Les Cévennes, un retour à la nature - Photo n°99

Vous êtes ici : Accueil / Vos voyages / Voyage au Languedoc-Roussillon / Photo de Voyage au Languedoc-Roussillon
A peine avions-nous quitté le hameau de Berthezène, que nous croisions ce troupeau, le chien veille...

A peine avions-nous quitté le hameau de Berthezène, que nous croisions ce troupeau, le chien veille...


Photos La Couvertoirade, l'histoire des Templiers et des Hospitaliers

Retrouvez toutes les photos de "La Couvertoirade, l'histoire des Templiers et des Hospitaliers"

De jolies biquettes.
Nous prenons une jolie route de montagne qui va nous mener à La Couvertoirade.
La mystérieuse montagne du Lingas.
Des gorges profondes, un paysage superbe.
Pas beaucoup de monde et de maisons mais un bout du monde si beau.
C'est une route de montagne, étroite et sinueuse que nous empruntons.
Des arbres tourmentés par une météo rigoureuse, le mont Aigoual n' est pas très loin...
La Couvertoirade dresse ses murailles sur le Causse du Larzac, dans le sud-est du département de l'Aveyron, près des limites du Gard et de l'Hérault.
La cité a conservé l'intégralité de ses remparts, édifiés au milieu du XVe siècle.
Haute de plus de vingt mètres, couronnée de mâchicoulis, la Tour Nord appelée "Porte d'Amont" (Portal d'Amoun), est l'une des deux portes d'entrée du village. Au rez-de-chaussée, entre les deux portes en arc brisé, deux archères-canonnières permettaient de surveiller les approches des remparts.
L'entrée par la porte d'Amont (Portal d'Amoun).
La porte d'Amont vue de l'intérieur de la cité.
Au dessus du portail, la statue de Saint-Christol (personnage de légende). Devenu le patron des voyageurs, il est représenté portant le Christ enfant sur ses épaules, pour lui faire traverser une rivière. Les premiers récits en orient parlaient de lui comme d’un géant à tête de chien, se rapprochant d’Anubis en Egypte, celui qui fait passer les morts dans l’au-delà.
L'Hôtel de la Scipione: à l'origine hôtel noble de la fin du Moyen-Age (une date donne 1609), il fut ensuite la propriété, à la fin du XIXe siècle, de la veuve d'un certain Scipion Sabde. La maison possède une belle tour d’escalier à vis et des fenêtres à meneaux. Aujourd’hui, le rez-de-chaussée accueille les visiteurs. Le premier étage est occupé par une salle de projection où il est possible de regarder le film sur l’histoire de la Couvertoirade. Au second étage se trouve un espace d’exposition sur le patrimoine, enfin le dernier étage conduit au chemin de ronde.
Un village qui revit grâce à ses habitants qui savent si bien mettre en valeur ces vieilles pierres.
Les échoppes, les restaurants et le point d'accueil occupent les anciennes bergeries voûtées au rez-de-chaussée. Les escaliers appelés "lou balet" conduisent au premier étage, le lieu d'habitation. Le dernier étage constituait le grenier. La plupart des maisons étaient dotées d'une citerne afin de récupérer les eaux de pluies grâce à des chenaux en pierre.
Vue sur la tour de la Cambière et sur la tour Auglan.
Toujours de belles maisons.
D'autres plus modestes.
Les remparts qui enserrent le village de la Couvertoirade sont intacts. C’est à la suite des nombreuses attaques que les Hospitaliers, à la demande des villageois, construisirent une enceinte protectrice.
L'intérieur de la tour Raunier, lieu de défense, muni de trois archères canonnières a servi ultérieurement de pigeonnier, comme en témoignent les nombreux nids ménagés à différents étages.
Le circuit du chemin de ronde passait à l'intérieur de chaque tour, des portes latérales facilitaient la communication des courtines, accessibles par des escaliers ménagés dans les flancs intérieurs des remparts.
Vue sur les toits de lauze.
Vue sur les rues du village.
Cheminée typique à la région.
Le périmètre des remparts représente une longueur de 420 mètres environ.
Nous retrouvons la terre ferme et ce bon gros matou qui semble attendre quelque chose.
La cardabelle, emblème caussenard, est souvent clouée sur les portes des maisons. Sa fleur s'ouvre et se ferme en fonction du degré d'humidité de l'air, d'où son nom de chardon baromètre.
La cardabelle.
Place intérieure dans le village; l'ancienne lavogne était ici, elle a été comblée en 1895 après une épidémie de typhoïde.
Au Sud, la porte d'Aval appelé "lou pourtal d'abal" au XVIIIe siècle. A l'origine, comme la porte d'Amont, elle était surmontée d'une tour carrée, couronnée de mâchicoulis sur consoles à triple encorbellement, elle s'est écroulée en 1912.
A l'intérieur du village, l'alimentation en eau des animaux était assurée par une mare, aujourd'hui comblée. En 1895, elle fut remplacée par cette lavogne située à l'extérieur du village (restaurée en 2009). Elles sont pavées et très souvent de formes rondes, celle de La Couvertoirade, de forme ovale, est certainement la plus connue du Larzac.
Rose trémière.
De jolis tournesols.
La nouvelle église Saint-Christol, intra-muros, a été construite par les Hospitaliers au XIVe siècle.
Le clocher carré surmonte la partie ouest de l’édifice.
On accédait à l’église par un escalier taillé dans le rocher.
L’église, d’un plan très simple, comporte une nef à deux travées flanquée d’une chapelle au sud et un chœur à chevet plat voûté d’ogives. Au 1er plan, deux stèles, provenant de Saint-Martin-du-Vican, près de Nant, sont posées de chaque côté de l'autel. Ces deux-là sont datées du XIVe siècle, alors que celles du cimetière sont plus récentes.
L’église fut dédiée à saint Christol (Christophe).
Les vitraux contemporains, mais figuratifs, sont signés par le maître verrier Claude Baillon qui les a conçus en 2005.
La particularité du cimetière très ancien de la Couvertoirade est qu'il a été coupé en deux lors de l'édification des remparts en 1445, tout autre tracé étant jugé à l'époque "grandement préjudiciable et même inefficace". Le muret actuel du cimetière, tant à l'extérieur qu'à l'intérieur des remparts, en porte témoignage. Outre quelques tombes du XIXe siècle, le cimetière présente aujourd'hui des copies de stèles discoïdales intéressantes.
L'entrée du cimetière.
A droite, remarquez le petit muret qui sépare le cimetière des fortifications, condition exigée par l'évêque de Vabres.
Ces stèles discoïdales pourraient être classées au plus tôt à la fin du XIVe siècle. Quant à l'origine de ces croix, qui se rencontrent en grand nombre au Pays Basque, on peut penser qu'elles ont été introduites en Languedoc à la faveur des pèlerinages de Saint-Jacques-de-Compostelle. Cette provenance géographique permettrait en même temps de comprendre pourquoi des monuments de même type se rencontrent jusque dans la péninsule Scandinave, puisque les pêcheurs de haute-mer, venant aussi bien du Golfe de Gascogne que de la Baltique, avaient des contacts fréquents dans l'Atlantique-Nord, notamment à Terre-Neuve, où ils avaient établi des cimetières.
Stèle discoïdale avec fleur de lys.
Elles sont dressées au chevet d'une tombe, toujours orientée est/ouest, leurs faces tournées vers le soleil levant, et on les trouve le plus souvent dans des cimetières villageois, monastiques ou hospitaliers.
Tombe du XIXe siècle.
Edifié sur un piton rocheux, le château templier a été terminé en 1249. C’est le seul bâtiment militaire templier en France qu’il nous reste, il est aujourd'hui la propriété d’un particulier.
La porte d’entrée, en arc brisé, est surmontée d’une bretèche, technique de défense militaire importée des croisades.
Le donjon dont les murs sont soutenus par des contreforts plats (ressemblant à des lésènes, bandes verticales de faible relief destinés à la décoration comme les bandes lombardes) qui devaient supporter des mâchicoulis.
Sur la gauche, le mur du cimetière.
Vue sur les toits de lauze depuis un escalier menant à une barbacane.
Vue sur le village.
Vue sur le village et deux de ses tours.
Au pied du château quelques maisons typiques.
Près du château, une petite ouverture, la portanelle, permettait d’aller au moulin du Rédounel.
Le moulin à vent du Redounel date du début du XVIIe siècle (restauré en 2009), il surplombe le village de la Couvertoirade.
Écurie, bergerie, ou simple grange, la question reste ouverte. Une certitude cependant: ce bâtiment date de l’époque templière; comme le château, il est fait de pierres de taille lisses et régulières.
Cet hôtel particulier fut bâti au XVIIe siècle par Jean-Antoine de Grailhe.
Sa porte de style classique, est ornée d’un écusson, enfermant les armes parlantes de son ancien propriétaire: les deux oiseaux affrontés, juchés sur un arbre placé lui-même sur un lion et surmontés chacun d’une étoile, sont en effet des corneilles, "gralhos" en occitan.

Photos autres sous-parties de Les Cévennes, un retour à la nature