Les Cévennes, un retour à la nature - Photo n°214

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Ces sculptures naturelles donnent à ce paysage dolomitique du massif du Coutach un caractère mystérieux

Ces sculptures naturelles donnent à ce paysage dolomitique du massif du Coutach un caractère mystérieux


Photos Sauve et la Mer de Rochers

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Vue sur le temple (façade néoclassique), surmonté d'un grand fronton triangulaire. Auparavant le temple protestant se trouvait contiguë à l'église, en 1682 il a d'ailleurs fallu les séparer par une construction pour empêcher que les psaumes y soient entendus. Il fut détruit avec la révocation de l'édit de Nantes. Lorsque la liberté fut rendue aux réformés, après l'édit de Tolérance en 1787, c'est d'abord aux casernes, bâtiment qui abrita les dragons du roi venu les chasser, que les protestants ont pu célébrer leur culte avant la construction du temple actuel en 1824, sur la place Florian. La cloche du temple porte une inscription indiquant qu'elle a été offerte par le roi Charles X.
Sauve semble vivre dans une autre époque et reste une destination peu connue de l' industrie touristique...
Drôle de girouette!
Un brin de nostalgie!
Voici le blason de la ville de Sauve: une muraille crènelée et deux tours carrées. Un rocher à six coupeaux arrondis en pyramides. Une plante de sauge, à trois branches, sortant du sommet du rocher. Prenons la rue du Vieux Cimetière...
Rue du Vieux cimetière, sombre et étroite, elle mène directement à l'ancien cimetière comme en témoigne le cyprès au fond.
Le voici le vieux cimetière de Sauve; à l'abandon, il s'en dégage cependant un certain charme.
J'avais fait cette visite en 2009; la mairie de Sauve avait lancé une procédure en 2008 qui devait durer 3 ans. A l'issue de celle-ci, les corps devaient être exhumés et les cendres (après une crémation) dispersées dans le jardin du souvenir au nouveau cimetière. Le vieux cimetière devait être transformé alors en jardin médiéval qui regrouperait différentes plantes du moyen âge et notamment la sauge qui sauva les Sauvains de l'épidémie de choléra (plusieurs personnes inhumées dans le vieux cimetière ont été victimes du choléra). Je ne sais pas ce qu'il en est aujourd'hui et si le cimetière existe encore.
Ici reposent deux religieuses, victimes de leur dévouement auprès de la population pendant l' épidémie de choléra au XIXe siècle.
Sépulture de 1867.
Sauve a préservé son dédale de ruelles.
Une jolie placette et sa fontaine.
La tour de Môle ou tour de l'Abbaye. Ainsi dénommée car elle faisait partie de l'enceinte d'une abbaye(fin du XIIe, début du XIIIe siècle). Elle servait en outre de tour de guet, de refuge en cas de siège avec un point d’eau ( passage du Vidourle souterrain), de lieu possible d’émission de message optique par fumée. Elle doit son nom actuel à M. Môle, qui en avait fait l’acquisition, avant qu’elle ne soit rachetée par la commune.
Le vieux village de Sauve est un dédale de ruelles étroites, escaliers, passage voutés et de belles maisons aux façades gothiques du XIVe au XVIIIe siècles.
Les arcades de la Fusterie où travaillaient les charpentiers.
Au bas de la rue de l'évêché, les jolies fenêtres à meneaux du XVe siècle.
Allez, grimpons les marches de cette ruelle qui va nous mener au dessus du village.
Nous voici au dessus du village, direction la Mer de Rochers...
Vue sur Sauve traversée par le Vidourle.
Empruntons ce chemin caillouteux.
Vestige du passé.
Au fur et à mesure que nous marchons, nous découvrons un féérique et étrange paysage.
Les ruines du château de Roquevaire (XIIIe s.), ancienne résidence des évêques de Maguelone.
Dépaysement assuré et sentiers bordés de murets en pierres à perte de vue.
L'érosion façonne ce paysage, la pluie accentue les failles et crée ainsi des dépressions entre les arêtes rocheuses. Une terre riche en éléments nutritifs pour les plantes, "la Terra Rossa",s'accumule dans les dépressions. Née de la dissolution du calcaire par l'eau, elle rend ce site plus fertile qu'on ne pourrait le croire de prime abord. C' est ainsi que les Sauvains, jusqu'au milieu du XXe siècle, transformèrent ce lieu en verger luxuriant où croissaient cerisiers, figuiers, pêchers, et micocouliers dont ont fabriquait des fourches. Depuis l'abandon de ces terres difficiles à cultiver, lauriers sauce et chênes verts se développent principalement.
La nature a depuis repris ses droits, façonnant à nouveau le paysage que l' on peut apprécier en suivant un parcours balisé.
Sur le sol, à certains endroits, la pierre dessine des vagues, d'où son nom de la Mer des Rochers.
Harmonie entre le végétal et le minéral.
Un arbre a pris racines entre deux failles rocheuses.
Il est temps de redescendre sur Sauve.
On est bien à l'ombre sous les arbres, sur le toit d'une bagnole, pas vrai le chat?
Et bien moi, je préfère les dentelles des rideaux de la fenêtre!

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