Les routes du Ladakh, Carnet N°1 - Photo n°24

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Des dizaines (que dis-je des centaines!) de sacs de farine attendent d'être transformés en galettes de pain (chapati indien).

Des dizaines (que dis-je des centaines!) de sacs de farine attendent d'être transformés en galettes de pain (chapati indien).


Photos Amritsar: le Temple d'Or (Harmandir Sahib)

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Pour pénétrer dans l’enceinte du Temple d'Or il faut laisser ses chaussures à l'extérieur, se couvrir la tête, se laver les mains et passer par un pédiluve pour laver ses pieds.
Je suis un peu étonnée, ici pas de fouilles, on entre alors dans l’immense cour intérieure.
Deux gardiens sikhs du Temple d'Or. Adeptes d'une religion fondée au XVe siècle, et qui se veut un syncrétisme de l'islam et de l'hindouisme, les sikhs - reconnaissables à leur barbe et à leur turban - représentent 13 millions des quelques 850 millions d'habitants de l'Inde. Longtemps persécutés, ils ont développé, au fil du temps, une tradition militaire. D'où cette allure fière, et ce nom, Singh (lion), qu'ils portent tous.
Les sikhs initiés (sikhs amritdaris), suivent la règle des "5 K": ils doivent porter les cheveux longs et la barbe (Kesh); porter en permanence un peigne dans les cheveux (Kangha) ils portent aussi un poignard recourbé, un turban, un bracelet en fer, le Kawra, symbolisant l'unité (boucle sans fin) et un caleçon spécifique, le Kacchera. Les sikhs non initiés ne portent pas tous ces attributs. Empruntons l'escalier qui mène dans une cour carrée éclatante de blancheur, pavée de marbre...
Trônant au milieu du bassin sacré, le temple est un majestueux pavillon de trois étages, dont les parties supérieures ont été recouvertes de plaques et de feuilles d'or au XIXe siècle sur ordre du mahârâja Ranjit Singh. L'édifice a été construit en marbre de différentes couleurs, incrustés de nacre et de pierres semi-précieuses. La terrasse, ornée de quatre chhatri (structures surmontées d'un dôme soulevé par quatre piliers), est surmontée par une coupole d’or en forme de lotus renversé.
Dès qu'ils arrivent en face du temple, les sikhs se prosternent et prient, d'autres font leurs ablutions dans le bassin de Nectar, face au Temple d’Or.
Les sikhs sont hospitaliers et viennent facilement à notre rencontre; la conversation s'engage si on à la chance de parler un peu anglais.
Une passerelle de 60 mètres de long, "le pont du Gurû", mène au Hari Mandir Sahib, temple de marbre à 2 étages qui renferme le trésor des sikhs, un dais incrusté de diamants et de pierres précieuses qui protège le livre sacré lors de ses déplacements.
Les sikhs forment l'une des communautés les plus originales de l'Inde, composée de 20 millions de personnes, soit 2% environ de la population totale. Il s'agit d'une minorité religieuse (et non ethnique) solidaire, entreprenante, très présente dans le domaine de l'économie, des affaires et du commerce.
Dans la religion sikh, la femme est l'égale de l'homme, elles sont profondément respectées car elles donnent la vie.
Ce lieu de spiritualité est calme et bon enfant: on discute, on prend des photos et bien sur on prie dans la sérénité.
Les sikhs portent une barbe non taillée (mais bien entretenue), accompagnée d'une belle moustache. Ils arborent fièrement un turban de couleur, cachant leur longue chevelure sacrée roulée en chignon.
Remarquez les 2 drapeaux à gauche, il s'agit du Nishan Sahib, le nom du drapeau sikh qui est placé au-dessus des gurdwaras, les temples sikhs, et les autres lieux religieux importants dans le sikhisme. Nishan vient du perse et veut dire drapeau, sahib vient de l'arabe et se traduit par "maître", "seigneur"; c'est un titre honorifique souvent utilisé dans le sikhisme comme dans le nom du Livre saint : le Guru Granth Sahib. Le drapeau sikh est triangulaire, souvent orange, safran, quelquefois bleu avec le symbole du sikhisme: le Khanda. L'épée à double tranchant qui est au centre du drapeau se dénomme aussi khanda. Un disque dénommé chakra représente le centre, il est le symbole de l'unité; deux poignards, des kirpans, l'entourent. Le kirpan fait partie de la tenue traditionnelle du sikh et s'inscrit dans la règle des Cinq K.
Des fidèles assis au bord de l’Amrit Sarovar (ou bassin "de Nectar") où nagent des carpes.
Jeunes, vieux, enfants, on se croise dans ce dédale.
Les couleurs des vêtements ajoutent une touche de beauté.
L'endroit est magique, on peut rester des heures dans ce havre de paix.
Difficile d'imaginer le massacre du 5 juin 1984 qui fit 493 morts (dont 100 femmes et 75 enfants) et 86 blessés.
Le Temple d'Or est aussi un lieu de partage où tout le monde peut venir se restaurer et/ou dormir gratuitement (y compris les touristes). Cette façon de fonctionner a été créée pour lutter contre la séparation des castes, ainsi riches et pauvres mangent et dorment ensemble avec la même foi.
Une jolie rencontre, cette dame pose sa main sur mon épaule et me fait comprendre qu'elle veut que je la photographie.
Entre 8 000 et 10 000 repas sont servis tous les jours par des bénévoles (les touristes qui veulent se rendre utile sont également les bienvenus). Les repas sont servis dans des assiettes en métal avec des compartiments appelés "thali", qui servent à séparer la nourriture, notamment la galette de pain, la soupe aux lentilles (dahl) et le dessert.
Tout est très bien organisé, mais ces cuisines sont impressionnantes!
Chacun tient son rôle, une belle leçon de partage.
Une machine à pain d'où sortent, en volant, les chapatis!
Tout est très propre, ici les énormes marmites d'eau et de soupe.
Pause repas détendue.
A l'extérieur aussi l'atmosphère est détendue.
Un sikh fait ses ablutions dans le bassin de Nectar, face au Temple d’Or.
Le soleil s'est couché, mais c'est toujours l'affluence pour entrer à l'intérieur du Temple d'Or, dans lequel se trouve l'Adi Granth (ou Granth Sahib), le livre sacré des sikhs, composé d'hymnes destinés à la prière. Pas de photo à l'intérieur tellement il y avait de monde, la ferveur des pèlerins est impressionnante!
Vu de nuit, l'Harmandir illuminé est magnifique.
Encore un instant magique: sous la lune, un couple et leur fils contemplent l'Harmandir Sahib illuminé .
Difficile de s'arracher à ce tableau...
Dernier regard... La visite de ce lieu saint, de jour comme de nuit est extraordinaire. Le Taj Mahal m'avait ému mais ici c'est autre chose, on ressent la notion de tolérance et de partage, les sikhs sont respectueux, ouverts aux autres quelque soit leur religion ou pas, un beau souvenir.

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