Pise, Volterra et San Gimignano - Carnet n°4 - Photo n°138

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Volterra et le Balze, un paysage tourmenté – Italie

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Photos Volterra et le Balze, un paysage tourmenté

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Longtemps autonome et fief intellectuel du monde étrusque, Volterra ne cessera de s'épanouir jusqu'à l'arrivée des Romains. Ainsi, chaque passage de l'histoire marquera incontestablement la ville et la façonnera au point de lui donner aujourd'hui, tous les visages d'un grand passé.
Construit à l'époque d'Auguste, le théâtre romain a été mis à jour dans les années 1950
Le théâtre romain pouvait contenir, avec ses 19 rangées de gradins, plus de 2000 personnes.
Le théâtre romain est bien conservé, avec son mur de scène décoré de colonnes corinthiennes.
Vue depuis le haut des remparts de Volterra.
Les ruelles sont ponctuées d'arcades massives ou plus légères comme celle-ci.
Vue sur la partie supérieure du palazzo dei Priori (palais des Prieurs), du XIIIe. siècle. Sa masse puissante est surmontée par la Tour de l'Horloge.
La façade du palazzo dei Prioro est couverte de blasons et écussons des gouverneurs florentins.
Blasons.
Blasons.
Vue sur la partie supérieure du palazzo pretorio (XIIIe. siècle). Ce palais est accompagné par la tour du Podestat dite "del Porcellino" en raison du petit sanglier qui la domine.
Tout près du duomo, le musée d'Art Sacré dans ce bâtiment Renaissance.
Joli décor Renaissance.
Statue et pigeon cohabitent.
La cathédrale (duomo) Santa Maria Assunta de Volterra, de style roman, fut reconstruite après le violent tremblement de terre de 1117, et consacrée en 1120. Elle fut agrandie dans la seconde moitié du Duocento (XIIIe. siècle), puis remaniée en 1584 par Leornardo Ricciarelli et enfin restaurée dans les années 1950. Son campanile date de 1493.
L'évêque et seigneur de Volterra, Galgano Pannocchieschi, fut massacré en 1170 par la population de la ville sur le seuil de la cathédrale.
La très simple façade romane de la cathédrale contraste avec l'intérieur où colonnes roses, arcades à larges bandes noires et blanches et plafond orné de profonds caissons bleu et or sont l'oeuvre de Leonardo Ricciarelli, qui entreprit cette restauration au XVIe. siècle.
Sur l'autel, le ciborium et les deux anges, sont l'oeuvre de Mino da Fiesole.
Détail des plafonds à caissons dorés de Francesco Capriani.
La nativité de la Vierge, oeuvre de Guiseppe Nicola Nassimi.
Saint Antoine de Padoue, oeuvre de G. Arrighi.
Les tableaux de l'époque Renaissance ont gardé de très belles couleurs.
L'Annonce faite à Marie (1497) de Mariotto Albertinelli.
Le trésor de l'église est cette Déposition de la Croix (Cappella della Deposizione), très réaliste, en bois polychrome, de couleurs vives, du XIIIe. siècle (sans doute réalisée entre 1228 et 1235).
Terracotta della Robia.
En face de l'église, le baptistère octogonal du XIIIe. siècle et sa façade en marbre, de style roman pisan.
Les fonts baptismaux en marbre vert et blanc d'Andrea Sansovino (1502).
L'arrivée des rois mages de Benozzo Gozzoli, dans la chapelle dell'Addolorata.
La Madone,saint Jean-Baptiste et saint Sébastien, terracotta de Giovanni della Robbia.
La Madone d'Assunta, de Baldassarre Franceschini 1631).
Encore une jolie petite église.
Le Musée Guarnacci, fondé en 1761, est l%u2019un des plus anciens musées publics d'Europe. Il s'énorgueillit d'une collection de 600 urnes cinéraires étrusques au charme extraordinaire pour certaines d'entre elles. Stèle du Avile Tite, VIe siècle avant JC.
Le voyage au Royaume des Morts.
Combats avec les monstres du Royaume des Morts.
Les défunts sont à demi -couchés, comme pour un banquet, sans doute celui de l'au-delà. Remarquez, la tête disproportionnée par rapport au corps.
L'égalité homme/femme était de mise dans la société étrusque.
Visages d'un couple.
Scène de combats.
Sur cette urne cinéraire, en forme de sarcophage, l'enlèvement d'Hélène, femme du roi de Sparte, Ménélas, par Pâris l'un des fils du roi de Troie, Priam (à l'origine de la guerre de Troie).
Et encore l'enlèvement de la belle Hélène sur une autre urne cinéraire en forme de sarcophage.
Sans doute Ulysse au milieu, dans une scène de l'Odyssée.
Scène de l'Odyssée.
Ulysse et les sirènes jouant de la musique. Ulysse demanda à ses matelots de l'attacher au mât de son bateau afin de résister à leur chant.
Parmi les urnes cinéraires en terre cuite , voici " l'urne des Epoux" (l'Urna degli Sposi), donnant une idée des rapports sociaux élevés homme/femme dans la société étrusque. (I siècle avant JC). Certains y voient un couple vieillissant se détestant, à l'inverse d'autres trouvent une complicité dans le regard et dans la proximité des corps.
Mosaïques romaines.
Statuettes votives de bronze. C'est à Volterra que Giacometti les vit pour la première fois et s'inspira de cette sculpture étrusque longiligne et puissante. Belle exposition, " Giacometti et les Etrusques ", jusqu'au 08/01/2012, à la Pinacothèque de Paris.
Une rencontre bien sympathique!
Volets clos.
De l'époque Renaissance, il reste l'imposante forteresse des Médicis. Le Mastio (donjon) est composé de la Rocca Vecchia (1300) et de la Rocca Nuova (1400).
La forteresse des Médicis est maintenant une prison d'état.
Voici le paysage chaotique qui s'offre à nos yeux. Les Balze sont des falaises sablonneuses qui s'effritent et parfois s'éboulent, laissant place à ce chaos impressionnant. Plusieurs nécropoles étrusques, églises et monastères furent ainsi emportés.
Des collines dénudées et de profondes entailles caractérisent la campagne autour de Volterra.
Suivant l'emplacement et l'heure, les couleurs et l'aspect du paysage est changeant.
Palette de verts, bleus et ors.
De l'autre côté du précipice, le monastère de la Badia Camaldolese.
Le dernier monastère, la Badia Camaldolese (abbaye des Camaldules), fut abandonné en 1861 devant le vide qui avançait.
Peut-être les moines paniquèrent-ils un peu vite, car l'édifice est toujours là, mangé par la végétation, certes, mais toujours fier et hautain.
L'abbaye date du début du XIe.siècle, et fut utilisée par les moines bénédictins d'abord, puis par les moines Camaldules (ordre de saint Benoit).
Au XIXe. siècle, l'abbaye, laissée à l'abandon, a été très endommagée.
Falaise plantée au milieu de la campagne de Volterra.
Vue sur la badia Camaldonese, depuis un autre chemin. C'est vrai que de ce côté là, elle est vraiment au bord du précipice.
Paysage toscan autour de Volterra.
Collines dénudées et profondes entailles caractérisent la campagne autour de Volterra.
Les couleurs commencent à changer.
Difficile de s'arracher à ce beau paysage.
Il est temps de rentrer, à bientôt.

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