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Balade en Aveyron - Photo n°75

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Indiscrétion.

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Photos Conques, un joyau intemporel

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Le village de Conques, accroché aux pentes escarpées des gorges de l'Ouche, se découvre en arrivant par la petite route de Noailhac.
Les ruelles sinueuses et les belles maisons anciennes servent d'écrin à la magnifique abbatiale romane Sainte-Foy.
Nous arrivons par le petit pont romain des pèlerins (attention, le véhicule ne doit pas faire plus de 2 m de large).
Vue depuis le petit pont romain sur une nature sauvage et où coulent les eaux parfois capricieuses du Dourdou.
Enserrée entre les maisons aux toits de lauzes, nous découvrons les deux tours et le clocher de l'abbatiale Sainte-Foy.
Nous sommes déjà sous le charme de ce village.
Un écrin de verdure!
La valériane court sur les murs de pierres.
Au bout de la rue, sur le parvis de l'église, se dresse l'une des deux tours.
Le village de Conques, classé parmi "les plus beaux villages de France", est très fleuri.
Toits de lauzes et pierres de pays.
Lucarne et toit de lauzes.
Voici l'abbatiale romane Sainte Foy qui s'offre à nos yeux émerveillés. C'est l'intervention de Prosper Mérimée, inspecteur des Monuments historiques, qui permit d'entreprendre, à partir de 1837, la restauration de l'abbatiale laissée dans un état d'abandon au lendemain de la Révolution. A partir de 1881 commença la surélévation des deux tours de façade, suivie de la mise en place des lourdes pyramides de pierre qui les coiffent depuis lors.
La construction de l'abbatiale actuelle commença sous l'abbé Odolric (1030-1065) et semble s'être terminée sous l'abbatiat de Boniface (1107-1125). Au début du XIXe. siècle elle menaçait de tomber en ruines, mais à l'initiative de Prosper Mérimée, alors inspecteur des Monuments historiques, elle fut classée en 1838. Elle est maintenant inscrite au Patrimoine Mondial de l'UNESCO
Le tympan de Sainte-Foy de Conques, véritable Bible de pierre, représente le Jugement Dernier. Au dessus du Christ, plusieurs représentions des anges (un ange présente le livre de vie: SIGNATUR LIBER VITE (le livre de vie est scellé, un autre sonne de la trompe, un 3ème tient un encensoir). En dessous du Christ, représentation du chaos de l'Enfer avec notamment un démon armé d'une massue qui enfourne les damnés dans la gueule du Léviathan qui fini d'avaler les pieds du dernier entré(voir les détails sur les photos suivantes).
Le tympan mesure 3,63 m de haut et 6,73 m de largeur. Il compte compte 124 personnages. Le Christ dans sa mandorle, mesure 1,16 m de haut. Il lève le bras droit pour accueillir les élus et baisse la main gauche pour désigner l'enfer aux damnés. A la droite du Christ, le peuple des élus est en marche, conduit par la Vierge suivie de Saint Pierre. Un abbé, la crosse à la main, tient la main d'un monarque coiffé d'une couronne et tenant un sceptre (Charlemagne, bienfaiteur du monastère?)
Au-dessus du Christ, sur le côté, un ange sonne de la trompe.
Au centre de la photo: au paradis, Abraham tient deux enfants, peut-être des Saints Innocents ? A gauche sur la photo: les martyrs tenant leur palme. A droite sur la photo: Les élus au paradis, les prophètes tiennent un rouleau de parchemin.
Un ange accueille les élus à la porte du paradis, alors qu'à l'arrière le démon les regarde.
Satan en majesté préside l'enfer. Il foule aux pieds le paresseux, qui est caressé par les flammes de l'enfer.
Satan en majesté préside l'Enfer. Remarquez, à gauche, la femme adultère et son amant. A droite, l'usurier pendu avec sa bourse autour du cou. Un démon arrache la langue d'un personnage représentant la calomnie.
A gauche: un démon dévore le cerveau d'un damné qui se plante un couteau dans la gorge. A côté, un autre démon arrache la langue d'un damné dont il tient la harpe: peut-être les plaisirs du monde terrestre ?
A gauche, l'usurier pendu avec sa bourse autour du cou. Un démon arrache la langue d'un personnage représentant la calomnie.
La pesée des âmes: l'archange Saint Michel et un démon qui triche en appuyant sur un des plateaux de la balance.
Un démon arrache avec ses dents la couronne d'un roi. Au-dessus, les horreurs de la guerre: boucliers, masses d'armes et arbalètes.
A l'intérieur, la nef est très haute (22,10 m) mais étroite (6,80 m). La voûte est en berceau avec six arcs doubleaux.
L'art roman dans toute sa splendeur!
Le chœur est entouré d'un déambulatoire permettant aux fidèles de défiler autour des reliques de Foy d'Agen.
Vue sur le buffet d'orgues.
Les vitraux de Pierre Soulages, réalisés entre 1987 et 1994 en collaboration avec le verrier Jean-Dominique Fleury, ajoutent un aspect contemporain à l'atmosphère sobre et recueillie de l'église.
Le "Blanc lumière" des vitraux de Pierre Soulages. Voici ce qu'il dit: "Il est bien évident que les rouges, les bleus, toutes les couleurs violentes que l'on rencontre dans les vitraux gothiques au nord de la Loire ne pouvaient que nuire à la délicatesse de la coloration des pierres et à l'espace intérieur de cet édifice. J'ai tenu à respecter l'identité de ce bâtiment, ne perturber en rien la qualité spécifique de l'espace tel qu'il découle des dimensions des baies, de leur répartition très particulière. Seule la lumière naturelle m'a paru lui convenir".
Le buffet d'orgues.
A l'origine, les grilles romanes en fer forgé du choeur auraient été fabriquées avec les fers des captifs délivrés par l'intervention de Sainte Foy.
Saint Jacques de Compostelle.
Autel dédié à sainte Foy.
Saint Thomas Becket est le patron de l'église paroissiale de Conques, aujourd'hui disparue.
Les armes de l'abbé Louis de Crevant (XVe siècle.) accompagnées d'une mitre et d'une crosse, ornent la clef de voûte de la coupole.
Les stalles superbement sculptées.
Depuis le cloître, vue sur la façade du croisillon sud et le bassin d'eau en serpentine vert foncé.
Le cloître, sans doute l'un des plus beaux de la France méridionale, fut élevé à la fin du XIe siècle par l'abbé Bégon III, en contrebas du transept sud de l'abbatiale, mais il disparut en grande partie au début du XIXe siècle, faute d'entretien. Ses matériaux servirent alors de carrière aux habitants du village. Prosper Mérimée arriva quelques années trop tard pour le sauver.
Vue sur le bassin d'eau en serpentine dans les jardins du cloître.
Seules quelques petites arcades et baies germinées ont survécu dans les jardins du cloître.
Derrière le cloître, le cimetière, dont un angle est occupé par la chapelle funéraire des abbés de Conques, offre une jolie vue sur la vallée de l'Ouche.
Une petite chapelle, entrons.
Ouverte sur le cloître, la chapelle des abbés, dite aussi du Rosaire, est un édifice du XVe siècle. En 1465, il était prévu d'y aménager, à l'étage supérieur, la bibliothèque du monastère. Cet édifice est divisé en trois travées, y compris la travée de chœur terminée par un chevet plat. L'ensemble de la voûte, sur croisée d'ogives, porte un décor peint caractérisé par l'association de thèmes religieux et profanes (à base de grotesques) exécuté, au début du XVIe siècle, pour le compte de l'abbé Antoine de Marcenac. Les représentations de la Sainte Face et de la Sainte Tunique, des symboles des Evangélistes inscrits dans des médaillons ou des anges musiciens, voisinent avec les figurations d'êtres hybrides ou de profils de poètes de l'Antiquité latine, le tout dans un décor foisonnant fait de rinceaux, de guirlandes et autres volutes.
Faisons le tour.
Très jolie vue sur le chevet et les magnifiques vitraux de Pierre Soulages. Aussi beaux à l'intérieur qu'à l'extérieur, tant il a respecté la sobriété romane de l'abbatiale.
Vue sur les façades à pans de bois des maisons situées sur la place de l'église.
Cheminées, lucarnes, clochetons, toits en saillie, décrochements, une joyeuse anarchie de lignes et de volumes.
L’Office de Tourisme est installé dans une ancienne demeure bourgeoise du XVIIe siècle, dont les étages supérieurs conservent, sous chacune des fenêtres, un harmonieux réseau de pans de bois. L’horloge rappelle la destination publique de ce bâtiment, autrefois hôtel de ville. Datée de 1843, l’armature métallique qui supporte le clocheton et sa petite cloche provient, quant à elle, de la tour nord-ouest de l’abbatiale Sainte-Foy.
Le coq et la cloche font bon ménage!
La fontaine du Plô, aux portes de l’abbatiale, est signalée dès le XIIe siècle dans un manuscrit le Liber sancti Jacobi. Ses eaux, aux “vertus admirables” désaltéraient alors les pèlerins.
Joli passage surmonté d'une maison d'habitation.
Empruntons la montée de la ruelle bien pentue: la rue Charlemagne.
Verdure et fleurs contribuent au décor!
Point de vue sur le chevet et les magnifiques vitraux de Pierre Soulages.
Vue sur les toits de lauzes.
Vue sur les toits de lauzes.
Le pavage ainsi que beaucoup de maisons sont en pierres de schiste.
La Résidence Dadon, centre municipal d’hébergement, se distingue par son monumental portail de bois et par sa façade austère, percée seulement de croisées. Le bâtiment, fortement remanié au cours des âges, abritait depuis le milieu du XVIIIe siècle, l’hôpital général Sainte-Foy qui accueillit, dans une pesante promiscuité, les nouveaux-nés exposés, les malades incurables et les vieillards impotents.
Passiflore.
Enduits rosés sur maisons fleuries.
Le charme d'une porte ancienne.
Porte et fenêtres.
Sur ce bâtiment il y avait un escalier extérieur que l'on voit sur la façade, mais il a été comblé, il ne reste plus que la rampe en bois qui est maintenant encastrée dans la maçonnerie.
Porte ancienne en dessous de l'escalier encastré dans la maçonnerie.
La porte de la Vinzelle, surmontée d’une tour massive de plan carré abritant un logement de défense, doit son nom à un village voisin qui surplombe le cours du Lot. Côté village, une niche abrite une statue de la Vierge à l’Enfant, en bois polychrome (XIVe-XVe siècle).
La porte de la Vinzelle.
Vierge à l’Enfant, en bois polychrome (XIVe-XVe siècle).
Vue sur une partie du château d'Humières, situé à côté de la porte de la Vinzelle.
Construit par la famille du même nom, le château d’Humières représente un magnifique exemple d’architecture civile des XVe et XVIe siècles. Au corps de logis principal dont l’imposante façade est rythmée par trois niveaux de croisées l’une d’elles, au nord-ouest, épousant l’arrondi de l’angle du mur est venue s’accoler une tour d’escalier remarquable par son couronnement de plan octogonal qui rappelle la tour-lanterne de l’abbatiale
Le charme des vieilles pierres.
Encore une jolie porte.
La maison aux volets bleus.
Délicatesse de la rose trémière.
Continuons la promenade.
Une jolie porte datant de 1771, avec au dessus la coquille saint Jacques.
Suivant qu'elle soit concave ou convexe, la coquille est soit un élément de décoration ou un signe du passage des pèlerins sur la route de Compostelle. Traditionnellement mais sans fondement réel au moins pour le Moyen Age, elle est supposée indiquer des auberges (sauf s'il s'agit d'une auberge de la Coquille) ou des maisons d'anciens pèlerins. En 1513, les statuts de la confrérie Saint-Jacques de Toulouse font obligation aux confrères de marquer le linteau de leur porte avec une coquille. Si le confrère change de maison ou si la coquille est rompue, il doit remettre cette coquille.
En pierre ou en bois on retrouve le symbole du chemin de Compostelle sur beaucoup de maisons.
Il est temps de repartir par le petit pont romain qui enjambe le Dourdou. Je vous retrouve bientôt au hameau de la Vinzelle, situé à quelques km de Conques.

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  • Le Carladez et la vallée de la Truyère
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