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Les routes du Ladakh, Carnet N°3 - Photo n°369

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A l'entrée de cette salle des fresques, à l'intérieur les photos sont interdites.

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Photos Les gompas de l'Indus: Lamayuru (3 510m)

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Nous reprenons la route mythique, celle de Manali/Leh/Srinagar.
Des ouvriers travaillent à la réfection de la route dans des conditions extrêmement dures.
Trois de nos cinq sympathiques chauffeurs ladakhis (le nôtre au centre).
Nous traversons maintenant un paysage lunaire, appelé "Moonland de Lamayuru".
Un paysage lunaire avec des formations géologiques étranges.
Cet immense moutonnement d'argile ocre-jaune marquerait l'emplacement d'un ancien lac asséché.
Nous faisons un arrêt dans ce paysage surréaliste, mais nous ne sommes pas encore au bout de nos surprises.
Pause tendresse.
Arrivée sur Lamayuru dans un décor fantastique. D’après la légende, la région était auparavant au fond d’un lac profond dont les eaux se seraient miraculeusement évaporées grâce aux prières du saint bouddhiste Arahat Nimagung.
Grand moulin à prières avant d'arriver en haut du monastère de Lamayuru.
Moulins à prières du monastère de Lamayuru.
Les origines de la lignée drikung remontent au temps des deux grands maîtres indiens: Tilopa et son disciple Naropa. Naropa qui méditait sur un minuscule bout de terre au milieu d'un lac, émit le voeu de voir construire un monastère à cet endroit. Quelques temps plus tard, le lac s'assécha et un monastère fut érigé, ce fut le monastère de Yung Drung Tharpa Ling.
Commençons la visite...
Le monastère comporte plusieurs salles dont le dukhang, édifié autour de la grotte sacrée où séjourna Naropa et le gonkhang avec ses fresques très anciennes représentant la vie du Bouddha.
Fresques anciennes.
Représentation d'Avalokiteshvara, le Bouddha de la Compassion, le dalaï-lama est considéré comme sa réincarnation.
Représentation d'Avalokiteshvara, le Bouddha de la Compassion, le dalaï-lama est considéré comme sa réincarnation.
Un œil dans la paume de chaque main pour montrer qu'Avalokiteshvara veille sur une infinité d’êtres vivants pour prendre soin d’eux.
L'un des huit Bodhisattvas entourant la statue d'Avalokiteshvara.
La ferveur des pèlerins est touchante.
Représentation du Bouddha dans différentes positions des mains. La coiffure montre bien qu'il s'agit de la secte des Bonnets rouges.
A l'intérieur comme à l'extérieur du monastère de nombreux chörtens.
Le monastère est tout en haut de la colline, différents bâtiments, ainsi que le village, sont étagés en dessous.
La roue du Dharma, l'un des huit signes auspicieux, entourée de deux daims.
Vue sur l'environnement du monastère depuis les terrasses de celui-ci.
Difficile d'imaginer qu'un lac recouvrait cette magnifique vallée.
Aujourd'hui, le monastère héberge environ 200 moines et lamas, dont 50 enfants qui sont accueillis dès l'âge de 4 ans. Une école en terre a été construite, elle est sans tables ni bancs, les enfants sont assis à même le sol; ils écrivent, leur cahier posé sur les genoux. Un professeur leur apprend le tibétain, l'hindi, l'anglais, les mathématiques et la philosophie bouddhiste (le Dharma). Lamayuru possède également un centre de retraite aux règles strictes, une douzaine de moines y vivent sous la conduite spirituelle de Drubpon Sonam Jorpel Rinpoche, le principal disciple de Kyunga Rinpoché.
Poursuivons la visite intérieure...
Moine du monastère de Lamayuru.
Comme dans tous les monastères, nous retrouvons les dieux protecteurs. Ici,deux des quatre lokapalas, les "Gardiens du monde". A gauche, Virupaksa, de couleur rouge, tient un stupa dans la main gauche et un serpent dans la main droite. A droite, Vaishravana, de couleur orange, tient une bannière de victoire dans la main droite et une mangouste crachant les joyaux (nakula) dans la main gauche.
Dhritarastra, "Celui qui maintient le royaume de la Loi". De couleur blanche (pureté), il siège à l'Est et porte une pipa (instrument à cordes). Au Népal, on le connaît sous le nom de Vinaraja, "le roi qui joue de la vina". Il règne sur les Gandharvas, esprits musiciens.
La porte d'entrée de la grande salle.
Bouddhiste en pèlerinage.
Vue sur les toits plats des maisons du village de Lamayuru, situé en contrebas.
Bannière de victoire.
Autre bannière de victoire avec le trident.
Tambour servant lors des pujas (prières).
Tous les ans un festival a lieu au monastère de Lamayuru.
Les tormas sont des gâteaux sacrificiels servant d'offrandes, notamment dans le cadre de rituels de protection. Ils sont fabriqués à partir de farine d'orge grillée (tsampa), mélangée avec de l'eau, afin de former une pâte qui sera modelée en forme de cône allongé.
Lampes à huile au beurre de yak.
Vue sur les toits des maisons du village.
Superbe groupe de chörtens et de moulins à prières que font tourner les pèlerins.
Des lions des neiges sont sculptés sur plusieurs chörtens.
Ancien moulin à prières en bois.
Un des nombreux moulins à prières qui sont alignés le long d'un mur. Modifier
Un des nombreux moulins à prières qui sont alignés le long d'un mur. Modifier
Les pierres à mani sont souvent gravées de l'inscription "Ôm Mani Padme Um", qui est la prière murmurée par tout le monde à longueur de journée (cela signifie: "Salut ô joyau dans la fleur de lotus").
Il est temps de redescendre...
Nous passons à travers des ruelles étroites devant des maisons anciennes et des bâtiments où sont entassées des récoltes de bois et de céréales.
Continuons...
Les niveaux du chörten représentent les cinq éléments: la base, la terre; le dôme arrondi, l'eau; la spirale conique (13 éléments), le feu; le parasol, l'air et l'épi en forme de graine, l’essence de l'esprit.
Nous allons rentrer dans une maison ladakhi...
Mains jointes sur la poitrine, le propriétaire nous accueille. Le mot magique, "jullay", qui signifie tout à la fois bonjour, au revoir, merci... Un seul "jullay" et la sympathie des Ladakhis nous est acquise.
Nous nous installons sur des coussins posés sur le sol, devant nous des tables basses rouges...
Thé au beurre de yak. En réalité, il s'agit de beurre de dri, la femelle du yak domestiqué. Voici la recette: 7 tasses d'eau 1 c. à s. de thé 1 tasse de lait 1/3 de tasse de beurre rance de yak 1 à 3 c. à c. de sel Faire bouillir l'eau dans une casserole. Ajouter le thé et le lait, porter à ébullition. Ajouter le beurre et le sel, laisser bouillir pendant 2-3 minutes. Battre à la main ou dans un mixeur jusqu'à formation d'une mousse. Verser dans une théière chauffée et servir.
Assurément certain(e)s ont préféré le cheng, la bière locale à base d'orge.
Certaines maisons du villages sont carrément construites dans les falaises (vue depuis la terrasse du propriétaire).
Peau cuivrée et pommettes rougies par le vent et le soleil. l'hiver, il peut faire très froid ici, jusqu'à -30°.
Jolie frimousse!
Yak domestique du propriétaire.
Nous reprenons la route, la nouvelle qui relie Manali à Srinagar et que nous avons emprunté de Manali à Leh.
Incroyable paysage!
Nous sommes à présent au fond de la gorge où coule une rivière bleue turquoise.
Pause déjeuner, en entrée une bonne soupe!
Au dessert, les délicieux abricots frais de la région, juste pochés dans un sirop.
Changement de décor, nous passons maintenant à travers des montagnes de sable, magnifique.
Des ouvriers, hommes et femmes, travaillent à la réfection de la route.
Nous repassons devant la forteresse et le monastère de Basgo.
On imagine toujours l'Himalaya couvert de neige mais ici nous sommes aussi devant une partie de la chaine himalayenne, sur la portion de route appelée Magnetic Hill.
Un phénomène qui défie les lois de la gravité?
Moteur coupé, la moto remonte une pente face à une colline(un reportage sur France3, dans "Faut pas rêver" a été diffusé à cet endroit en 2016). Sources wikipédia: "La présence d'une route rectiligne facilite l'illusion car elle donne un point de repère le long duquel se déplacer mais un tel axe de communication n'est en théorie pas obligatoire. L'observateur se trouve en bas de la pente et regarde en direction de l'amont. Au début de la route, il la voit descendre une pente peu marquée. Arrivée à un creux, la route semble changer de pente et prendre de l'altitude jusqu'au point de fuite. En réalité, depuis l'endroit où est placé l'observateur jusqu'au point de fuite, la route ne fait que monter. Si l'observateur est véhiculé, il peut placer son véhicule dans le creux supposé de la route, moteur coupé et freins desserrés. Selon son observation visuelle, il ne devrait pas se déplacer mais le véhicule, suivant la pesanteur, va rouler vers le bas de la pente, à reculons si l'observateur fait face au point de fuite". Un peu compliqué mais l'effet est garanti!
Ce phénomène existe dans d'autres pays, notamment en France à Lauriol.
Vue sur quelques sommets en repartant sur Leh.
De retour à Leh, après cette journée exceptionnelle, nous retournons faire un tour dans le quartier de Main Bazaar.
La rue est traversée par les drapeaux de prières qui flottent au vent.
Tout un symbole: la mosquée avec son minaret sur lequel flotte le drapeau vert aux couleurs de l'islam, à côté, sur la droite, le temple bouddhiste (stupa) et le Lechen Palkhar.
Nous poursuivons la visite en escaladant les escaliers sur la droite du dukhang; nous arrivons au gonkhang, la salle des protecteurs, baignée dans l'obscurité, comme souvent dans les monastères.

Photos autres sous-parties de Les routes du Ladakh, Carnet N°3

  • Leh, les gompas de l'Indus: Palais de Stok (3 500m)
  • Leh: les gompas de l'Indus: Matho (3 510m)
  • Leh: Ecole de Choglamsar (3 500 m)
  • Leh: Lechen Palkhar, Namgyal Tsemo Gompa, Shanti
  • Les gompas de l'Indus: Likir (3 700 m)
  • Les gompas de l'Indus: Alchi (3 100m)
  • Les gompas de l'Indus: monastère de Rizong (3 250m)
  • Les gompas de l'Indus: Lamayuru (3 510m)
  • Les gompas de l'Indus: Thiksey (3 600m)
  • Les gompas de l'Indus: Hemis (3 500m)
  • Shey: le palais royal (3 400m)
  • Résidence d'été du dalaï-lama
  • Retour à Delhi: le Tombeau de Humayun et les jardins de Lodi


 
 
 

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