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La route des Mayas: Guatemala/Honduras - Photo n°187

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On a l'embarras du choix.

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Photos Chichicastelnango, un village quiché

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Il faut arriver tôt le matin à Chichicastelnango...
Dirigeons-nous vers le marché...
Les marchands s'installent.
Certains marchands arrivent la veille.
Confection des tortillas (galettes) qui seront utilisées pour faire les tacos, les enchiladas et les quesidillas.
Les tortillas cuisent sur le comal (plaque chauffante).
Chichi est réputé pour ses masques en bois.
Les indiens mayas aiment se déguiser et faire des fêtes qui célèbrent leur résistance sur les conquistadors espagnols.
Masques de maya et de conquistador espagnol. Les cheveux sont blonds par opposition à ceux des Mayas qui sont noirs.
Masque de jaguar, animal sacré des Mayas.
Jolie frimousse.
Confection des chapeaux...
Confection des costumes.
Les danses représentent la résistance des Mayas aux conquistadors espagnols.
Joueurs de marimba (xylophone africain à résonateurs qui s'est répandu dans certains pays de l'Amérique latine). Devenu l'instrument national du Guatemala, c’est probablement au cours de la traite des noirs que le marimba fut introduit en Amérique centrale.
Le bombo est un gros tambour taillé autrefois dans un tronc d’arbre et recouvert de peaux de chèvres des deux côtés. Il donne un son lourd et grave qui peut porter à des kilomètres dans les montagnes. C’est un instrument de percussion précolombien qui peut être joué avec une ou deux baguettes selon les rythmes en frappant alternativement le centre ou les côtés de la peau, le cerclage ou les baguettes entre elles.
Des poteries très colorées.
Originales celles-ci.
L'église de Santo Tomás (saint Thomas), bâtie en 1540 sur un lieu de culte maya, est l'une des plus anciennes du pays. Commençant avec une plateforme précolombienne, les escaliers, qui menaient autrefois à un temple maya, sont encore vénérés. Il y a une marche pour chaque mois du calendrier maya, soit 18 au total.
Ce qui impressionne le plus, c'est la cérémonie sur le parvis de l'église, menée par les chuchkajaus (prêtres ou prêtresses mayas). Ils récitent des litanies séculaires, tout en agitant des encensoirs rudimentaires d'où s'échappe la fumée du copal, l'encens ancestral.
Les fidèles entrent dans l'église (photos interdites) et s'arrêtent en différents endroits pour offrir des prières à plusieurs groupes d'ancêtres, s'accompagnant de cierges, de fleurs et de spiritueux. Le chuchkajau (prêtre) se joint à eux et demande aux saints, aux âmes des défunts et aux seigneurs des forces naturelles de l'univers amérindien d'écouter leurs prières.
Entre 1701 et 1703, Fray Francisco de Ximénez dirigea la paroisse de Santo Tomás Chulá (le nom de Chichicastenango à l'époque), il découvrit le manuscrit de Popol Vuh, chef-d'oeuvre de la littérature amérindienne et livre sacré des Quichés. En 1715 il fit une traduction du Quiché en Espagnol. Le manuscrit de Popol Vuh Il aurait été écrit en 1550 par l'indigène Diego Reynoso qui s'était converti au christianisme et qui était protégé par l'évêque Francisco Marroquín. Il devint prêtre sous le nom de Fray Diego de la Anunciación et commença à rédiger le Popol Vuh, un livre en trois parties relatant la création des animaux et des hommes, les aventures de Humaphú et Ixbalanqué, et l'histoire de l'origine du peuple Quiché. Après être passé entre plusieurs mains, ce précieux manuscrit a malheureusement été perdu, seule une copie de la première page se trouve à la Bibliothèque Newberry de Chicago.
Offrandes de bougies allumées. Là il est encore tôt, mais plus tard dans la matinée viendront s'ajouter des offrandes de pétales de fleurs, la fumée et l'odeur de l'encens nous fera basculer dans un autre monde.
Quelle ferveur. J'imagine ce que ça doit être au moment de la semaine Sainte.
Certains villageois viennent de loin par les bus publics.
Le cimetière de Chichicastelnango, chaque couleur ayant une signification précise pour les Mayas. Rouge, jaune, vert, rose, bleu... toutes les couleurs ont leur raison d'être: le blanc est symbole de la pureté et cette couleur est le plus souvent réservée aux pères tandis que les mères sont enterrées dans une tombe de couleur bleue turquoise. Coïncidence avec les goûts occidentaux ou pur hasard, le rose est la couleur des filles tandis que le bleu céleste est réservé aux garçons. Le jaune, quant à lui, est la couleur réservée aux grands-parents, symbolisant la protection du soleil sur l'humanité.
Pendant notre balade aux alentours, nous entrons dans une maison où la propriétaire est en train de cuisiner des tamales, sortes de papillotes à base de maïs, de piment, de viande en ragoût, le tout cuit dans des feuilles d'épis de maïs ou de bananier. Salé ou sucré, c'est un plat traditionnel très apprécié.
Dans la cour, cachée par l'évier, le visage d'une mignonne petite fille apparait.
Non, ce ne sont pas des tomates mais une variété de piments.
Notre balade à pied nous conduit à un autel maya, lieu sacré situé au sommet d'une colline boisée. Ce sanctuaire est dédié au dieu maya de la Terre. Abaj était une divinité qui représentait à la fois l'homme, la femme, la fertilité et la pluie. Cette sculpture s'appelle Pascual Abaj car c'est un certain Pascual qui l'aurait découverte.
En fonction du calendrier lunaire, des rituels s'y déroulent. Pascual Abaj (pierre de sacrifice) est une idole de pierre noircie par les innombrables bougies et la fumée des feux que viennent y faire les chuchkajaus (prêtres). Cette sculpture se trouvait jadis dans le temple maya où se dresse actuellement l'église Santo Tomás. Les indigènes la cachèrent pour qu'elle ne soit pas détruite lors de la construction de l'église en 1540, et la placèrent 10 ans plus tard au sommet de la colline afin de pouvoir poursuivre leurs rituels ancestraux.

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