Approche tibétaine: Tibet (3ème partie) - Photo n°209

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Dans la grande cour du monastère, trois mâts de protection entourent trois fours à offrandes, remarquez les vendeuses qui proposent des branches de genévrier. A l'arrière, le temple principal (Utse) correspond au centre de l’Univers, le Mont Meru, la demeure céleste des Dieux. Autour du temple, différents bâtiments sont disposés selon une symbolique complexe.

Dans la grande cour du monastère, trois mâts de protection entourent trois fours à offrandes, remarquez les vendeuses qui proposent des branches de genévrier. A l'arrière, le temple principal (Utse) correspond au centre de l’Univers, le Mont Meru, la demeure céleste des Dieux. Autour du temple, différents bâtiments sont disposés selon une symbolique complexe.


Photos Monastère de Samye (3 400 m)

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L'entrée du monastère de Samye, fondé en 779 par Trisong Detsen (704?-797), 38e roi du Tibet qui implanta le bouddhisme dans son royaume. C'est ainsi le premier monastère bouddhiste au Tibet.
Le monastère est entouré par un mur circulaire de plus d'1 km de circonférence, surmonté de 1028 petits chörtens symbolisant la chaîne de montagnes qui ceinture l'Univers et percé de 4 portes.
Vue sur les petits chörtens où des moineaux viennent se poser.
Comme souvent à l'entrée des monastères, des marchands ambulants s'installent pour vendre des offrandes que les pèlerins iront déposer ( encens, fruits, beurre de yak, branches de genévrier, etc...)
Passé l'entrée, sur le côté, un mât de protection autour duquel une fidèle tourne en actionnant son moulin à prières.
Beaucoup de fidèles viennent en pèlerinage au monastère de Samye.
Les bâtiments annexes, de forme trapézoïdale à titre de précaution contre les tremblements de terre, fréquents dans ces secteurs montagneux, sont faits de mélange de pierre, de bois, de ciment et de terre. Les techniques de construction permettent de pallier la rareté des combustibles utilisés pour le chauffage: toits plats pour préserver la chaleur, et fenêtres multiples pour laisser entrer la lumière du soleil.
Le monastère de Samye appartient à l'école Nyingmapa (appelée aussi "Bonnets Rouges"), fondée par Padmasambhava, au VIIIe siècle. Ce courant est la branche la plus orientée vers les aspects ésotériques du tantrisme. Elle fait partie des cinq traditions religieuses tibétaines officiellement reconnues par le XIVe Dalaï-Lama, et possède en tant que telle un représentant officiel au sein du gouvernement tibétain en exil. Le dernier titulaire de la charge depuis 2012 est Taklung Tsetrul Rinpoché. Matthieu Ricard fut le disciple du maître Nyingmapa Dilgo Khyentse Rinpoché.
Quatre stûpas de couleurs différentes (vert, noir, rouge et blanc) aux quatre angles du temple principal, Utse, complètent la géométrie céleste de l'ensemble qui comprenait autrefois 108 temples et sanctuaires.
Possibilité de rentrer dans le stûpa vert.
Les trois étages du temple principal (Utse) sont construits dans trois styles différents: le premier est de style tibétain, le deuxième chinois et le troisième indien.
Les trois grands mâts de protection et les trois fours à offrandes.
A gauche, le fidèle va faire brûler des branches de genévrier dans l'un des trois grands fours à offrandes. A droite, cette dame tient son mâla dans la main gauche, un chapelet bouddhique de 108 grains qui signifient les 108 épreuves que Bouddha a dû subir, ou les 108 noms qu'il utilise, et utilisé entre autres pour la récitation des mantras.
Mâla dans une main, moulin à prières dans l'autre.
L'un des deux éléphants caparaçonnés, de chaque côté de la porte d'entrée.
Parmi les derniers vestiges datant de l'époque de la dynastie des Yarlung (VIIIe siècle), la cloche en bronze accrochée au plafond du portail d'entrée. Les inscriptions qu'on peut voir dessus sont un éloge au roi Trisong Detsen.
De chaque côté de la porte d'entrée les Gardiens du Monde appelés aussi "Lokapalas" (2 sur chaque côté). Ici, Dhritarastra, de couleur blanche (pureté) et Vaishravana, le chef des Lokapalas. Ce sont les quatre grands rois présidant aux quatre coins du monde et aux quatre saisons. Ils sont avant tout "protecteurs", et leur première tâche est de garder le Bouddha, puis le monde, de l'invasion des démons. On les trouve souvent à l'entrée du "Dukkang" salle d'assemblée et de prières dans les monastères. Toujours représentés debout, avec une allure martiale, ils portent souvent des armures ou sont en tenue de combat, comme tous les gardiens.
Détail d'une des portes.
Avalokitesvara ("celui qui entend les supplications du monde") est le principal bodhisattva du Grand Véhicule, vénéré au Tibet sous le nom de Chenrezig. Il personnifie la miséricorde, la compassion; il protège voyageurs, malades et mourants; il est "passeur" (tara) des âmes après la mort. Le Dalaï-lama est considéré comme sa réincarnation. Il est représenté les deux mains jointes devant la poitrine et, parmi les formes les plus répandues, la forme à 11 têtes et 1000 bras disposés en cercle autour du corps, comme sur cette photo.
Représentation de Padmasambhava (Guru Rinpoché). Padmasambhava est un maître bouddhiste né au VIIIe siècle dans la vallée de Swat au Pakistan, venant du Cachemire ou de Kabûl, et fondateur du bouddhisme tantrique himalayen. Au Bhoutan et au Tibet actuel, où les membres de l'école Nyingmapa le considèrent comme le deuxième Bouddha, il est plus connu sous le nom de Guru Rinpoché " précieux maître".
N peut voir de nombreuses statues, toutes les sectes et leurs maîtres (Kedampa, Guélugpa, Sakyapa, Nyingmapa) sont représentés, dans un esprit oecuménique particulier à Samye. Les rois du Yulang y figurent aussi.
Offrandes de billets aux divinités ou personnages importants.
A l'étage, une fresque éducative rappelant ce qu'il ne faut pas faire: exemple, à droite avec la paire de bottes "ne pas porter de chaussures à crampons".
Jolie vue sur les montagnes environnantes et le stûpa vert depuis la terrasse.
Les coupelles pour les lampes au beurre de yak.
A l'arrière plan, vue sur un stûpa blanc et la colline He Pori.
Pénombre et lumières.
Le stûpa noir.
Vue panoramique sur les différents temples et bâtiments.
Au fond et à gauche, quelques sommets enneigés.
Le stûpa rouge.
Face aux montagnes, un jeune moine fait la lessive.
Monastère de Samye (3 400 m) – Chine
Et toujours le drapeau chinois; dommage car le drapeau tibétain, au(x) lion(s) des neiges, créé par le XIIIe dalaï-lama est très beau. C'est aujourd'hui le drapeau du gouvernement tibétain en exil, installé à Dharamsala en Inde.
Quelques symboles religieux (à gauche, un pignon d'or).
Deux tibétaines sont occupées à plier des khatas blanches. La khata s'offre dans des circonstances très diverses, à l'occasion d'une fête à un hôte ou lors de mariages, funérailles, naissances, remises de diplômes, à l'arrivée et au départ d'invités. Les Tibétains accompagnent ce don ordinairement de la formule bienveillante de "tashi delek" (c'est-à-dire "meilleurs souhaits"). La signification d'une khata est liée à un souhait de longue vie.
A droite, sur le toit, un dhvaja (bannière de Victoire).
Sur la droite, les lions des neiges, un symbole tibétain qu'on retrouve souvent comme élément de décor dans les monastères.
Prosternation devant les moulins à prières dans la cour carrée du temple principal (Utse).
Un mouton nous attend à la sortie!

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