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Népal, le pays béni des Dieux - Photo n°337

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Un jeune novice officie, assis devant le lingam (symbole de la fertilité).

Un jeune novice officie, assis devant le lingam (symbole de la fertilité).

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Photos Sarangkot, découverte de la culture newar et visite du monastère de Tashiling

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Le village de Sarangkot est perché à 1 600m.
Sarangkot est connu également des touristes car c'est la base de décollage des vols en parapente biplace.
Arrivés en haut du village, debout sur une terrasse, nous attendons que la brume se dissipe.
Le voile de nuages s'écarte un peu pour nous laisser découvrir les Annapurnas.
Pas étonnant que les Népalais vénèrent leurs montagnes!
Pas toujours facile d'assister à un lever de soleil, ce jour-là le soleil restera caché par les nuages et la brume.
Devant tant de beauté on est un peu sans voix!
Avant d'aller prendre un bon petit-déjeuner, je grimpe vite sur la terrasse de l'hôtel. Le ciel étant à peu près dégagé, je peux admirer une partie de la chaine des Annapurna. A gauche, peu visible mais reconnaissable grâce à sa pointe, le Machhapuchhare (6 993m) , la montagne sacrée des Népalais. Heureusement nous aurons l'occasion de le revoir.
Balade dans un quartier Newar.
Plusieurs de leurs villages étant jadis situés le long des pistes caravanières reliant l'Inde et le Tibet, les Newar ont rapidement excellé dans le commerce, qui est peut-être devenu leur marque la plus distinctive. Jusqu’au début des années 1960, la ville vivait essentiellement du commerce et du troc.
Issus d’une longue tradition artistique, les Newar sont reconnus pour leurs talents d’architectes, de potiers, de sculpteurs et de peintres. Les maisons newar sont en briques de couleur ocre et les fenêtres en bois finement ciselé.
Les femmes travaillent aussi au transport des briques qu'elles chargent dans leur doko, un panier en bambou tressé porté sur le dos.
Une petite sieste en attendant les éventuels clients.
Une échoppe où l'on vend des offrandes, il y a des temples et des autels un peu partout.
Dès qu'elle m'a vu cette petite fille est venue se poster devant moi pour une photo, rejointe par son frère.
Le salon de coiffure pour messieurs, vous préférez une coupe à l'intérieur où dehors, un fauteuil attend les clients.
Beaucoup de familles n'ont pas d'eau courante à la maison, des fontaines publiques sont donc installées dans les rues, on y fait sa toilette et les lessives.
Le temple hindou de Bindya Basini est le plus vieil édifice de Pokhara, construit par les commerçants Newari au XVIIIe siècle. Le temple est dédié à la déesse Durga dans sa manifestation Bhagwati et des sacrifices d'animaux sont effectués le samedi.
Nous sommes samedi et beaucoup de fidèles affluent. Ce monsieur est très souriant devant l'objectif.
A côté du temple hindou de Bindyabasini, un temple bouddhiste.
Statue du roi et de la reine devant l'autel de Durga au temple de Bindyabasini. Le 1er juin 2001, dans un geste de folie provoqué par le refus de la reine de le laisser épouser la femme de son choix, le jeune prince héritier Dipendra abat dix membres de la famille royale, dont le roi et son épouse, avant de se suicider. Le régent Gyanendra, frère de Birendra, et seul survivant de la lignée, est proclamé roi du Népal. Une majorité de Népalais, très attachés au roi défunt, soupçonnent Gyanendra d'être impliqué dans le massacre, soupçons alimentés par la guérilla maoïste qui multiplie ses actions violentes.
A droite, l'autel de Durga. Durgâ est une incarnation de Devî, la Déesse-Mère, qui symbolise l'Unité des forces divines. Pour les adorateurs de Shiva, Durgâ est l'épouse de Shiva. Pour les adorateurs de Vishnu et pour ceux qui vénèrent la Shakti Durgâ, elle est une autre forme de Ûma ou Pârvatî. La déesse Durgâ se manifeste lorsque les forces du mal menacent l'existence même des Dieux. Selon la tradition, pour détruire ces démons, les Dieux offrirent leur force à Durgâ et chacun d'eux devint une partie de son corps. Durgâ obtint aussi une large panoplie d'armes, par exemple le chakra de Vishnu et le trident de Shiva.
Porte de l'autel de Durga et son torana à l'effigie de Ganesh. De chaque côté de la porte, Mûshika, une musareigne ou rat, véhicule (monture) de Ganesh.
Ganesh,le sympathique et débonnaire dieu à tête d'éléphant, fils de Shiva et Parvati; mais savez-vous pourquoi il a cette tête? La légende veut que Parvati plaça son dernier-né à la porte de la maison en l'absence de son mari, avec interdiction formelle de laisser entrer qui que ce soit. Survint Shiva qui n'avait jamais vu son fils auparavant. Comme celui-ci voulut l'arrêter au seuil de la porte, Shiva lui trancha la tête d'un coup d'épée. Sur ces entrefaites, arrive Parvati qui découvre le désastre et révèle à Shiva l'identité de son fils, devenu sa victime. Shiva fit le sermon de lui redonner vie en coupant la tête du premier être vivant qu'il rencontrerait sur son chemin, ce fut un éléphant...
Mûshika, le véhicule (monture) de Ganesh. Symbole de prudence, "celui-qui-ôte-les-obstacles", ne peut pas pénétrer partout malgré sa force éléphantesque, alors que Mûshika est capable de se glisser dans les moindres interstices et de venir à bout des obstacles les plus résistants. C'est lui aussi qui porte les bénédictions de la divinité dans chaque recoin de l'esprit. Il est parfois représenté avec un noeud coulant qui lui permet de capturer l'Erreur.
Le temple de Shiva.
Le taureau Nandi devant la porte d'entrée du temple de Shiva. Dans l'hindouisme, il est son véhicule. On le trouve d'ailleurs très généralement représenté couché devant l'entrée des temples dédiés au dieu où les dévots le vénèrent. Ils lui parlent à l'oreille et il peut ainsi transmettre leurs voeux à Shiva.
Rencontre avec des newar.
Cette jeune fille va bientôt être mariée. Dans la culture newar, les filles sont mariées trois fois. Le premier mariage, appelé "lhi" en newari ou "Bel Sanga Bibaha" en népali, consiste à "marier" la fillette de sept ou huit ans au fruit d'un arbre sacré (l'arbre bel), une espèce de très grosse pomme dure et granuleuse. Le deuxième mariage, unie l’adolescente au soleil. Ce mariage se nomme "Bara Tayegu" en newari et "Gufa Rakhne" en népali. Les filles séjournent douze jours avant leurs menstruations dans une pièce. Seules les femmes sont autorisées à leur rendre visite, il leur est strictement interdit d’être en contact avec le sexe opposé. Le troisième mariage consiste pour la jeune fille à entrer dans la vie conjugale avec sonr époux (humain). Les trois cérémonies s'accompagnent de tous les rites habituels et les femmes, ainsi que la mariée, sont toujours parées de superbes saris rouges .
La société newar est régie par un système de castes et de sous castes. Elle accorde une grande importance à la famille et à la communauté. Lors de son mariage, l'épouse intègre la famille de son époux et doit se soumettre à l'autorité de sa belle-mère.
Voici le futur marié qui, lui aussi, accepte de poser pour nous.
Un moment privilégié et émouvant pour moi; Ram nous fait entrer dans le temple de Shiva (nous sommes 4 personnes) où se déroule le cérémonial du mariage de ces deux jeunes gens.
Yeux baissés et visages fermés, il s'agit d'un mariage arrangé mais peut-être une certaine forme de timidité, difficile de savoir...
Tout est très codifié.
Cette cérémonie m'a beaucoup ému. Ils vont apprendre à se connaitre et peut-être vont-ils s'aimer, c'est mon plus grand souhait pour eux.
En bas de l'escalier qui mène au temple, nous rencontrons ces trois fillettes qui sont dans un autre mariage newar.
Au son d'un orchestre traditionnel des invités font la fête.
Drapées dans leur sari rouge, ces femmes sont très belles.
Les enfants (les filles) sont également habillés en rouge, une couleur porte-bonheur.
A l'intérieur d'une salle la famille et les jeunes mariés, je retrouve les enfants que j'avais vu dehors.
Au centre, les mariés. Des invités nous proposent de nous asseoir, les Népalais sont vraiment hospitaliers.
Dehors on continue de danser.
Davi Falls est une petite chute d'eau située dans la banlieue de Pokhara. Pas très impressionnante, elle l'est beaucoup plus en période de mousson. Son nom original en népali est Patale Chhango, mais il y a plusieurs années un randonneur du nom de David ou Devin a été emporté par la rivière Pardi Khola et a disparu dans un passage souterrain sous la chute, c'est ainsi qu'elle a pris son nom.
Symboles religieux et divinités : au 1er plan un lingam, à gauche Ganesh, à droite Nandi.
Cérémonie au monastère de Tashiling. Vers le XVe siècle, le réformateur Tsongkhapa rassembla en un canon unique, les éléments essentiels de tous les enseignements bouddhiques et fonda l'ordre des Gelugpas, la "lignée des hommes vertueux", dont les moines prirent la coiffe jaune et devinrent dans le langage populaire, les "Bonnets jaunes".
Nous arrivons juste pour entendre la fin de la psalmodie de la prière des moines au son des trompes et des cymbales.
Instruments à percussion fabriqués en peau de yak et en bois, ces tambours tibétains s'utilisent lors de cérémonies ou fêtes bouddhistes. Ils se frappent avec une baguette recourbée en bambou.
Le moine principal tient en mains le vajra (en tibétain dorjé) et la cloche. Le vajra est sans doute le symbole le plus important du bouddhisme tibétain. Le terme signifie "diamant" et désigne la nature indestructible de l'esprit en soi, l'éveil, qui est à la fois impérissable et indivisible. Lorsqu'il est associé à la cloche, le vajra symbolise les moyens habiles et la compassion, tandis que la cloche représente la connaissance et la vacuité. Les tenir ensemble dénote l'unité de la connaissance et des moyens.
Chambres et dortoirs des moines et des novices.
Signe religieux du bouddhisme tibétain, le noeud sans fin (ou noeud d'éternité) représente la loi des causes et des effets (karma) et symbolise l'union de la sagesse et de la compassion, vertus essentielles du bouddhisme.
Sur ce mur sont affichés l'identité et la photo de jeunes tibétain(e)s qui se sont immolés par le feu pour protester contre la loi répressive sur la région himalayenne du Tibet.
Les moines sont maintenant à l'intérieur du gompa (monastère). Le bouddhisme tibétain s'appuie sur de nombreux rituels et objets de culte et accorde une grande place au mouvement et au son durant les cérémonies religieuses.
Le moine responsable du monastère est assis en hauteur par rapport aux moines assis plus bas.
Dans la salle de prières, assis sur des bancs dans la posture de la méditation, les moines participent à la récitation de la prière et au chant.
C'est la fin de cérémonie, moines et moinillons vont regagner les dortoirs.
Tout redevient calme.
Les femmes tibétaines du village filent la laine pour faire des tapis.
Un lhassa-apso couché aux pieds de sa maîtresse. Il existe deux autres races de chiens du Tibet: le terrier tibétain et l'épagneul tibétain (ou shih-tzu).
Des mains expertes.
Des mains expertes.
Tissage des tapis.
La laine est très douce et les tapis réputés.
Boutique d'objets tibétains et l'Annapurna en toile de fond.
En repartant je croise cette mamie tibétaine, moulin à prière dans la main droite et mala (le rosaire du bouddhiste) qu'elle égrène dans la main gauche.
Un moment de sérénité.
Coucher de soleil sur les mythiques montagnes, dernier regard.

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