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Approche tibétaine: Tibet (3ème partie) - Photo n°163

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Dans le brouhaha général, des petits groupes se forment et commencent à parler entre eux, à rire, à crier, puis d'un seul coup c’est l’heure des joutes oratoires...

Dans le brouhaha général, des petits groupes se forment et commencent à parler entre eux, à rire, à crier, puis d'un seul coup c’est l’heure des joutes oratoires...

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Photos Lhassa, monastère de Sera ( 3 650 m)

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L'entrée du monastère de Sera (et toujours le drapeau chinois qui flotte derrière les deux daims entourant la Roue du Dharma.
Un bon gros chien tibétain fait sa sieste au soleil.
Mala dans la main gauche, une canne dans la droite, âgé et handicapé, rien n'arrête les fidèles tibétains.
Moulins à prières entourant un chörten.
Le monastère s’étend sur une superficie de 114 946 m². Sera signifie l'enclos des roses en référence aux haies de rosiers sauvages (églantines) qui bordent le chemin menant au monastère.
Pèlerins se rendant dans le collège Sera Je Tratsang; le sanctuaire d'Hayagriva, déité tutélaire du collège, est le lieu le plus vénéré par les fidèles.
Le style architectural du monastère s'inspirait à l'origine du vihara indien; les extensions ultérieures ont introduit un mélange des styles indien, népalais et tang (tout en haut, sur la gauche, une caméra de surveillance pour les touristes et les moines).
Dans l'une des chapelles les moines ont fabriqué des mandalas de sable coloré. Les mandalas sont des représentations symboliques du palais céleste d'une divinité. La divinité centrale, parfois reproduite, parfois symbolisée, donne son nom au mandala tout entier. À l'entrée des temples se trouve souvent représenté le mandala de l'Univers. Dans la salle, d'autres moines méditent et prient afin de renforcer la bodhicitta et ainsi bénir le mandala, qui sera offert aux Bouddhas et à l'univers. Le mandala est ensuite "détruit" et le sable est rassemblé devant tout le monde pour une offrande spirituelle à une divinité. Les mandalas sont aussi là pour montrer que tout est éphémère... Ces pratiques sont sans doute inspirées du rangoli, motif de sables dessinés par les hindouistes.
Une grande allée ombragée nous mène aux trois collèges.
L'un des trois collèges (je ne sais plus lequel): Sera Me Tratsang: collège de d'enseignement général construit en 1419 (belles fresques dans les corridors), Ngagpa Tratsang: collège tantrique, le plus vieux bâtiment de Sera (1419) et le plus petit des trois collèges, Sera Je Tratsang: le plus grand des trois collèges (1700 m2) où l'enseignement était dispensé aux moines pèlerins.
Sur la droite, deux grandes citernes remplies d'eau pouvant servir en cas d'incendie.
Entrons dans le jardin des débats...
Tous les jours, à 16h, un gong retentit, c'est le signal du rassemblement des moines dans la cour du jardin des débats (sous la surveillance de caméras et de surveillants chinois, en arrière plan on peut d'ailleurs en voir). En quelques minutes la cour se remplit d’un flot ininterrompu de robes rouges .
C'est l'occasion, pour les moines, de confronter leur conception du bouddhisme, d’aiguiser leur vivacité d’esprit et de se défouler en plein air...
Dans chaque groupe, un moine, debout, mâla à la main, pose une question à un ou plusieurs moines assis par terre.
Si la réponse est bonne, le moine frappe ses mains paume contre paume. Si la réponse est négative, il frappe le dessus de la main droite sur la paume de la main gauche...
La gestuelle est très codifiée avec un côté théâtral, et même si on ne comprend pas la conversation, on devine aisément si la réponse est positive ou négative...
Ces joutes ne sont pas sans rappeler celles pratiquées au Moyen-Age par les étudiants en rhétorique à la Sorbonne...
Ces débats sont aussi un moyen pour les moines de se défouler et de rendre les journées plus agréables; beaucoup de rires, de sourires mais aussi des têtes baissées, des visages plus sérieux et même tristes pour certains, pourquoi? Difficile à dire.
Dans l'une des chapelles de la grande salle d'assemblée, les parents font bénir leurs enfants sous forme d’une trace de suie appliquée sur le nez par un moine du monastère. Cette bénédiction est sensée procurer l’apaisement et la protection de leurs enfants.
Trois fours solaires très prisés par les moines (et par la population) pour la rapidité de cuisson.

Photos autres sous-parties de Approche tibétaine: Tibet (3ème partie)

  • Lhassa par le train le plus haut du monde (5 072 m)
  • Lhassa, premières impressions (3 700m)
  • Lhassa, le Potala (3 700m)
  • Lhassa, monastère de Ganden (4 700m)
  • Lhassa, le Barkhor et le temple du Jokhang (3 700m)
  • Lhassa, monastère de Sera ( 3 650 m)
  • Vallée du Yarlung
  • Monastère de Samye (3 400 m)
  • La forteresse de Yumbulagang (3 450m)
  • A travers le pays U-Tsang (5 013m)
  • Continuation à travers le pays U-Tsang (5 013m)
  • Gyantsé et le monastère de Pelkhor Chöde (4 040m)
  • Shigatse: Tashilhumpo (3 900m)
  • La Route de l'Amitié (5 248m)
  • Monastère de Sakya (4 300 m)
  • Retour sur Lhassa, fin du voyage


 
 
 

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