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Islande, mariage de la glace et du feu - Photo n°429

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Le long garde-manger stockait le slatur (boudins, viandes de tête de mouton pressées,etc...) et le skyr, un fromage blanc maigre, aujourd'hui délicieux.

Le long garde-manger stockait le slatur (boudins, viandes de tête de mouton pressées,etc...) et le skyr, un fromage blanc maigre, aujourd'hui délicieux.

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Photos La ferme de Glaumbær

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Va t-il pleuvoir se demande ce jeune mouton, la tête levée vers le ciel.
Tout comme les chevaux, les moutons sont arrivés en Islande avec les premiers colons. L’insularité et donc l’isolement aidant, le mouton islandais est aujourd’hui l’une des dernières races pures de mouton.
Les mouton islandais ont beaucoup de charme, sans doute à cause de la diversité de la combinaisons de couleurs et de motifs possibles de leur laine. Les couleurs varient du blanc au noir en passant par la couleur crème, taupe, différents tons de brun ainsi que des motifs "badgerface", mouflon et gris.
Chevaux et moutons font bon ménage!
J'ressemble pas trop à maman, peut-être à papa?
On rencontre souvent les brebis par groupe de trois accompagnés de leurs agneaux. Tout ce petit monde passe sa journée à brouter sans se douter de ce qui les attend, d'ailleurs les Islandais les appellent "les gigots sur pattes".
Celui-ci ou celle-là (pas facile à voir avec cette longue masse de poils et en plus les mâles comme les femelles peuvent avoir des cornes) préfère jouer en solo!
La réputation des pulls islandais n'est plus à faire. Imperméables et très chauds ont les reconnait à leur motif jacquard autour du col. Les moutons, soumis à un très rude climat toute l’année, développent une laine solide et chaude, qui rend les pulls indispensables pour qui réside sur l'île.
J'me présente: je suis l'Íslenskur Fjárhundur (berger islandais, ou chien de berger d'Islande), de type spitz et mon ancêtre est le Buhund norvégien. Moi aussi comme les moutons que je garde je suis arrivé avec les premiers colons vikings. Je suis vif, affectueux, ainsi que proche de mes maîtres, jamais agressif et toujours en éveil. Je suis reconnaissable à mes oreilles bien droites sur ma tête et ma queue en panache.
Maison Ashus transformée en salon de thé. Elle a été bâtie vers 1880 dans une autre région et démontée pour rejoindre les maisons en tourbe et montrer les types d’habitation qui se sont succédées en Islande.
Vue extérieure sur l'arrière des bâtiments de la ferme de Glaumbær. En effet, en arrivant on ne distingue que des toits d'herbe.
Le manque de bois de chauffage et de construction a contraint les Islandais des siècles passés à enterrer leurs fermes.
Abandonné au début du XXe siècle, le toit de tourbe, sur lequel pousse du gazon, a été utilisé pendant un millénaire. Dans de bonnes conditions, ce gazon peut durer plus d'un siècle. Cet épais tapis sert à imperméabiliser et protéger l'édifice.
L'inclination du toit devait être calculée avec précision afin d' éviter l'infiltration des eaux de pluie.
Les Islandais des siècles passés ont été contraints de rétrécir la taille des fenêtres afin de préserver l'isolation.
Il faut faire le tour pour comprendre que la ferme est composée de plusieurs bâtiments en bois séparés par des murs de tourbe. Les différentes pièces donnent sur un long couloir sombre et humide. Le sol est en terre battue, les murs en tourbe.
Commençons la visite...
L'atelier et ses outils. Les cordes sont en poil de cheval tressées.
A l’intérieur, neuf pièces communiquent entre elles par un sombre et long couloir de plus de 22 mètres en murs d'herbe et en terre battue. Une partie de cette ferme a été habitée jusqu'en 1947.
La chambre d'amis Gestastofa et le grenier situé au-dessus datent de 1878.
Le langspil islandais, un instrument à cordes tenu sur les genoux, et sur lequel on joue avec un archet. Souvent muni d'une seule corde, celui-ci en possède deux, beaucoup plus rare d'en voir à trois cordes, paraît-il.
Vue par la fenêtre de la chambre d'amis.
La cuisine Eldhús est la partie la plus ancienne de Glaumbær, datant probablement du milieu du XVIIIe siècle. Elle a été utilisée jusqu'en 1900. Des repas y étaient préparés pour plus de 20 personnes, elle servait aussi de fumoir: des viandes fumées étaient suspendues au plafond. Ces cuisines avaient souvent une longue durée, car l´action de la suie sur le bois, avec le courant d´air et la sécheresse, servaient de protection.
Le combustible ordinaire était la tourbe ou la crotte de moutons séchée (inodore). Son usage comme combustible est un bon exemple des possibilités qu'offraient les matières disponibles. Elle était broyée et moulue, et fournissait aussi un excellent engrais pour les herbages.
Corvée de lessive!
La nourriture était rassemblée dans ce garde-manger et partagée par la maîtresse de maison.
Deux jolis bols en faïence, mais l´un des nombreux résultats d´un commerce extérieur peu développé a été la nécessité de manufacturer de la vaisselle en bois.
C'est dans la laiterie qu'était préparé le "skyr", excellent produit laitier islandais ressemblant un peu au yaourt ou plus précisément à du fromage blanc. Barattes et écrémeuses étaient nettoyées à l´aide de brosses à poil de cheval.
Exposition de skis en bois, de patins en os pour glisser sur la glace et de colliers en os pour attacher les vaches.
Collier en os de cheval ou de bovin pour attacher les vaches.
Patins munis d'une lame en fer à fixer aux chaussures..
La chambre du "pot" a été utilisée comme chambre à coucher et salle de classe. Son nom viendrait du fait qu'une femme au mauvais caractère, qui habitait à Glaumbær, se serait mise en colère après des élèves qui couraient dans le couloir et qu'elle aurait versé le contenu de son pot de chambre sur eux.
La Baðstofa, la "salle de séjour", est une triple pièce en enfilade (ici vue sur les deux dernières) où le fermier, sa famille et les domestiques prenaient leurs repas, travaillaient et dormaient. La "Baðstofa" de Glaumbær, construite vers 1876, comprend 11 lits et souvent deux personnes partageant le même lit, celle-ci pouvait donc accueillir une vingtaine de personnes. Chacun travaillait et mangeait assis sur son lit. Sur une étagère, au-dessus du lit, chacun avait son propre "askur", assiette ou bol cylindrique de bois muni d'un couvercle. La place des femmes était côté fenêtre car leur travail (filage et couture) exigeait une meilleure lumière. Les hommes, placés du côté du mur, cardaient la laine ou faisaient des cordes en poil de cheval.
Le soir, ils coinçaient les couvertures avec une planche de lit ("rumfjöll" en islandais) en bois sculpté amovible. Le jour elle restait placée contre le mur. Mettre la planche de lit en place pour la nuit était comme une expression silencieuse de la prière qui était gravée dessus: "Veille sur moi, entoure moi de ta bénédiction éternelle. Que les anges de Dieu forment un cercle au dessus de mon lit".
Langspil à deux cordes. Durant les longues soirées d´hiver, les gens s´occupaient à la lumière de petites lampes à huile et des membre de la famille, pour leur faire plaisir, lisaient des sagas ou récitaient des poésies.
Quelques objets dans la troisième pièce. Grâce à un code de bonne conduite et de respect mutuel, les habitants de la baðstofa vivaient en bonne intelligence.
Vue depuis une fenêtre de la Baðstofa.
Juste à côté de la ferme de Glaumbaer, une petite église blanche veille sur le cimetière où reposent quelques âmes.
En Islande, il n'existe pas de séparation entre l'Église et l'État. L'Église d'Islande, ou Église évangélique-luthérienne d'Islande, est l'Église nationale. Le 3 mai 1973, Sveinbjörn Beinteinsson, agriculteur, poète, chanteur et chef spirituel païen islandais, réussit à faire reconnaître la religion islandaise païenne, l’Islenska Asatruarfelagid (Ásatrúarfélagið) par le gouvernement islandais comme religion officielle d'État pouvant marier et baptiser les citoyens islandais qui le souhaitent.
Entrons...
Vue sur le coeur de l'église.
Des couleurs éclatantes.
Gudrid Thorbjarnardottir, une globe-trotteuse de l’an mil. Née en Islande vers la fin du Xe siècle, elle s’est rendue avec sa famille au Groenland où elle fut mariée deux fois. Avec son second mari, elle a voyagé vers le Nouveau Monde récemment découvert par ses compatriotes. Elle y donna naissance à un fils, mais elle et sa famille furent contraints de retourner en Islande. Après la mort de son mari, elle entreprit un pèlerinage à Rome, avant de finir sa vie comme ermite dans son île natale.
Après la visite de l'éco-musée petite pose dans la maison Ashus transformée en salon de thé car la journée n'est pas terminée.

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