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La Crète, l'île des Dieux - Photo n°42

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Fragment d'un taureau en terre cuite polychrome.

Fragment d'un taureau en terre cuite polychrome.

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Photos Musée archéologique d'Héraklion

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Le Musée archéologique d'Héraklion présente d’exceptionnels sarcophages (larnakes), parfaitement conservés. Ceux-ci ressemblent à des baignoires (1350-1250 av J.-C).
Ces coffres sont des larnakes, des petits cercueils avec un couvercle à pignon. Ils étaient richement décorés de motifs abstraits, de pieuvres et de scènes de chasse ou de culte. Le défunt était placé dans une position fœtale.
Larnakes avec couvercle à pignons trouvés à Palaikastro (1370-1300 av J.-C). Celui qui est au 1er plan est décoré d'un griffon sur sa partie droite et de fleurs et de doubles-haches sur sa partie gauche. La double-hache (labrys) est un élément récurrent dans la religion minoenne.
Sarcophage polychrome, découvert dans un cimetière près d’Aghia Triada.
Différents outils.
Poteries et bijoux minoens.
A gauche, petites tasses pour les offrandes rituelles sur un plateau, à côté, un vase en forme d'anneau et en arrière plan, un pot à étrier. Ces pièces proviennent de Gournes Pediada (1300-1200 av. JC.).
Poteries avec, à l'avant, les cornes de la consécration, symbolisant le taureau sacré Minotaure.
Les mains levées sont, chez les divinités minoennes, un signe de protection, un geste favorable. Sur leur couronne, on peut voir des oiseaux (1200-1100 av J.-C).
De nombreuses offrandes ont été trouvées sur le site d'Agia Triada, notamment des figurines humaines et animales en bronze et en argile.
Chez les minoens, le taureau, divin symbole de la force, est souvent représenté dans la vie de tous les jours sous diverses formes d’objets ou ustensiles, représentations sur poteries, fresques, etc…
Figurines d'animaux et humaines en bronze et en plomb dans différentes attitudes indiquant leur qualité respective: un porteur de bélier (derrière le bélier couché), un adorateur, un guerrier. Ces pièces proviennent d'Agia Triada, Knossos, Praisos, grottes de Phaneromeni et autres sites (1300-7e siècle av J.-C).
A droite, cruche décorée d'oiseaux.
Deux aiguières trouvées à Katsambas (1400-1350 av. J.-C.).
Squelette d'un cheval démembré. Les marques de coupes faites par un outil tranchant sont visibles sur les os du dos. Il a été trouvé sur le sol de la tombe A de Tholos à Archanes-Fourni. Le crâne d'un taureau a également été découvert fixé dans le mur, bloquant l'entrée de la chambre funéraire, ces deux squelettes sont la preuve que des animaux étaient sacrifiés (1400-1350 av.J.-C).
Pithoi et larnakes funéraires. Au milieu, le corps du défunt a été placé dans un pithoi funéraire et peut-être attaché dans une position fœtale afin d'être glissé à l’intérieur trouvé à Aï-Lias (1700-1600 av J.-C).
Cette poterie, réalisée en terre cuite,provient de Phaestos, elle est datée 1600 av J.-C. Scène d’offrandes dans un sanctuaire domestique, peut-être adressée à un ancêtre décédé.
L’écriture dans la Crète antique, minoenne, a subi une progression que les scientifiques identifient par "linéaire A" et "linéaire B". Ces écritures n’ont rien à voir avec l’écriture hellénistique.
Poteries.
Cornes de consécration symbolisant le taureau sacré Minotaure.
Rhython d'albatre en forme de tête de lionne en provenance du palais de Knossos (1600-1500 av J.6C).
Ces deux statuettes en faïence font partie du must du musée. Elles datent de 1600 av J.-C et ont été retrouvées en 1903 à Knossos, dans deux grands coffres à parois de pierre, certainement déposés après la destruction d’un sanctuaire, d’où le nom donné à cet espace par Arthur Evans, "Temple repositories" (dépôt du sanctuaire). On les appelle "les déesses aux serpents". Evans a interprété la plus grande, coiffée d’une haute tiare, comme une déesse, tandis que la plus petite, dont le visage est manquant et a été reconstitué par Gilliéron, serait une prêtresse. D’autres y voient une déesse mère et sa fille ou encore deux charmeuses de serpents intervenant lors de cérémonies religieuses! Ces serpents tenus à bout de mains, symboles du monde souterrain mais également de fertilité, pourraient avoir fait l’objet d’un culte particulier en Crète.
Avec sa robe élégante et riche qui lui découvre une poitrine généreuse pour symboliser sa fertilité, cette déesse aux serpents est magnifique. Elle porte un félin sur son chapeau, et des serpents lui enserrent les bras et elle en tient un dans chaque main. Le serpent qui rampe sous les pierres et qui hiberne sous des souches ou dans des trous sous la terre est considéré comme un animal chthonien en relation avec le monde infernal, la déesse domine donc toute la nature, sous et sur la terre avec le serpent et le félin.
A droite, chèvre sauvage allaitant son petit.
Cette admirable tête de taureau en serpentine qui vient de Knossos, date de 1600-1500av J.-C, soit le milieu de la période néopalatiale. C’est un vase à libations (rhyton) dont les cornes sont plaquées d’une feuille d’or, les yeux sont en cristal de roche au centre d’un coquillage et le mufle est figuré par une incrustation de jaspe.
Cette balançoire (1500-1450av J.-C) provient de Agia Triada. L’usage de la balançoire n’est ni une distraction, ni un confort, c’est une pratique religieuse. De nos jours, on la retrouve en Inde et dans certaines régions de Grèce, le balancement est rituel. La femme représentée, en terre cuite, est une fidèle ou une prêtresse.
Toutes ces figurines en argile ont été retrouvées sur le site de Gortyne-Kannia (1600-1300av J.-C).
Grand vase retrouvé en 1997 à Archanes qui a été un site minoen important.
Modèles votifs de rhinocéros et de scarabées d’un sanctuaire crétois de Piskokephalo, près de Sitia. Ils datent de 1650-1500 av.J.-C. A gauche, au 1er plan, ce sont d vrais scarabées.
Fragments de la fresque appelée "Le capitaine des noirs" par Evans (1350-1300 avant J.-C.).
Cette fresque représente une scène de taurokathapsia, ou saut au-dessus d’un taureau. Elle provient de Knossos (Minoen moyen III, 1800-1700 av. J.-C). Elle représente, sur un fond bleu, un taureau qui est en train de charger vers la gauche, dans l’attitude du "galop volant". Trois "acrobates" l’entourent, qui exécutent toutes les phases d’un saut périlleux. À gauche, une femme s’apprête à sauter et à se saisit des cornes de l’animal, tandis qu’un homme effectue un saut, tête à l’envers, au-dessus du dos du taureau et que, à droite, une autre femme, les bras levés, vient apparemment de se réceptionner. Ces personnages portent tous pour uniques vêtements une ceinture épaisse et un pagne, qu’ils soient homme ou femme. Les femmes se distingueraient par leur peau claire, leurs bijoux et leur coiffure plus soignée. Toute cette scène de tauromachie est encadrée par des bordures colorées remplies de motifs rocheux stylisés. Il semblerait qu’elle ait fait partie d’un ensemble plus large comportant d’autres panneaux. La signification de ces jeux acrobatiques reste hypothétique, mais leur caractère rituel est vraisemblable et souligne l’omniprésence du taureau dans la civilisation minoenne.
A droite, un pressoir avec un bec qui laissait écouler le jus de raisin dans une vasque.
Stockage des denrées dans ces grandes jarres (pithoi).
Trouvé sur le site de Phaestos, ce disque a un diamètre de 16 cm et présente des inscriptions sur les deux faces. Il a été retrouvé par l’Italien Pemier en 1908. Ces inscriptions creusées dans l’argile, à l’aide de sceaux, dans un sillon en colimaçon composé de soixante-et-un segments, restent un véritable mystère. Il daterait de 1600-1450 avant JC. L’écriture hiéroglyphique est totalement inconnue à à ce jour, elle ne se retrouve nulle part ailleurs. Une évidence archéologique fait attester qu’il s’agisse d’une pièce cultuelle puisque retrouvée dans la partie réservée au culte sur le site de Phaestos, dans une niche où il y avait du charbon, des os d’animaux .
Rhyton à tête de taureau trouvé à Mochlos (1500-1450 av J.-C).
Vaisselle miniature posée sur un tripod (trouvé à Phaistos).
Hachette à tête de panthère, découverte sur le site de Malia.
Coupe avec figure animale à l'intérieur (trouvé à Paleskastro).
Figurines attachées à l'intérieur d'une coupe et représentant un berger et son troupeau (trouvé à Paleskastro).
Vases à libations en forme d’animaux.
Fragment original du mégaron de la reine avec sa magnifique fresque de dauphins (palais de Knossos).
Cette fresque exceptionnelle a été réalisée peu avant la destruction du palais de Knossos, entre 1400 et 1350 av J.-C. En la découvrant, les archéologues l'ont appelée "la Parisienne", à cause du maquillage que porte le 3ème personnage assis. Sans doute une prêtresse qui prend part à un banquet rituel.
Ce portrait de femme a été nommé ainsi par les archéologues qui l'ont retrouvé au XIXe siècle, parce qu'il est le seul à représenter une femme maquillée, avec du fard à paupières et du rouge à lèvres. A l'époque, les Parisiennes étaient considérées comme les femmes les plus élégantes et toujours à la mode!
Fragment de la fresque, dite du "Fresque du Taureau". Une partie d’une figure humaine, chasseur ou taureau, faisait également partie de la composition. La partie principale de la fresque avec la tête de taureau est un chef-d’œuvre du minéral naturel, une œuvre de grande qualité artistique et dotée d’un grand pouvoir expressif. L'artiste a capturé l'intensité du moment, l'angoisse du taureau au galop, soufflant et luttant avec une bouche entrouverte et des yeux dilatés pour échapper à ses poursuivants ou même pour contre-attaquer. Knossos, bastion ouest du passage d'entrée nord, période néopalatiale (1600-1450 av. J.-C.).
Fresque à relief ayant décoré le grand hall Est du palais de Knossos (1600-1450 av J.-C).
Ces fragments ont été découverts en 1901, et Émile Gilliéron fils a essayé d’en proposer une reconstitution en les reliant entre eux. Cela donna la figure du "Prince aux fleurs de lys", un jeune homme vêtu simplement d’une ceinture, coiffé d’une couronne de fleurs et de plumes de paon, et portant un collier de fleurs de lys. Selon Arthur Evans, ces fragments, qui à l’origine, même pour lui, n’appartenaient pas au même personnage, sont devenus la représentation d’un roi-prêtre s’avançant dans un jardin en tenant un griffon. Cette chimère est désormais l’un des symboles de la civilisation minoenne.
Poteries.

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