives pour qu’il soit jugé. Pierre avait sorti son glaive et coupé l’oreille du serviteur du Grand Prêtre, mais Jésus s’oppose à son intervention.
Scène de la Passion du Christ: Jésus est d’abord flagellé, c’est-à-dire lié à une colonne où il est frappé avec un fouet aux lanières lestées d’os ou de métal (Brown et al. 628).
Scène de la Passion du Christ: les soldats revêtent Jésus d’une tunique pourpre (sainte Tunique), lui placent une couronne d'épines sur la tête, et l’acclament comme roi des Juifs. Ils feignent de lui rendre hommage, en lui cognant la tête avec un bâton qui, d’après l’évangile selon Matthieu, avait été fait pour le soutenir.
Scène de la Passion du Christ: d’après l’Évangile, Jésus fut obligé, comme d’autres condamnés au crucifiement (qui deviendra pour ce cas précis la Crucifixion), de porter sa propre croix jusqu’au mont du Golgotha (la place du crâne), le lieu de l’exécution.
Deux des six tableaux commandés en 1766 au peintre d'origine lorraine Dujon qui travaillait alors à Toulouse. Ce sont des copies de tableaux religieux : - A gauche: la Présentation de Jésus au Temple, - A droite: la Descente de Croix, d'après Rubens.
Le mariage de Joseph et Marie.
L'Annonciation, d'après Murillo.
Le clocher-porche de la collégiale Notre-Dame s'ouvrant sur la place centrale. Commencé en 1260, quelques années après le fondation de la Bastide, le chantier s'achève à la fin du XVe siècle par la construction du clocher.
Le clocher-porche de la collégiale Notre-Dame s'ouvrant sur la place centrale. Commencé en 1260, quelques années après le fondation de la Bastide, le chantier s'achève à la fin du XVe siècle par la construction du clocher.
Portail d'entrée de la collégiale Notre-Dame.
L’intérieur de la collégiale, de style gothique méridional, se caractérise par une grande muralité. Dans le choeur, se déploient des stalles exécutées par l’ébéniste André Sulpice à la fin du XVe siècle, sur lesquelles ornementation végétale, bestiaire et imagerie populaire se côtoient sans convention. Malheureusement, à cette heure l'église fermait.
Dans la tribune, se dresse le buffet monumental et dentelé d’un orgue des XVe et XVIe siècles .
Vue de côté sur le clocher-porche.
Façades des maisons de la place Notre-Dame.
Maison Armand ou du président Raynal, construite après l'incendie de 1497 qui ravagea la place Notre-Dame (classée Monument historique en 1927).
Porte d'entrée de la maison Dardenne (XVIe siècle).
La ville possède un patrimoine remarquable avec ses hôtels particuliers classés aux monuments historiques pour la plupart d'entre eux. Un parcours fléché et des audio-guides permettent de les découvrir, la visite est très agréable.

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