Les routes du Ladakh, Carnet N°2 - Photo n°214

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Grâce à la rivière, un petit oasis de verdure.

Grâce à la rivière, un petit oasis de verdure.


Photos Sarchu-Leh: la route des Hauts Cols (5 359 m)

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C'est reparti sur la longue route sinueuse où nous allons croiser et suivre beaucoup de camions pendant 260 kilomètres.
Embouteillage dans la montée...
A peine reparti et déjà le paysage est sublime.
Nous allons longer la rivière d'un bleu turquoise pendant un bon moment.
Des couleurs étonnantes!
Il vaut mieux avoir un bon chauffeur lorsqu'on croise ou qu'on double ce type de camion sur une route étroite, dans un virage!
A partir de là nous allons prendre les fameux virages à une altitude de 4636m...
Pour atteindre le col du Lachlung La, à 5 060 m, la route suit des virages en épingle connus sous le nom de "Gata Loops" (boucles du Gata), soit 21 au total.
Vous imaginez celles et ceux qui font la route en vélo?
Et sous la neige qui peut arriver très vite.
Le ciel se dégage et modifie les couleurs de ces montagnes.
Zoom sur les parois himalayennes.
Sur un plan géologique, cette contrée offre un grand intérêt de par la présence d'une de ces grandes cicatrices, si rarement observables, et qui, à l'échelle de notre planète, témoignent de l'existence d'océans profonds à tout jamais disparus. Actuellement le Ladakh est avec le sud du Tibet l'une des régions où il est possible d'observer cette cicatrice et d'analyser les effets spectaculaires de la dérive des continents que constitue cette zone d'affrontement entre les massifs d'Asie centrale et le sous-continent indien.
Le soleil derrière les nuages projette des couleurs plus ou moins claires.
On voit souvent des drapeaux de prières accrochés au bord la route, ainsi nous serons protégés.
L'aridité de ce plateau fait penser à un paysage lunaire.
La géologie de cette région est un ravissement pour le voyageur.
Quelques drapeaux de prières semblent indiquer que nous ne sommes plus très loin du col du Lachlung La.
Effectivement...
Ici la montagne semble avoir été découpée, quel curieux phénomène.
Le vent soulève de la poussière et du sable.
Nous continuons de rouler dans un décor irréel.
Par endroits la route se transforme en piste.
Encore beaucoup de convois militaires, c'est la seule route pour relier Leh, la frontière avec la Chine n'est pas loin.
Nous voici enfin au col du Lachlung La à 5 065 mètres.
Paysage âpre et désertique.
Même le conducteur du camion Tata s'est arrêté...
Les bornes signalant les cols sont vraiment jolies, elles se terminent en pointe avec l'Himalaya dessiné de couleurs vives (bleu, rouge et blanc pour les neiges éternelles).
Tout au fond quelques sommets enneigés, mais il faut déjà penser à reprendre la route...
Des parois érodées, du sable et du gravier qui glissent vers le bas, alors qu'en haut on aperçoit des névés et des cascades qui jaillissent, quel spectacle grandiose!
La route s'enfonce maintenant dans des gorges impressionnantes.
Sur la droite, la route est taillée à flanc de montagne.
Embouteillage à la sortie du petit pont.
A droite, dans la montée, il y a aussi un problème entre un des camions et la voiture.
Depuis le col du Lachlung La nous sommes redescendus, nous sommes à présent au col du Kangla Jal à 4 878 mètres d'altitude.
Nous longeons d'immenses dunes de sable sur lesquelles sont posées des cheminées de fées.
On croit toujours avoir vu le plus beau paysage, mais chaque virage nous en fait découvrir un autre aussi grandiose.
Comme elles semblent instables ces cheminées de fées sur ces dunes sableuses.
Ni végétation, ni présence animale, on se sent bien seul.
Ici la route longe la rivière Sumkhel Lungpa, mêlant sable et formations rocheuses naturelles.
Le lit de la rivière est très bas.
Dès que le soleil est caché par les nuages, les montagnes changent de couleurs.
Un pont métallique enjambe la rivière Sumkhel Lungpa.
Arrivée sur Pang.
Pang est un camp militaire et une halte pour un hébergement sous tentes, de nombreux motards s'y arrêtent; ouvert en saison entre mai et octobre.
Nous allons prendre un thé bien chaud pour nous réchauffer!
Assis au soleil, le décor est splendide. Toujours les motards et leurs Royal Enfield, l’une des plus anciennes marques de motos. Lancée en Angleterre en 1901, sa production au Royaume Uni a pris fin en 1970, mais a repris en Inde, où la marque s’est développée.
Il faut reprendre la route et son décor de rêve.
Nous retrouvons la rivière Sumkhel Lungpa et au fond quelques sommets enneigés se découvrent.
Zoom sur quelques névés.
Drôle d'atmosphère, le vent souffle, le ciel s'assombrit, difficile de faire une bonne photo, d'où celle-ci...
Nous traversons maintenant les Morey Plains, une large bande de terre sablonneuse 40 km coincée entre des montagnes basses, à une altitude moyenne de 4 800 mètres.
Au loin, quelques campements disséminés.
On continue de grimper vers le prochain col...
On approche...
Les derniers mètres à plus de 5 000 m.
Nous y voilà...
Il ne fait vraiment pas chaud!
Le col du Taglang La à 5 359 m d'altitude (quelqu'un a rajouté à la main "5 328m", on ne va pas chipoter!). Sur le panneau on peut lire "vous passez par la deuxième plus haute route carrossable du monde, incroyable n'est-ce pas?
Chortens, pierres de mani et drapeaux de prières pour nous rappeler la ferveur bouddhiste.
Le petit temple est entouré de drapeaux de prières; comme c'est beau, je ne m'attendais pas à trouver cela.
Tout autour, les montagnes.
En bas, la rivière et les virages en épingle.
Arrêt déjeuner en terrasse.
A l'arrière du restaurant, rencontre avec un petit veau pas bien âgé.
Les bouses séchées qui vont servir de combustible.
Pause déjeuner frugal pour ces ouvriers appelés les "forçats de la route".
Nous voici à présent dans la vallée de l'Indus (fleuve qui aurait donné son nom à l'Inde), né parmi les neiges éternelles des hauts plateaux du Tibet, ce fleuve sacré finit sa course dans la mer d'Arabie. Entre les deux, il alimente les terres du Ladakh et court entre les montagnes, en érodant la base de falaises pour former une séparation entre l’Himalaya et le Karakorum, situé au Pakistan.
La route est bordée de chörtens comme celui-ci. Les Ladakhis, de tradition bouddhiste lamaïste, ont accueilli de nombreux réfugiés tibétains, réunis pour la plupart à Leh, dans Little Tibet.
Autre décor constitué de couleurs étonnantes, rouge, ocre, grise et de parois verticales au pics acérés.
Traversée de Lato, un petit village.
Quand les montagnes servent d'écrin aux chörtens.
Le long de la route...
Une femme en train de balayer la route.
Contrôle de police pour tout le monde!
Et toujours la rivière en fin d'après-midi.
Groupe de chörtens.
Notre chambre à Leh dans un hôtel de charme.
Vue depuis notre balcon sur un adorable petit jardin...
Les pommiers du jardin.
L'hôtel ne manque pas de charme et il est au calme!
La salle de restaurant.
Dîner avant d'aller au lit, demain nous partirons sur les routes du Ladak pour découvrir la magnifique vallée de l’Indus où ont essaimé monastères et palais à flancs de montagnes. A bientôt...

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