La route des Mayas: Guatemala/Honduras - Photo n°357

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Visiblement soucieux de surpasser l'ensemble de stèles érigées par le roi "Dix-Huit Lapin" à Copan, le roi "Cauac-Ciel" fit ériger tous les cinq ans une stèle le représentant sur la Grande Place de Quiriguá.

Visiblement soucieux de surpasser l'ensemble de stèles érigées par le roi "Dix-Huit Lapin" à Copan, le roi "Cauac-Ciel" fit ériger tous les cinq ans une stèle le représentant sur la Grande Place de Quiriguá.


Photos Quiriguá et ses remarquables stèles

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Ce petit site, perdu au milieu d'une bananeraie, abrite les plus hautes stèles connues du monde maya, elles sont fort bien conservées. Les glyphes sculptés racontent l´histoire des relations de Quiriguá avec la ville voisine Copán, située au Honduras. En 1840, les explorateurs Stephens et Catherwood visitent les ruines de Quiriguá, ce fut le début de l’exploitation du site. Au début du XXe siècle, la sinistre United Fruit Company acheta une centaine de km² de terre pour y planter des bananiers. Aujourd'hui, c'est la propriété de Del Monte, énorme société américaine. Voici une liste incomplète des rois, pour certains des noms mayas, des sobriquets employés par les mayanistes ou simplement des numéros: Tok Casper (à cause de la ressemblance du glyphe qui le désigne avec Casper le gentil fantôme) (vers 426), Tutuum Yohl K'inich (vers 455), Souverain 3 (vers 480), Souverain 5 (vers 652), K'ak' Tiliw Chan Yoaat alias "Cauac-iel" (724-785), Ciel-Xul (785-795), Jade-Ciel (vers 800-810). Les stèles au nombre de 19 (blocs zoomorphes compris) sont protégées des intempéries par des paillotes; elles sont en grès et ont été sculptées au maillet de bois et ciseaux de pierre.
On entre sur le site par un chemin forestier qui mène vers le côté nord de la Grand place, il est entièrement encerclé par un anneau végétal qui commence au pied même des talus et des murs des ruines. Ici, le matapalo, autrement dit l'arbre étrangleur: il se sert des autres arbres pour grandir, puis étouffe sa proie et prend sa place.
Végétation luxuriante et démesurée, une feuille de palmier.
Le ceiba est l’arbre sacré des Mayas. Il représente leur monde cosmogonique. Les hautes branches représentent le monde des Dieux des cieux, le tronc est le monde des humains, et les racines l’infra-monde (le monde des morts). Creux, les mayas utilisaient le ceiba pour faire des pirogues.
Une jolie bergeronnette, son oisillon est sans doute tombé du nid en haut d'un arbre, elle l'appelle...
Elle ne le retrouvera pas malgré notre aide.
Curieux cet arbre: le ceiba pentandra (fromager ou kapokier), a la particularité d'avoir un tronc lisse, couvert de grosses épines coniques. Avec l'âge, il développe d'énormes contreforts épineux. Les branches horizontales sont en général étagées et très étalées.
Impressionnant!
Les zoomorphes sont d'énormes blocs de pierre, ils représentent des créatures réelles ou mythiques et sont destinées à honorer les souverains. Ici le zoomorphe M.
Le Zoomorphe P constitue le plus grand et le plus bel exemple de la sorte du site de Quiriguá. Il mesure 3 mètres de long et 2 mètres de haut. Le portrait sculpté représente sans doute le jeune roi Xul-Ciel, successeur de Cauac-Ciel, assis entre les mâchoires d'un monstre reptilien. Il tient un sceptre dans sa main droite et un petit bouclier dans sa main gauche. De part et d’autre de la figure centrale, sont sculptés des panneaux hiéroglyphiques ainsi que les jambes du monstre cosmologique mais également des figures animales.
Le zoomorphe P sous un autre angle. À gauche, de profil, le visage du monstre cosmique est une figure familière de Quiriguá car elle est présente dans les coiffures des rois de Quiriguá sur toutes les stèles. L'animal est désigné aussi comme le dieu oiseau ou Itzamna.
Le zoomorphe P, côté Sud.
Un autel.
Le bloc zoomorphe N représente une carapace de tortue avec une tête squelettique à chaque extrémité. Une des têtes représente une divinité des Enfers Mayas.
Le souverain de Quiriguá, K'ak' Tiliw Chan Yoaat (723-784), alias "Cauac Ciel", semble avoir été saisi d'une frénésie de construction après avoir capturé et sacrifié son suzerain, le roi de Copán, Waxaklajuun Ub'aach K'awiil, alias "Dix-Huit Lapin".
A noter le décor de plumes dans la partie supérieure. En dessous, les glyphes commémorent la capture de "Dix-Huit Lapin", roi de Copan, par Cauac-Ciel.
La stèle E, haute de 10,6 mètres, s'enfonce de trois mètres dans le sol. Erigée en 771, c'est le plus grand monument de ce type. Elle représente Cauac-Ciel (K'ak' Tiliw Chan Yopaat) portant le sceptre manikin (les rois portaient les insignes de leur pouvoir, en particulier un sceptre-mannequin qui représentait Kawi'il, le dieu des visions qui était également celui des dynasties, les rois étant censés avoir le don de vision), de la main droite et debout sur le monstre de la Terre.
La Stèle F mesure 7,30 mètres de haut, c'est le premier monument de la plateforme situé au Nord de la Grand-Place. C'est aussi le premier d’une série de stèles dont les portraits frontaux de "Cauac-Ciel" sont présents sur les faces Nord et Sud.
La stèle F est la première à représenter Kak Tiliw Chan Yo'at (Cauac-Ciel) portant la barbe étroite qui sera reprise sur tous ses portraits suivants. Les personnalités avec des barbes sont rares dans l'art de Maya.
La Stèle A se situe à l'entrée du site de Quiriguá, il s’agit d’un portrait frontal de "Cauac-Ciel". Sur les côtés Est et Ouest sont sculptés deux colonnes de grands glyphes. Le côté Est comprend une date dédicatoire. L’inscription gravée sur le côté occidental du monument fait référence au roi, dont l’âge se situait entre 79 et 98 ans au moment où le monument a été gravé.
La Stèle C, jumelle de la Stèle A, mesure 4 mètres de haut. "Cauac-Ciel" porte une haute coiffe, son visage est particulièrement bien préservé sur ce monument.
Très beau visage.
Un village maya sur le bord de la route, en quittant le site de Quirigua.
Cette femme fait de la broderie.
Dans la pièce à vivre, un coin cuisine.
Conditions de vie très pauvre.
Sa maman lui a mis de suite une robe que nous lui avons donnée.
Descendante de cette civilisation fascinante.
Des sourires timides.
Des regards qui interpellent.
Intimidé.
Végétation près des maisons.

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