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Approche tibétaine: Tibet (3ème partie) - Photo n°361

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Photos Gyantsé et le monastère de Pelkhor Chöde (4 040m)

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Dominée par un dzong (forteresse), Gyantsé (3 977m) est pour moi la plus jolie petite cité que j'ai pu visiter durant mon séjour au Tibet. Située dans la vallée fertile du Nyang Chu, elle a conservé un quartier tibétain traditionnel à l’écart de la ville moderne chinoise. Troisième ville du Tibet (après Lhassa et Shigatsé), elle fut prospère grâce à sa position stratégique, au croisement des routes caravanières reliant Lhassa au Sikkim et au Népal (la ville et le monastère percevaient une redevance sur les marchandises). Le monastère de Pelkhor Chöde(ou palkhor Chöde ou Palcho), situé à 4 040m d'altitude, a été construit entre 1418 et 1425 par Rabten Kunsang Phagpa (un prince de Gyantsé), sous l'autorité de Kedrub Je, un des disciples de Tsongkhapa (fondateur de la branche gelugpa du bouddhisme tibétain). À l’intérieur du mur d’enceinte, cohabitaient autrefois 16 collèges appartenant à trois écoles différentes: gelugpa, sakyapa et bütonpa (ou Zhalupa, une petite secte basée à Shalu); aujourd'hui, il ne reste plus qu'un seul collège. Les halls et chapelles du temple principal (Tsuklakhang) ont traversé les siècles, dont la Révolution culturelle, sans dommages majeurs, semble t-il. Les intérieurs sont ornés de fresques et sculptures remarquables. Au fond de la salle d'assemblée, se trouve la chapelle la plus importante du temple (imposante trilogie des bouddha du Passé, Présent et Futur, entourée par 8 bodhisattva de 4 m de haut). Dans la cour, le monastère possède le plus haut chörten, le Kumbum (édifié en 1427), et le plus connu du Tibet (chapelles en cours de restauration). Photos autorisées à l'intérieur du monastère mais payantes.
Située à 3 977m d'altitude, la ville amorça son déclin à partir de la fin du XVe siècle tout en restant un grand centre du commerce du bois et de la laine entre l'Inde et le Tibet. En 1954, la ville fut gravement affectée par des inondations.
Vue sur l'entrée du monastère de Pelkhor Chöde, dominé par le dzong et les murailles.
Moulins à prières de chaque côté de l'allée menant à la salle d'assemblée du monastère.
A gauche, le Kumbum en réfection, entrons dans la salle d'assemblée...
A l'intérieur il fait sombre, seules les bougies au beurre de dri (femelle du yak) éclairent les salles.
Les quatre visages du Bouddha Vairocana.
Les chapelles renferment des statues polychromes en argile, dont le style est principalement marqué par l'art newar du Népal, certaines influences chinoises et indiennes apparaissant parfois.
Posture du Bouddha (peut-être Sakyamuni). Les gestes des mains appelés "mudra" ne sont pas spécifiques du seul bouddhisme: ils appartiennent au fonds culturel indien. Ici, la main droite est pendante, la paume tournée vers le Bouddha, les doigts allongés touchent le sol: c'est le geste de prise à témoin de la terre.
Toutes ces statues avaient été très endommagées, elles ont été finement restaurées.
Certaines statues sont remarquables.
Sur les murs des milliers d'images du Bouddha.
Sur les murs des milliers de représentations du Bouddha.
Au mur, dans la bibliothèque, des écrits enveloppés dans des tissus de couleur.
De très anciens thangka sont enveloppés.
Ornement sur une porte.
Dans le silence et la pénombre les lampes au beurre de dri scintillent.
Vairocana (Namnang en tibétain), est le Bouddha des écoles tantriques (tibétaines ou Shingon), ainsi que des écoles mahayana chinoises et japonaises Tiantai-Tendaï et Huayan-Kegon.
Un moine verse du beurre de dri afin que les lampes ne s'éteignent jamais.
De nombreuses statues du Bouddha sont représentées dans toutes les salles: du passé, du présent et du futur ainsi que des statues du Bouddha de la compassion, de la puissance, de la lumière infinie…
Le Kumbum (Kum "images" et Bum "100 000"), le chörten aux 100 000 images a été construit en 1427 sur le modèle des anciens stûpas indiens, selon toute vraisemblance par des artistes newars venus du Népal.
Haut de 35 mètres, l'ensemble forme un mandala tridimensionnel qui se visite de bas en haut et de gauche à droite jusqu'à la chapelle Dorje Chang, le Bouddha primordial. Les 6 degrés extérieurs en gradins correspondent en fait à 8 niveaux intérieurs (certains sont dédoublés) et contiennent 77 chapelles, décorées de plus de 10 000 peintures murales, nombre d'entre elles démontrant une forte influence népalaise. La montée commence par des escaliers de pierre et se termine par d'étroites échelles de bois. Le Kumbum compte 108 portes (nombre sacré du bouddhisme tantrique = nombre de grains des chapelets tibétains).
Les 13 disques empilés au dessus des yeux du Bouddha symbolisent les 13 états supra-humains.
Un moinillon studieux...
Rencontre avec une sympathique tibétaine.
Baratte pour faire le beurre de dri.
Shakyamuni entouré de ses disciples Shariputra et Maudgalyayana
Shakyamuni et son disciple Shariputra.
Les chapelles ne sont pas très grandes, ici Ozer Chemna, divinité féminine.
Jung Dul, manifestation de Vajrapani.
Peinture murale dans l'une des chapelles.
Bouddha à quatre faces et six bras.
Tara verte.
Sakyamuni, Bouddha du présent.
Au dessus de la statue on peut voir Garuda. Au Tibet, garuda est assimilé à l'aigle des bönpos, représenté comme un aigle doré à cornes (ici il est bleu), seigneur du feu et roi des oiseaux. Dans le bouddhisme, les garudas étaient vus comme des animaux maléfiques; cependant après l'arrivée du Bouddha, celui-ci les a convertis; ils ont ensuite protégé ses enseignements. Dans la religion hindouiste c'est la monture du dieu Vishnu. Le garuda fait également partie des quatres créatures surnaturelles (le dragon, le garuda, le tigre et le lion) qui entourent le cheval de vent sur les drapeaux de prière tibétains.
Femmes tibétaines travaillant à la restauration des chapelles.
Dans une énième chapelle...
Divinité courroucée.
A gauche, un mât de protection, devant un four à offrandes de fumées.
Vue sur la muraille.
Symboles religieux sur les toits (dhvajas).
Sur la droite, le grand temple.
Pèlerins.
Méditation.
Reconnaissable à sa coiffure rouge et ses boucles d'oreille en pierres bleues, un Tibétain de l'ethnie khampa.
Fresque murale près de la sortie du monastère.
Quelques bâtiments du monastère.
La vieille ville de Gyantsé est massée au pied de la citadelle.
Ici ni hôtels, ni karaokés bruyants comme dans le quartier moderne chinois.
La vie s'organise comme il y a plusieurs siècles; les habitants habitent dans leurs maisons entourées de grands murs, une vache attachée devant.
Quel bonheur de déambuler dans les petites rues; à l'arrière plan la citadelle.
A chaque extrémité de la rue, un portique avec les deux biches entourant la roue du Dharma.
Au fond, le mur blanc où est suspendu le grand thangka de cérémonie. Les mandalas sont des représentations symboliques du palais céleste d'une divinité; certains sont peints sur des thangka ou des fresques.
L'architecture traditionnelle tibétaine est caractérisée par la construction des maisons et des monastères sur des sites élevés et ensoleillés face au sud, et par l'utilisation de matériaux d’un mélange de pierre, de bois, de ciment et de terre. Les techniques de construction permettent de pallier la rareté des combustibles utilisés pour le chauffage: toits plats pour préserver la chaleur, et fenêtres multiples pour laisser entrer la lumière du soleil. Les murs possèdent un fruit (terme employé pour désigner une diminution de l'épaisseur qu'on donne à un mur au fur et à mesure qu'on l'élève). En effet ils sont habituellement inclinés de dix degrés vers l'intérieur à titre de précaution contre les tremblements de terre, fréquents dans ces secteurs montagneux.
Pas vieux ce petit veau.
Semble un peu perdu.
Les bouses qui serviront de combustible sèchent au soleil.
Pas grand-chose à manger.
Arrêt dans un restaurant tibétain.
Une bière à savourer en petite quantité, vue la taille du verre.
Très bon...
L'heure de la vaisselle.
Pas d'eau courante.
Il est temps de reprendre la route, le paysage est magnifique...
Vue sur la forteresse (dzong).
Le Dzong de Gyantsé tient son nom du mont sur lequel il se trouve, le Mont Dzongri. Il fut construit ici en 1365 afin de remplacer le château des rois de Yarlung qui cernait la ville de Gyantsé de sa muraille. Servant de forteresse, le dzong permettait de prévenir des invasions de l'ouest depuis le Népal ou l'Inde. La ville fut même surnommée la "ville héroïque" après que 500 soldats installés dans le Dzong tinrent tête à l'armée britannique venue d'Inde pendant plusieurs jours.
Dernière vue...
Le long de la route...
Le long de la route...
Nous arrivons à Shigatsé...
Devant l'entrée du temple, quelques moines...

Photos autres sous-parties de Approche tibétaine: Tibet (3ème partie)

  • Lhassa par le train le plus haut du monde (5 072 m)
  • Lhassa, premières impressions (3 700m)
  • Lhassa, le Potala (3 700m)
  • Lhassa, monastère de Ganden (4 700m)
  • Lhassa, le Barkhor et le temple du Jokhang (3 700m)
  • Lhassa, monastère de Sera ( 3 650 m)
  • Vallée du Yarlung
  • Monastère de Samye (3 400 m)
  • La forteresse de Yumbulagang (3 450m)
  • A travers le pays U-Tsang (5 013m)
  • Continuation à travers le pays U-Tsang (5 013m)
  • Gyantsé et le monastère de Pelkhor Chöde (4 040m)
  • Shigatse: Tashilhumpo (3 900m)
  • La Route de l'Amitié (5 248m)
  • Monastère de Sakya (4 300 m)
  • Retour sur Lhassa, fin du voyage


 
 
 

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